‹ Pierre SimpleChapitre 20 sur 25 · II · texte numérisé non relu

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deux chaloupes canonnaient Vlsis, et l'autre prame partageait son feu entre le Serpent à sonnettes et le Renne. Mais ce dernier navire, étant en ligne avec nous, à environ un demi-mille, ne pouvait recevoir beaucoup de dommage du feu de l'ennemi. Le Serpent à sonnettes ne s'en trouvait que plus mal, cette circonstance faisant que la prame dirigeait principalement son feu contre lui. Les canons de la frégate pouvaient portera la distance où se tenaient les ennemis^ mais les autres navires, n'ayant que deux longs canons, ne pouvaient leur rendre leur feu que de ces deux pièces, dans l'impossibilité où ils étaient de se servir des caronades.

L'une des prames était montée de dix canons et l'autre de huit. Celle-ci était opposée au Serpent à sonnettes, et le feu se maintenait assez vivement, surtout entre l'iicas/e et l'autre prame. Au bout d'un quart d'heure, j'arrivai avec ma division près du bâtiment qui était le plus prés de l'ennemi. C'était un grand navire de Sunderland. Les chaloupes canonnières qui en étaient à un quart de mille, s'avancèrent aussi vile qu'elles le purent , dès qu'elles virent que nous en approchions, et tirèrent contre nous. Elles étaient encore trop loin pour que leur feu nous atteignît ; cependant, à leur dernière volée, un morceau de mitraille enporta trois doigts à un des rameurs de

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la pinasse. Avant que les ennemis pussent tirer de nouveau, nous étions derrière le bâtiment de Sunderland, et par conséquent à l'abri de leur feu. Mapinasseétaitla seule barque de ma division qui eût un canon, je le chargeai, et dès que les chaloupes eurent fait feu, je medécouvris pour tirer mon coup et je retournai me mettre à l'abri pour recharger.

Je continuai quelque temps cette manœuvre , l'ennemi n'avançait pasdavanlage, mais continuait à tirer sur le navire de Sunderland qui nous servait de boulevard. Enfin, le maître de ce bâtiment s'approcha du bord^ et me dit: Et vous appelez cela venir à mon secours, monsieur le lieutenant ! c'est une mauvaise plaisanterie J'étais plus à mon aise avant votre arrivée. Alors, je n'avais que ma part du feu de l'ennemi; à présent je suis seul à le recevoir. Mon bâtiment est percé comme un crible, et j'ai déjà perdu quatre hommes. Donnezmoi du moins du répit,, et allez vous mettre derrière le navire qui est en avant de moi.

Cette demande me parut raisonnable; ce changement déposition nem'éloignaitpas de l'ennemi, et je n'en serais pas moins à portée de soutenir tout bâtiment qui serait attaqué. Nos quatre barques n'avaient en totalité que quarante hommes d'équipage, et il s'en trouvait au moins soixantedix à bord de chaque chaloupe canonnière. C'é-

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tait à cause de cette disproportion de forces, que j'avais reçu ordre positif de ne pas risquer un abordage , à moins que l'ennemi ne cherchât à s'emparer d'un des bâtiments que nous escortions.

Je m'avançai donc vers l'autre navire, qui était un grand brick. Dès que j'en fus bord à bord, le capitaine médit: — Je voiscequevous voulez faire, mais en ce cas, je vous laisserai mon bâtiment à garder, car je n'ai envie de risquer ni la vie de mes hommes ni la mienne.

— Fort bien, lui dis-je, vous ne pouvez mieux faire; et nous-mêmes nous ne pouvons faire autrement.

Il mit sa barque en mer, y descendit avec tout son équipage, et alla se placer derrière un autre navire , prêt à revenir sur le sien s'il s'élevait une. brise.

Comme on devait s'y attendre, les chaloupes canonnières dirigèrent alors leur feu vers le bâtiment qui venait d'être abandonné, et derrière lequel nous étions. L'action continua ainsi jusqu'à la nuit. Les chaloupes ne se souciaient pas d'avancer , et il nous était défendu de les attaquer à moins qu'elles n'avançassent. Il n'y avait pas de lune, et quand le jour finit, le spectacle que nous eûmes sous les yeux , avait quelque chose de sublime.— Dans le lointain, la canonnade qui avait lieu entre nos bâtiments de guerre et lesennemis,

qui, comme nous l'apprîmes ensuite, avaient reçu un renfort de six barques canonnières , — la vive lumière de chaque décharge d'artillerie, réfléchie par l'eau qui était aussi lisse qu'une glace; — la vue momentanée des bâtiments nombreux qui formaient notre convoi; plus près le bruit des volées tiréesconlre nous, ou plutôt contre le brick, dont nousentendions craquer les bois, quittaient frappés à chaque décharge , et quelquefois percés, — le sifflement des boulets qui passaient à gauche et au-dessus de nous,— tout cela dans une nuit qui n'était éclairée que par les étoiles, formait un ensemble aussi terrible qu'imposant.

Je m'aperçus bientôt que les chaloupes s'approchaient de nous chaque fois qu'elles liraient et je ne fis plus feu qu'à mitraille, m'assuranl de leur position par les éclairs de leurs canons. Enfin je les distinguai à deux câbles de distance de nous. Il était clair qu'elles avaient décidé de nousaltaquer à l'abordage, et je résolus de les prévenir, s'il était possible. Je m'étais placé en avant du brick pour tirer, et ayant donné mes ordres aux officiers, j'avançai suivi de mes barques. Les deux chaloupes étaient à environ un demi-câble l'une de l'autre, marchant de front, et celle qui était le plus près de nous en était à peu près à la même distance. C'était celle que j'étais décidé à attaquer; en une minute nos proues furent entre ses rames, et nous

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les saisîmes pour nous aider à monter à bord.

Les Danois nous opposèrent une résistance déterminée. Trois fois je m'établis sur leur pont , et trois fois j'en fus repoussé. A la quatrième mes gens gagnèrent du terrain; mais comme je courais sur le plat-bord pour me mettre à leur tête, je reçus sur l'épaule un coup de crosse de mousquet qui me renversa dans la mer. Je revins à la surface sous la poupe de la chaloupe^, et ma tête y toucha de manière à m'étourdir. Il me resta assez de connaissance pour chercher à sauver ma vie en nageant, mais non pour songer de quel côté je devais me diriger. Un instant après je trouvai une rame qui était tombée dans la mer, et elle m'aida à me soutenir sur l'eau.

Le bruit d'un coup de canon tiré près de moi, me fit tressaillir; je m'aperçus qu'il était parti de la chaloupe canonnière que j'avais attaquée , et qu'il était pointé contre la seconde, ce qui me prouva que mes gens avaient réussi à s'en rendre maîtres. Je poussai de grands cris, mais ils ne m'entendirent pas, et je perdis bientôt de vue les deux chaloupes. Cependant la lueur d'un autre coup de canon me fit voir la seconde qui se dirigeait vers la terre et qui n'était pas à quinze toises de moi ; je cherchai à m'en éloigner et à me rapprocher du convoi.

Une légère brise commençait à sillonner la sur-

face de l'eau, et je savaisquejc n'avais pas de temps à perdre ; cinq minutes après j'entendis un bruit de rames, et je vis une barque passer devant moi. Je criai de toutes mes forces, on m'entendit , et l'on cessa de ramer. Je poussai de nouveaux cris, on m'aperçut et l'on m'aida à monter à bord. C'était la barque du capitaine qui avait abandonné son brick, et maintenant que la canonnade avait cessé, il allait voir, me dit-il, ce qui pouvait en rester. Il retrouva bientôt sonnavire, et quoiqu'il eût reçu bien des blessures, il n'y en avait a ucune qui fût sérieuse. En moins d'une heure la brise devint très forte, et le capitaine s'occupa d'abord à réparer ses avaries aiin d'être en état de mettre à la voile et de passer le Sund.

Autant vaut rapporter ici les résultats de celle action. Une seconde division des chaloupes canonnières avait battu en retraite quand nos barques l'avaient attaquée. La troisième avait eu l'avantage, mais elle avait elle-même tant souflert pendant le combat qu'elle n'avait pu faire aucune prise. VAcasle avait eu quatre hommes de tués et sept de blessés; Xlsh trois hommes de blessés, le Renne n'avait perdu personne; le Serpenta sonnettes comptait six hommes tués et deux blessés, en y comprenant le capitaine, mais j'en parlerai plus lard. Je me ressentis quelques jours du coup ({ue j'avais reçu à l'épaule ; mais cette con-

tiision n'eut aucune suite. Quand j'avais été renversé dans la mer, j'étais tombé sur une rame qui me fendit le bas de l'oreille, blessure qui se guérit d'elle-même. Le capitaine du brick me prêta des vêtements, et je me couchai le soir avec l'espoir de me trouver le lendemain à bord du Serpenta sonjiettes. Je fus trompé dans cette attente. La brise continua à être favorable et le lendemain nous avions passé le Sund, mais nous étions à l'arrière-garde du convoi, et l'on ne voyait aucun des bâtiments de guerre; je prévis que je ne pourrais rejoindre mon brick qu'à Galsroue, pressentiment qui se réalisa. Vers dix heures du matin, le vent tomba, il devint inconstant et contraire, et ce ne fut qu'au bout de six jours que nous pûmes jeter l'ancre, tous les autres bâtiments du convoi étant arrivés avec nous.

CHAPIXlilï: XlLlX.

Dès que les voiles furent ferlées, je remerciai le capitaine de toutes ses attentions;, et je le priai

de me prêter sa barque pour me rendre à bord du Serpent à sonnettes. H donna ordre qu'on la mît en mer en me disant : — Que votre capitaine va être charmé devons revoir ! C'était ce dont je doutais beaucoup. Je lui serrai la main, et sa barque me conduisit à mon brick , qui était à l'ancre à environ deux câbles de distanceen arrière de nous. Je n'avais qu'une jaquette quand j'avais quitté le navire pour prendre le commandement de la pinasse, et, comme j'arrivai sur la barque d'un vaisseau marchand , personne ne fit attention à moi. Dans le fait, on n'était occupé que de ce qui se passait en ce moment sur le pont, et j'y montai sans que personne m'aperçût.

Officiers et matelots, tout l'équipage était sur le gaillard d'arrière , et l'on procédait à la vente des effets appartenant à ceux qui avaient péri dans l'action. L'intendant du munitionnaire exposait alors en vente six paires de pantalons de nankin, qne je reconnus sur-le-champ comme m'apparlenanl, et il criait à neuf schillings les six paires de pantalons !

— Allons, allons , mes amis , dit le capitaine , qui semblait dans une veine d'humeur joviale , cela vaut quelque chose de plus. Il vaut mieux être dans ses pantalons que dans ses souliers (1)!

(I) Etre dans les souliers (Vun autre esl une locution proverbiale , qui signifie cire à la place qu'un homme occupe ou a occu-^ l»ée. Note du trad.

Sl^i PIERRE SIMPLE.

Cette remarque brutale fut suivie de quelques instants de silence.— Sur ma foi, s'écria le capitaine en riant, on croirait que vous craignez , si vous mettiez ses pantalons , de devenir aussi poltron qu'il l'était.

— Fi ! fi! s'écrièrent quelques officiers parmi lesquels je reconnus la voix de Swinburne.

— Cela serait plus probable s'ils mettaient les vôtres, m'écriai-je tout haut avec indignation.

Tous les yeux se fixèrent sur moi 5 le capitaine Hawkins tressaillit, et s'appuya sur une caronnade.

— Je vous apprends, monsieur, que je viens de rejoindre mon navire, continuai-je.

— Hourra , camarades , s'écria Swinburne , hourra pour monsieur Simple !

Les acclamations furent unanimes. Le capitaine me jeta un coup d'œil de dépit, et, sans dire un seul mot, il descendit dans sa cabine. Ce ne fut qu'en ce moment que je m'aperçus qu'il avait un bras en écharpe. Je fis à tout l'équipage mes remerchnents de l'affection qu'il me montrait ; et je serrai la main de Thompson , de Webster , et ensuite du vieux Swinburne, qui me secoua le bras au point de renouveler mes douleurs à l'épaule. La vente de mes effets fut interrompue, et ceux qui avaient déjà acheté quelques lots, s'empressèrent de m'en faire la remise. Thonq)son

avait dit au capitaine qu'il connaissait l'adresse de mon père, et lui avait offert de se charger de mes effets pour les lui faire passer; mais le capitaine n'avait pas voulu y consentir.

Quelques minutes après^ je reçus un billet du capitaine qui m'ordonnait de lui rendre compte par écrit de la manière dont je m'étais échappé, pour qu'il en informât l'officier supérieur. Je descendis dans ma cabine^ où je trouvai une figure fort mélancolique, celle d'un midshipman de VAcaste, qui avait déjà été envoyé pour me remplacer. J'ouvris mon pupitre, et je n'y trouvai plus ni le registre sur lequel je copiais toutes mes lettres, ni le journal que j'avais tenu depuis que j'étais entré au service, et sur lequel a été compilé tout ce que le lecteur a lu jusqu'ici. Je pris des informations, et j'appris que mon pupitre n'avait été ouvert que par le capitaine Ha\vkins,qui devait s'être emparé de ces pièces.

J'écrivis une lettre au capitaine , pour lui rendre un compte succinct de tout ce qui était arrivé depuis que j'avais quitté le Serpent à sonnettes , et une autre pour lui demander la remise du journal et du registre qu'il avait retirés de mon pupitre. Dès qu'il eut reçu mes lettres, il m'envoya ordre de faire mettre sa barque en mer. Aussitôt qu'elle fut prête, j'allai lui en rendre compte, et je lui demandai en même temps s'il avait intcn-

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lion de faire droit à ma demande. Il me répondit qu'il n'en ferait rien, monta sur le pont, descendit sur la barque , et donna ordre qu'on le conduisît à bord de VAcasle. Je résolus sur-le-champ d'écrire au capitaine de cette frégate pour l'informer de la conduite du capitaine Hawkins^ et pour lui demander son intervention, comme officier supérieur. J'exécutai ce dessein à l'instant même, et la barque qui m'avait ramené à bord n'étant pas encore partie^ je priai le chef de l'équipage de porter ma lettre à bord de VAcaste, et de la remettre à quelque officier. Le capitaine de VAcaste\3L reçut pendant que le capitaine Hawkins était encore avec lui, et après l'avoir lue , il la lui remit entre les mains, en lui demandant si les faits étaient exacts.

— Il est très vrai que j'ai trouvé dans son pupitre le registre et le journal dont il parle , mais il y règne un esprit de mécontentement et de mutinerie , et je ne les lui rendrai certainement pas.

— C'est ce que je ne puis permettre, capitaine Hawkins. Si, par suite d'une méprise , vous vous êtes mis en possession des secrets d'un de vos officiers, l'honneur vous défend d'en faire aucun usage; et dans tous les cas, vous ne pouvez conserver ce qui ne vous appartient pas.

Le capitaine Hawkins fit un nouveau refus. Le

capitaine de VAcaste, qui connaissait son caractère, lui dit alors : — En ce cas, monsieur , vous voudrez bien rester sur le gaillard d'arrière jusqu'à ce que j'y revienne.

Il descendit dans sa cabine, et écrivit un ordre formel au capitaine Havvkins de lui remettre toutes les pièces qu'il avait extraites du pupitre de monsieur Simple, son premier lieutenant , et qui étaient en sa possession. Retournant alors sur le gaillard d'arrière, il le remit au capitaine Havvkins en lui disant : — Maintenant, monsieur, voici un ordre par écrit de votre officier supérieur. Refusez de lui obéir si vous l'osez; en ce cas je vous mets à l'instant aux arrêts , et je vous traduis devant un conseil de guerre. Tout ce que je regrette, c'est d'être forcé d'agir ainsi, pour forcer un capitaine au service de Sa Majesté à faire son devoir comme homme d'honneur.

Le capitaine Ilawkins se mordit les lèvres en lisant cet ordre, et en entendant les remarques sévères qui l'accompagnaient.

— Votre barque vous attend, monsieur, lui dit le capitaine de VAcaste d'un ton sévère.

Le capitaine Hawkins retourna sur son bord et envoya sur-le-champ mon registre et mon journal au capitaine de VAcaste, qui me les fit repasser par la même barque qui les lui avait apportés. Si le public trouve donc quelque plaisir à lire

SiH IMKRHb; SIMPLE.

mes mémoires, c'est au capitaine de VAcastequ'û en est redevable.

Mes camarades m'apprirent ce qui s'était passé sur le brick pendant mon absence. Le feu de la prame avait été vif et soutenu, et un boulet ayant frappé la lisse du plat-bord, un éclat de bois qui s'en était détaché, avait fait au bras du capitaine Hawkins une égratignure qui n'avait qu'eflleuré sa peau, mais qu'il avait jugé à propos de considérer comme une blessure sérieuse. Laissant à M. Webster le commandement du navire, il était descendu dans sa cabine, et n'en était plus sorti jusqu'à la fin de l'action. Quand M. Webster vint lui annoncer le retour des barques, la prise d'une chaloupe canonnière, et ma mort supposée, il fut si enchanté qu'il en oublia sa blessure, monta sur le pont, et s'y promena quelque temps en se frottant les mains d'un air joyeux. Enfin, ayant fait de nouvelles réflexions, il redescendit dans sa cabine, et se remontra ensuite le bras en écharpe.

Le lendemain matin, il alla à bord de VAcaste , pour faire son rapport à l'officier supérieur, et il en ramena un midshipman, qui fut choisi pour me remplacer. Il dit ensuite au chirurgien que si je n'avais pas perdu la vie dans cette action, il avaitdesseindeme traduire devant une cour martiale, et de me faire renvoyer du service, et qu'il avait assez de chefs d'accusation pour me perdre,

attendu qu'il les avait recueillis avec soin depuis que j'étais sous ses ordres. C'était une confidence qu'il faisait au chirurgien qui, comme je l'ai déjà dit, était un peu courtisan. Le chirurgien en fit confidence à son tour au maître d'équipage , M. Thompson , qui m'en informa. 11 y avait un avantagea en être instruit : je savais dans quelle situation je me trouvais, et à quoi je devais m'attend re.

Pendant le peu de temps que nous fûmes dans le port, je ne permis pas qu'on apportât à bord du baume dePùga, car je n'avais pas oublié « le lait de coco » , et par ce moyen il n'y eut aucune ivresse dans l'équipage. Le capitaine de VAcaste nous donna ordre d'aller joindre l'amiral , qui était à la hauteur du Texel. Il avait reçu de l'amirauté des instructions pour lui dépêcher un bâtiment de l'escadre, et il choisit le nôtre pour se débarrasser du capitaine Hawkins.

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