Ghiappelli. Lo Studio Bolognese, App. p
4 Sur la somme de Pérouse Voir : Niebuhr. Zeitschrift /. gesch. Rechtswiss, t. 111(1816), p. 386 et suiv. ; Heimbach Anecdota, t. IL Leipsig, 1840.
rieure au x® siècle. Des sommes sur le bréviaire cVAlaric se trouvent dans un manuscrit du ix® siècle (1). Quant aux œuvres de date incertaine, dont les manuscrits ne sont pas antérieurs au xii® siècle, doit-on les considérer comme émanant de Pécole de Bologne ? Ne peut-on trouver dans la forme ou le fond quelques indices qui rendent très vraisemblable une origine plus reculée ? La découverte des oeuvres d'Irnerius permet de mieux différencier les pré-bolonais des glossateurs proprement dits. Lorsque deux textes ont entre eux des analogies concluantes, il faut selon toute probabilité, que le moins complet, le plus rudimentaire, le moins documenté ait servi de base au travail plus récent dont la raison d'être est de rectifier ou de compléter le premier. Ce rapprochement des oeuvres supposées pré-bolonaises avec les Sommes d'Irnerius a donné des résultats opposés. Le Brachylogiis, dont l'origine prébolonaise a toujours été fort contestée, doit, d'après les dernières recherches de Fitting, provenir d'un élève d'Irnerius. Il rectifie son maître en plusieurs points et paraît avoir des Novelles une connaissance plus complète (2). Au contraire les Exceptiones Pétri et toute la littérature qui s'y rattache est antérieure au fondateur de l'école de Bologne (3). Le droit romain y est moins pur, l'autorité des textes plus restreinte, le mode de citation primitif. Ce dernier signe tout matériel a une valeur incontestable. Aux époques peu familiarisées
i. Ces sommes sont encore àfétat rudimentaire et sont écrites sur les textes mêmes ainsi résumés. On les trouve dans un ms. de Lyon du ixe siècle, et dans un manuscrit de Paris. Pour le premier V. Hsenel. Zeitschrift f. gesch, Rechtswis., le 2e, Flach, App. V, p. 157.