CHAPITRE VIII
rent qu'il parlait au sérieux. — INIais encore que voulez-vous donc faire? repris-je. — Je veux, répliqua-t-il en me montrant la pointe et le tranchant de son couteau , enfoncer cela dans le ventre de cet homme à galon d'or sur Tépaule, qui a osé me mettre ici.
Vraiment alarmé , je crus que mon devoir m'ordonnait de ne pas taire cet homicide propos, sans quoi mon silence pouvait avoir des suites fâcheuses ; je montai donc sur le pont, et j instruisis le premier lieutenant que Foy avait formé le dessein d'attenter à ses jours. M. Falcon éclata de rire, et peu après descendit dans le demi-pont. Les yeux de Mac Foy étincelérent, et il se précipita vers l'endroit où était le premier lieutenant; mais la sentinelle, prévenue par moi, l'arrêta avec sa baïonnette. M. Falcon se retourna, et voyant ce dont il s'agissait, recommanda à la sentinelle de vérifier si M. Mac Foy avait un couteau dans la main. H en avait un, j'en étais sûr, et un. fort long, qu'il cachait derrière son dos. On le désarma ; et , reconnaissant que le gars ne plaisantait pas , le premier lieutenant raconta tout au capitaine dès son arrivée à bord. Le capitaine fit venir Mac Foy, qui montra beaucoup d'effronterie, ne nia point ses intentions meurtrières, et ne voulut pas même promettre de ne faire aucune nouvelle tentative. Il fut donc mené immédiatement à terre et renvoyé à ses amis des Highlands. Nous ne le revîmes plus; mais j'appris qu'il obtint un
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brevet dans rarmèe , et que , trois mois après avoir rejoint son régiment, il fut tué en duel, dans son ardeur à venger un prétendu affront fait au sang des Mac Foy.