‹ Pise et LucquesChapitre 6 sur 19 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pise doit un immense renom artistique aux fresques de son Camposanto. La majeure partie, cependant, sinon toutes, ont été exécutées par des peintres venus d’autres villes toscanes, et c’est un fait que Pise n’a pas possédé une école de peinture comparable à son école de sculpture. Toutefois un Pisan, Francesco di Traino, de qui sa patrie conserve deux tableaux authentiques, paraît être l’auteur d’une ou de plusieurs des admirables peintures murales du Camposanto : si les attributions qui en ont été faites à lui et à ses élèves se vérifiaient, la peinture proprement pisane du xiv° siècle prendrait un éclat que, jusqu’à ces dernières années, les historiens de l’art lui avaient refusé.

La peinture pisane a d’abord subi l’influence profonde de la peinture b}rzantine, suivant ainsi une loi de la primitive peinture italienne, — loi à laquelle les rapports maritimes de la cité avec le sud de la péninsule et avec l’Orient donnaient une force plus déterminante encore. On voit, au Musée Civique, un Exultet sur parchemin, orné de peintures que M. Bellini Pietri attribue à l’école « gréco-pisane » du XIe siècle, et que M. Venturi date du xil" : dans ces miniatures simplifiées, aux couleurs vives, on

| Jtro>4" :

^umibuî ^

'■ ypcx'jcrt'.ii

Page 1