II
t l 8 PIGNEROL.
— Ah ! que vas-tu entreprendre , insensé ! dit Fouquet avec effroi.
— Tenez, répondit Nicole en lui apportant les débris de fil-de-fer et les vitraux détachés de leur bordure de plomb 3 par malheur cette fenêtre n'est pas une porte !
— Nicole , mon ami , mon fils , dit Fouquet qui n'eût pas eu la force de se lever et de se traîner jusqu'à cet imprudent travailleur que n'arrêtaient ni les prières ni les larmes du vieillard; je te conjure de ne point poursuivre cette folle entreprise.
— Je prends tout sur mon compte.
— Penses-tu, malheureux, que je te livrerais k la terrible justice de Saint-Mars î s'écria Fouquet rassemblant tout son courage pour aller k Nicole sans pouvoir sortir du fauteuil oii des faiblesses le prenaient à chaque moment.
-X Je consens, si vous le voulez absolument, à ce que la besogne que je fais vous soit atKribuée ; est-ce assez pour vous ôter de souci?
— Tu ne connais pas M. de Saint-Mars, murmura Fouquet qui se représentait l'atroce exécution de la veille et qui regardait la fe~
piGNÈROL. ^ ng
notre comme pour y chercher le cadavre de
IVIani.
— Quels signaux seront les plus distincts? demanda gaiement Nicole qui avait fait une ouverture d\m pied de circonférence dans la grille et le vitrage avec autant d'adresse que de promptitude , tellement que la vigilance des sentinelles postées sur la plate-forme et au bas du donjon ne fut éveillée par aucun bruit.
— Tu présumes donc que le roi pourrait tourner les yeux de ce coté? répondit Fouquet qui fut malgré lui subjugué par l'assurance que Nicole affectait.
— En doutez-vous? Le donjon domine la citadelle : il est impossible que les regards du roi ne le rencontrent pas sans cesse ; si le roi apercevait un objet extraordinaire h cette croisée , peut-être voudrait-il en savoir, la cause.
— Es-tu d'avis de pendre un linge que le vent fera flotter comme un drapeau?
— Oui , répondit Nicole qui accepta celte idée avec transport au moment où sa pensée s'arrêtait sur les rideaux du lit moins cou-
-î 20 PIGNEROL.
venablcs à l'usage qu'ilcn altcndait. Vos draps
sont ensanglantés?
— Oh ! quelle invention ! repartit Fouquet rémerveilléj le roi demandera cj^ que c'est que
ce sang?
— Cela se verra d'une lieue , dit INicole qui commençait à faire coij^er lé drap entre les claies de la fenêtre^ qui l'entendait se gonfler au souffle du nord. 0:
— N'entends - tu pas une rumeur qui s'élève dans la cour? dit Fouquet en proie k la plus vive agitation d^esprit.
— Je n'entends que le vent qui gémit dans les plis de la toile.
— Ecoute!... Cette fois , on a vu d'en bas notre signal? la sentinelle a crié aux armes !
— Votre imagination vous trompe, mon père ; tout est tranquille dans le donjon.
— Attache ce drap aux barreaux, afin que, si le gouverneur arrivait tout a coup , je puisse déclarer que cette tentative n'appartient qu'à moi seul.
— Je ne vous dois point contredire, et même je prétendrai, s'il le faut, que vous
PIGNEROL. T21a
avez fait ce beau chef-d'œuvre tandis que je donnais dans une des garde-robes.
— Que cet air frais qui me vient au visago est doux h respirer! dit Fouquet qui fit un effort pour s'approcher de la fenêtre; si j'élais hors de cette prison, j'aimerais k vivjre en. pleine campagne.
— On frappe î -r— A hi porte?
— Non, a l'étage supérieur.
— C'est Saint - Mars qui bâtit quelque gibet !
— On frappe encore plus fort !
— Ce bruit arrive du dehors. Le roi...
— Il y a quelqu'un la haut qui veut sa mettre en rapport avec nous.
— Un nouveau piège du gouverneur î
— Non, le gouverneur n'habite plus audessus de vous, puisqu'on a bouché la barbacane ce matin.
— Je crains à tout moment qu'elle ne se rouvre !
— On ne la rouvrira pas sans bruit toutefois, car elle a été scellée avec du plâtre qiû acovdé le long de la vonle, voyez vous?
122 riGNEKOL.
— M. de Saint-Mars a des ruses infernales pour voir et pour entendre ce qui se dit et ce qui se passe dans cette chambre !
— Je suis sûr, dit Nicole qui avait roreille tendue vers le bruit qu'on faisait à la voûte , que la personne qui cogne au plafond souhaite d'attirer par la notre attention.
— En effet, les coups ne sont pas réguliers, ni de même nature j ils se précipitent ou se ralentissent comme pour former les sons d'une langue inconnue. N'est-ce point Lauzun qui m'appelle ?
— M. de Lauzun loge à l'étage inférieur,^ nous a-t-il dit lui-même , et voici bien l'endroit où l'on heurte ! reparût à voix basse Nicole qui désigna du geste la partie du plafond la plus voisine de la barbacane.
— Je ne sais vraiment qui pense a établir des intelligences avec moi! dit amèrement Fouquet; cette personne-lk ne sait point, assurément, que je porte malheur h tout ce qui veut bien s'intéresser a mon sort.
— Si, du moins, je pouvais atteindre à la voûte, reprit Nicole tout préoccupé de son projet; je répondrais à ces coups, c'est un.
PIGNEIIOL. I2J
langage que j'ai appris dans mon cachot, où je parlais ainsi avec un voisin que j^avais.
— Quoi ! interrompit Fouquet surpris de ce renseignement nouveau pour lui ; tu prétends qu'on peut exprimer une pensée en frappant contre un mur?
— Je crois qu'on parviendrait aisément à former des lettres selon le nombre de coups qu'on frapperait ; j'ai ouï conter que des prisonniers avaient imaginé ce moyen de communication.
— En effet, ce seraient des règles a établir dans cette espèce d'écriture en chiffres ; j'y
songerai !
— Ecoutez: pan, pan, pan, pan! Il semble qu'on nous demande entendez vous?
— Je m'étonne de n'avoir jamais imaginé qu'on pût se faire entendre de la sorte, moi qui ai composé de l'encre avec de la suie , avec des os calcinés, avec de la poussière délayée dans du vin , avec du charbon , avec mille autres ingrédiens !
— Mon père, dit en baissant la voix Nicole qui ne détachait pas ses yeux du plafond , on travaille a desceller la barbacane î
— Grand Dieu ! Saint- Mars va nous épier de nouveau î
— Je ne suppose pas que ce soit lui.
— Qui serait-ce donc ?
— Un prisonnier comme vous qui cherche à s'évader.
— Un prisonnier!... C«^Ue femme, peutêtre? Depuis des années, j'ai souvent remarqué qu'on frappait à la muraille avec une furieuse persévérance , mais jamais à la voûte, puisque le gouverneur loge au-dessus.
— Certainement iJLn'y loge plus du moment qu'il fit fermer la barbacane.
— Je persiste dar|s mon idée , relativemenè à mademoiselle La Vallière.
— C'est vous paître d'une vaine chimère.
— Elle m'a écrit qu'elle espérait bientôt être en liberté pour travailler à la mienne.
— Quelle apparence !
-r- Le roi viendrait pour elle a Pignerol ?
— Le roi, vous dis-je, l'a maintenant en complète indifférence.
— Je voudrais que lu eusses vu cette lettre tracée sur un linge avec une épingle Ir^mpéti dans le sang.
PlGlSÈnOL. 125
— Vous m'avez donné les détails de celle mystérieuse aventure ; mais j'appréhende que ce ne fut qu'une feinte de M. Saint -Mars pour vous éprouver.
— J'eus d'abord la même défiance , mais le ton de la lettre ne me laissa pas de doute sur la réalité, et^je suis sûr qu'il y a une femme.
— Ne vous a-t-on pas appelé? interrompit Nicole, la main levée vers le plafond.
— Nicole, c'est pour toi que je crains; entre dans une garde-robe et y reste coi.
— Mais, mon père...
— • Souviens- toi de ta promesse : quelque chose qui arrive , tu es étranger à tout ce que je prendrai sur mon compte.
— Pourvu que cela n'aggrave point votre position ?
— En tout état de choses, je veux qu'on ne te puisse accuser ni punir.
— Je me fâche d'être forcé de vous obéir.
— Eh bien! lu es encore ici? dit avec bonté Fouquet.
— Je me retire, répondit Nicole en lui Jjiiisant la main d'un air tendre et soumis.
126 riGNEKOL.
Nicole alla se jeler sur un pclil lil de repos dans une garde-robe dont il ferma la porte; et , appuyant sa tête sur sa main pour prêter une attention plus obslidée au moindre bruit, il devint tellement immobile que son cœur semblait avoir cessé de battre , et que sa respiration faisait silence : il cherchait à démêler la cause du grattement léger qui avait succédé aux coups réitérés , et qui pénétrait dans l'épaisseur de la voûte. En ce moment, il oubliait tout-h-fait le drapeau ensanglanté qui voltigeait autour de la fenêtre. Fouquet, au contraire, n'entendait que le foueltement de la toile gonflée et tourmentée par le vent : mille réflexions sinistres sur les conséquences de celte tentative inutile venaient l'assaillir en lui rappelant la triste fin de Mani ; mais il n'osait faire sortir Nicole de la garde-robe , parce que la voix de Saint-Mars avait retenti !^au pied du donjon. Fouquet présuma que la sentinelle d'en bas ayant aperçu le linge attaché à une des croisées de la prison , donnait l'alarme et avertissait le gouverneur -, il essaya de se lever pour faire disparaître ce signal que ses ennemis avaient seuls remar^
riGNEROL. 127
que, mais il ne put se traîner jusque-là, et retomba demi-pamé sur son fauteuil, sans quitter des yeux la fenêtre où se trouvait la preuve accusatrice de l'espoir qu'il conservait pour sa délivrance. On montait rapidement dans les escaliers qui résonnaient sous les pas : tout à coup la barbacane s'ouvrit.
— Monsieur Fouquet? cria une voix de femme qui renouvela cet appel avec plus de foi'ce.
— Mon père ! on vous appelle î murmura Nicole étonné que Fouquet ne répondît pas.
— Que me veut-on? reprit faiblement Fouquet tremblant d'émolion et a la fois de terreur. *
— Avez-vous reçu mes lettres ? répliqua la voix si agitée qu'elle articulait a peine les mots.
— Quoi ! c'est vous ! s'écria Fouquet qui dirigea son regard vers la barbacane, k tra-» vers laquelle il ne put découvrir un visage,
— M'aviez -vous oubliée? repartit la voi>^ après un instant d'hésitation.
— Non, dit Fouquet au hasard sans savoir
ÏSS PIGNEROÊ.
h qui s'adressait celle assurance de simplo hoiinelelé.
— Oh ! que vous êtes bon et que je vouii remercie ! ^7
— Seriez -vous mademoiselle de La Vallière? demanda Fouquet qui était trop troublé pour reconnaître cette voix, déguisée d'ailleurs par la distance et pai* le passage de la barbacane.
— Moi ! dit-elle presque piquée.
— Il y a si long -temps que nous sommes éloignés l'un de l'autre !
— Dix-huit ans î
— C^est bien sa voix ! se dit h lui - même Fouquet qui recueillait Q,ïï^n les souvenirs du couvent de la rue du Bouloy.
— Comment, vous ne reconnaissez pas Henriette ?
- — Henriette de Moresant !
— Quand je serai libre...
— Voici Saint -Mars! au nom de notre amour' passé, ne vous perdez pas !... Et toi , Nicole, redeviens muet !
La barbacane se referma aussitôt , pendanl que verroux et serrures roulaient à grand fra-
PîGNFROL. 129
cas, mais non point assez vite au gré de l'impatience de Saint-Mars, qui se démenait et tempêtait comme un forcené , à la porte : il entra , ou plutôt il s'élança d'un bond vers la fenêtre et retira le drap que Nicole y avait mis j puis, il déchira cette toile et la foula aux pieds, avec d'effroyables crispations nerveuses sans pouvoir prononcer une parole. Ses yeux irrités dardaient un feu sombre et n'osaient toutefois s'arrêter sur Fouquet, qui le contemplait froidement et fièrement, quoique son cœur débordât de sentiments palpitants et que les larmes errassent au bord de ses paupières. Reilh, qui accompagnait le gouverneur, aurait égayé la situation par quelque facétie d'à~propos, si le terrible courroux de Saint-Mars n'eût retenu les bons mots sur les lèvres du plaisantin. Saint-Mars cherchait quelqu'un sur qui répandre la colère dont il était plein, mais le muet ne se montrant pas devant lui, il n'eut point d'abord présent a l'esprit ce personnage qu'il voulait rendre responsable de l'audacieuse invention du prisonnier.
— Monsieur Fouquet , dit-il d'un ton qu'il
1 ^O PIGNEHOL.
s'efforçait de modérer^ quel a été voire dessein en faisant ceci ?
— Quel eût été le vôtre a ma place? répondit noblement Fouquet.
— Vous imaginiez que ce linge flottant par l'air serait vu de loin ?
— Je vous en fais juge.
— Et de quiespériez-voustjue serait aperçu ce signal ?
— Du roi , peut-être.
— Du roi ! s'écria Saint - Mars fort inquiet et curieux de savoir §i le prisonnier soupçonnait l'arrivée de Louvois.
— N'est-ce pas le roi qui vient à Pignerol ^ monsieur? demanda Fouquet qui chercha une réponse dans la contenance de Saint- Mars.
— Je ne sais ce que vous dites , si vous le savez, répliqua le gouverneur avec impatience.
— Si le roi est ici , ne puis-je obtenir une audience de lui ?
— C'est là l'objet de ce drapeau peint h vos couleurs ! Et qui eut cette belle imagination?
•Ht
PÏGNEKOL. ï5l
— Moi !
— Ho ! qui l'exécuta ?
— Moi !
— Oh ! oh ! repartit en riant le chirurgien qui s'était approché et qui observait Tair défait du blessé ; je défie au prisonnier des dames de faire trois pas sans choir en pâmoison.
— C'est vous qui avez rompu cette grille de fer? dit sévèrement Saint-Mars tel qu'un juge sur son tribunal.
— Oui. ^
— C'est vous qui avez ôté ces vitres ?
— Oui.
— Vous qui avez pendu ce drap en l'attachant aux barreaux?
— Oui, s'écria Fouquet embarrassé de cet interrogatoire ; oui, une fois pour toutes î
— Et tandis que vous étiez occupé a cette besogne, votre valet ne vous aidait-il pas? "'
— Il dormait, comme il dort encore, dit Fouquet qui se fit violence pour cacher son effroi.
— Ah ! il dort ! reprit Saint-Mars avec un
accent sardonique qui augmenta les frayeurs de Fouquet , nous le réveillerons bien !
— Ce n'est pas étrange qu'il dorme a cette heure du jour, puisqu'il a passé toute la nuit a m'espionner ! ajouta Fouquet qui , a défaut de raisons capables de sauver Nicole, eût voulu se faire une arme pour le défendre.
— Ah ! reprit le gouverneur avec une moue de satisfaction ; il a veillé cette nuit?
— Vous devez être content de lui ! ajouta Fouquet qui vit le succès de sa prétendue indignation contre Nicole.
— OiLCst-il? demanda Saint-Mars toutà-fait convaincu de l'innocence du valet. Cà, viendra-t-il , quand je l'appelle !
*^ Voulez-vous que ce muet vous réponde? dit Fouquet dissimulant sa joie sous une expression de mauvaise humeur.
— Ce maraud dort donc bien! dit Saint- Hars surpris de ne pas le voir paraître.
— Le sommeil h son âge est si profond ..
— Que c'est une image de la mort , disent les poètes.
— Monsieur de Saint-Mars!... s'écria Fou-
PICNEUOL. K).')
qiict qui ne put retenir un mouvement d'horreur.
— Le voila, ce gentil dormeur! interrompit heureusement Reilh en ouvrant la porte d'un des cabinets.
— Sors, petit drole ! hii cria Saint -Mars,
— Eh ! vous voyez bien qu'il n'est pas maître de sortir aussitôt qu'il le voudrait ! dit le chirurgien qui riait en déliant un mouchoir avec lequel Nicole s'était attaché luimême à son lit.
— Faut - il lui promettre qu'il aura les oreilles coupées pour qu'il se hâte ?
— Ouf! dit Reilh en achevant de délier le muet; M. Fouquet l'avait bel et bien garrotté pendant son sommeil.
— Il est vrai, dit Fouquet qui se réjouit de la ruse de Nicole ; cet enfant dormait de si bon cœur qu'il ne fit pas mine de s'éveiller.
— Pourquoi dormait-il? est-ce que je l'ai placé ici pour dormir?
— Vous dormez bien vous, qui devez avoir plus de remords que je n'ai de cheveux sur la tête !
l34 PIGNEROL.
— Allons, gibier de potence, dit Saint- Mars a qui Nicole demandait grâce par des gestes suppliants ; je te pardonne pour cette fois , mais si tu dors encore mal a propos ! . . .
— Je vous conseille^ pour l'en empêcher, dit comiquement Reilh, de lui pendre deux sonnettes aux oreilles.
—-Trêve, cria Saint-Mars qui n'était pas disposé a la plaisanterie. Monsieur Fouquet , je vous invite h vous abstenir de telle ou semblable tentative, parce qu'eue nuirait à vous et aux autres.
— Je vous prie seulement de laisser la fenêtre en cet état, afin que je respire un peu l'air des vivants.
— Vous n'avez pas besoin d'air pour vivre , dit Saint -Mars entraînant Reilh qui examinait la barbe de Fouquet.
— On croirait que la barbe pousse plus vite en prison, objecta gravement le chirurgien.
— As -lu quelque chose de nouveau à m'apprendre? demanda bas au valel M. de Saint-Mars arrtlé sur le seuil de la porte.
PIGNEROL. l55
Nicole lit un signe affirmalif et tira de son gousset des tablettes et un crayon qu'on lui avait confiés pour y inscrire ses observations relatives au prisonnier. Il écrivit, en affectant beaucoup de difficulté pour reproduire sa pensée par de l'écriture, cette note que Saint- Mars effaça sur-le-champ après l'avoir lue.
« Çai o montanes de Sint-Brijit et o daior d'iasitadel ke le prizonié a sandout dai.hami et dai jan ki baisogne por le fer sové ; mé je n'ie pair pa de vu et je li fé sun bejonn. »
— C'est bien î lui dit Saint -Mars entièrement rassuré sur le rôle que jouait le muet auprès du prisonnier.
— Voilh encore un écolier pour M. Fouquet, dit en sortant Reilh qui avait jeté un coup d'œil sur le grimoire de Nicole ; dans trois mois, je gage qu'il saura écrire aussi net que messire Eustache î
— Si M. de Louvois avait été sur pied ! murmura le gouverneur absorbé dans ses inquiétudes relatives a son prisonnier ; un drapeau teint de sang î la garnison Fa vu !... Ce
l36 PIGNEROL.
fut probablement un signal convenu avec les gens qui sont cachés pour lui dans les montagnes de Sainte-Brigide !. .. S'il en est besoin, je le surveillerai moi-même et coucherai dans sa chambre !