C + 2H2O = CH'- -H COK
^l. — La production du gaz à l'eau consomme de la chaleur, aussi, au bout d'un instant la masse se refroiditelle et devient-elle incapable de réagir si on ne lui fournit pas de chaleur. Dans la production du gaz mixte, après un passage de quelques minutes du jet de vapeur sur du coke incandescent, on réchauffe la masse par un jet d'air qui vient ajouter au gaz d'eau formé du gaz de générateurs, d'où le nom de gaz mixte.
/ia. — Comme exemple de four à chambres, nous pouvons prendre le four Mendheim. Cet appareil n'est pas d'un emploi courant dans la fabrication de la brique, mais il peut rendre des services dans une fabrication très soignée et surtout dans la fabrication des terres cuites.
Ce four comprend une série de chambres disposées en deux séries parallèles, dix-huit dans celui que nous figurons. Le gaz arrive par la canalisation latérale des gazogènes. En e sont les registres pour le passage des gaz. Aux extrémités du four, les chambres sont reliées par des canaux g' et g\ On voit courir, dans le milieu du four, un canal / qui va à la cheminée K ; ce canal, qui passe entre les deux rangées de chambres, peut être mis en relation avec les chambres par des registres i.
CUISSON DES BIUQLES
Quand le registre est levé, le gaz arrive et monte par 5 dans la sole, mais chaque orifice s vient déboucher dans un canal longeant un canal amenant de l'air. Ces canaux sont en relation par m avec la chambre précédente. .
Si nous supposons YIII en feu, voici quelle sera la
Fig. .0
marche du four. Le gaz entre dans d et vient brûler en VIII. Les flammes s'échappent de cette chambre à travers la sole par des ouvertures qui sont figurées sur le dessin dans la première chambre seulement. L'air qui ali-
ment qui viennent d'être cuits. Cet air pénètre dans ceîs chambres par les ouvertures L'air passe par m, arriv e sous la sole, se mélange au gaz et iarûle. De la chambre
CUISSON DES BHIQUES
VIfl, les gaz passent dans les chambres IX, X et XI. On les évacue dans la cheminée par le registre h. Pour supprimer les communications de chambre à chambre, on fait glisser des registres en tôle par les ouvertures ad hoc.
Nous avons signalé plus haut l'inconvénient résultant de l'arrivée de gaz chargés de vapeur d'eau sur des pièces froides. Pour éviter toute condensation, on a ménagé, dans le four Mendheim, des canalisations accessoires. Ainsi le canal /, au-dessus de i, ne sert qu'à envoyer les gaz chauds et humides sur une autre chambre froide.
Les fours à gaz sont nombreux.
Le four Hoffmann a été transformé pour fonctionner avec un combustible gazeux. Un des a^^pareils donnant les meilleurs résultats est le four Escherich de Schwandorf (fig. 27). i
Le four est un four Hoffmann rectangulaire dont les trous de charge livrent passage à des chandelles de terre réfractaire, amenant le gaz dans la galerie du four et servant de brûleurs. Le gazogène provenant des générateurs est amené par une conduite qui longe le milieu du four et introduit dans les chandelles au moyen d'un raccord mobile.
43. Fours à foyers fixes. — En i853 déjà Demimuid avait eu l'idée de construire un four en forme de canal. Au milieu aurait été un foyer et les produits n'auraient eu qu'à traverser ce canal ou tunnel. Avec un courant d'air marchant en sens inverse des produits on réalisait les avantages des fours continus énoncés plus haut. L'idée ne fut réalisée pratiquement que plus tard.
Le four que nous représentons ici comme four de cette espèce est le four de Bock. Il est formé d'un tunnel dont-
e milieu est occupé par un foyer et forme chambre de
chauffe. Ce foyer est ahmenté par du gaz de gazogène. Les matériaux qu'il s'agit de cuire sont chargés sur des wagons qui roulent sur une voie ferrée qui traverse le four. Ces wagons sont formés par une plateforme montée sur roues ; la plateforme porte un lit de matières réfractaires qui constitue la ^ sole. On a soin de ser- ^•^ rer ces Avagons les uns derrière les autres de manière à constituer une sole continue. Les bords de la plateforme sont rabattus et viennent plonger dans une rainure latérale pleine de sable.
La partie inférieure des wagons est donc ainsi protégée de la chaleur.
Le gaz arrive du gazogène par un conduit et gagne le foyer et brûle - au contact de l'air du tunnel. Le mouvement des Avagons est assuré par un treuil. L'air traverse le four en sens inverse des produits.
CtISSON DES BRIQUES
— Au lieu de chauffer le four au gaz de gazogène on peut le chauffer au charbon en employant un dispositif analogue mais un peu modifié. Le même inventeur a décrit un four tunnel où le gazogène n'est plus employé. La cuisson se fait avec des fines tombant du sommet comme dans le four Hoffmann par des trous de charge.
45. — Le four de Dinz^ est un four basé sur une conception analogue.
Le fo>ur n'est pas seulement destiné à cuire les produits, il est disposé pour alimenter en même temps un séchoir qui lui est accolé et qui lui emprunte sa chaleur perdue pour sécher les produits.
Le four Dinz est composé de cinq galeries parallèles, trois larges et deux étroites. Celle du milieu sert à la cuisson. Il existe de chaque côté une galerie pour le chauffage de l'air par contact avec les parois du four et, contre ces galeries, sont les séchoirs. La longueur des galeries varie de 4o à 80 mètres et plus. La largeur et la hauteur sont variables. Des wagons renfermant des produits à cuire et à sécher circulent sur des wagonnets dans la galerie centrale et les galeries latérales.
La combustion du charbon s'opère sur des grilles mobiles que l'on place entre chaque wagon. Trois suffisent à la cuisson, on peut en chauffer 4 ou 5 suivant la marche du four et la température à obtenir. Le combustible est amené sur les grilles par des ouvertures pratiquées dans la voûte du four. L'air nécessaire à la combustion arrive sous les grilles préalablement chauffe par son passage autour des parois du four. L'étanchéité est assurée par un
'Lefèyre, 1.
PIERRES ET AIATÉRIAUX AUTIFICIELS
joint de sable entre la chambre de cuisson et la partie inférieure des wagons.
Sur la plateforme métallique de ces derniers on a placé un massif en briques rélVactaires dans lequel on laisse des vides formant foyer. Au-dessus de ces vides on dispose des grilles recevant le charbon ; ces grilles sont métalliques, si la température de cuisson ne dépasse pas looo" et en matériaux réfractaires pour les températures plus élevées.
Les wagons chargés de produits à cuire sont poussés dans le four à l'aide d'une vis sans fin. Quand ils arrivent au-dessous des trous de charge, on allume le feu sur les grilles des Avagons et on l'y entretient avec de la houille que l'on jette par ces trous de charge. Le tirage du four s'effectuant du côté où entre le wagon les produits s'échauffent progressivement.
Le séchoir fonctionne au moyen de l'air des galeries de récupération. Cet air échauffé au contact des parois du four pénètre partiellement dans la g-alerie séchoir. Il rencontre les Avagons chargés de produits à sécher et se charge de vapeur d'eau. Pour évacuer cet air humide et assurer le tirage on a disposé, de chaque côté des séchoirs, des tuyaux d'évacuation communiquant avec l'atmosphère. Ces tuyaux sont plus nombreux à l'endroit où l'air chargé de vapeur d'eau s'échappe du séchoir.
Les produits à sécher suivent naturellement une marclie inverse de celle de l'air chaud. En donnant aux séchoirs et au four une section identique on se sert des mêmes wagons.
Tl ILKS