‹ Pierre Simple (volume 3)Chapitre 196 sur 219 · CHAPITRE XXVIII. 37Ô · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII. 37Ô

de navire débarrasser la chaloupe, sifflez- en l'équipage , sautez-y, et allez à Mont-Wise chercher les officiers. Veillez à ce qu'aucun de vos hommes ne quitte la chaloupe. Voyons, dépêchez-vous.

Or, j'avais eu de la besogne toute la matinée , il était une heure et demie , et je n'avais pas diné. N'importe ! je ne soufflai mot et je descendis dans la chaloupe. Dés que je me fus éloigné de la frégate, O'Brien, qui se trouvait à côté de M. Falcon, ne put s'empêcher de lui dire. — Je crois que Pierre songeait à diner, le pauvre diable.

— J'ai tout-à-fait oublié qu'effectivement il avait l'estomac vide, répliqua le premier lieutenant. C'est un garçon zélé, et à son retour il dinera dans la cabine des officiers. Ainsi en fut-il; je ne perdis donc rien pour n'avoir pas réclamé , et de plus je fis un nouveau pas dans la faveur de M. Falcon, qui se rappelait toujours les preuves demon zèle. Mais la plus dure de toutes les commissions est pour l'aspirant qu'on envoie sur la chaloupe acheter les vivres pour la cabine et pour la, chambre au)^ armes. La yeille de lever 1 ancre, j'eus le malheur d'être deux fois chareé de ô.i r. ..i..",.> ' T.' T i;,.j.i...n .:. iMj ..; ...mk.. .. - .. n. .c.K.i,>

ce service, et au momeatpù ie ne m'v.attendais euére. J avais reçu ordre de mhabiller pour aller à terre prendre les instruction^ du capitaine, et je me promenais sur le pont avec mon plus bel uniforme et mon poignard au (;ôté,. lorsque l'officié^* des t^rpupes de marme , qui était le pourvoveur de la chambre aux armes , vmt au premier lieutenant et lui de-

manda une chaloupe. La chaloupe fut mise en mer, et un aspirant désigné pour y descendre avec les matelots; mais quand il arriva , M. Falcon, se souvenant que deux jours auparavant il n'était revenu qu'avec la moitié de l'équipage de la chaloupe , ne voulut pas se fier à lui , et m'appela. — C'est à vous seul, M. Simple, que je puis donner le commandement de cette barque, me dit-il ; veillez à ce qu'aucun homme n'en sorte, et ramenez le sergent des troupes de marine qui est à terre cherchant les matelots qui ont abusé de leur permis. Tout fier que je fusse d'une si flatteuse distinction, je ne me souciais cependant pas daller avec mon plus bel uniforme , et j aurais bien voulu courir en changer ; mais Tofiicier des troupes de marine et tout le monde étaient dans la barque^ et je n'osai les faire attendre ; j'y descendis donc moi-même , et nous partîmes. Nous avions , outre les gens de léquipage, l'oflicier des troupes de marine, lintendant de la chambre aux armes, fintendant du capitaine, et lintendant du commis aux vivres ; aussi étions-nous passablement chargés. Le vent soufflait avec force du sud-est et la mer était grosse, mais comme la marée montait, les vagues ne s'élevaient pas haut. ]Sous hissâmes la misaine, nous courûmes avec le vent et la marée , et en un quart d heure nous atteignîmes Mutton-Cove, où l'officier des IrouDÊS de marine exprima le désir d'aborder.

<■ (jiioi! .A!l 'î ;;■>: .: \ "■ ■ ' k .

Le débarcadère était eilc ombré de barques , et ce ne

D'lJ::i ,/;•) : ! ■>!> ; . ■■> ■■ , vi;). .y ■• .^.y-^ '.■■ V. -'in' "^ '•'

fut Jii sans un bruyant échange de vilàin^ mot? et, de

-ob iiji )•> Jiijifi )!j jT: ! jiiii i'i.p i.rs till/ , 'l'ufi il ''r.

Page 1