‹ Pierre Simple (volume 3)Chapitre 180 sur 219 · CHAPITRE XXYI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYI

Retour au pays et à la maison pateraelle. — Je suis présenté à mon grandpére. — Il obtient de remploi pour O'Brien et pour moi, et nous rejoignons une frégate.

Aussitôt que nous fûmes sur le pont du cutter , le lieutenant qui le commandait nous demanda ,

d'un ton d'importance, qui nous étions. — Des prisonniers anglais qui nous sommes évadés, répondit O'Brien.

— Oh! des aspirants, je présume, répliqua le lieutenant ; j'ai ouï dire que quelques-uns étaient parvenus à se tirer daffaire.

— Monsieur, répartit O'Brien, j'ai droit, quand on me nomme, à ce que mon nom soit précédé du titre de lieutenant, et si vous avez à bord un tableau des officiers de la marine britannique , je puis vous en convaincre. Pour ce jeune gentilhomme , c'est iM. Pierre Simple, aspirant, et petit-fils du très honorable lord vicomte Privilège.

Le lieutenant , qui était un petit homme à nez camard et à face tuberculeuse , changea dés lors de manière envers nous, et nous pria de descendre dans la cabine, où il nous offrit, ce qui peut-être fut pour nous le plus grand des régals, du fromage anglais et du porter qui avait de la bouteille. — Ne pourriezvous pas, nous dit-il ensuite, me donner des nouvelles d'un de mes officiers qui a été pris par les Français, tandis qu'ail ail it porter des dépêches à notre flotte de la Méditerranée?

— Puis-je d'abord demander le nom de votre charmant petit bâtiment.^ répliqua 0 Brien.

— Le Capricieux.

— Alors, corbleu ! nous avons rencontré votre homme. On l'a envové à Verdun , mais nous avons eu le plaisir de vovagcr en sa comj)agnie jusqu'à

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