INTRODUCTION
souleva plusieurs questions de droit, ais sa demande fut refusée. Et alors, il déclara ne pas vouloir se prévaloir de son droit à un jury mixte et vouloir courir sa chance. Le choix du jury futlong et difficile, au-delà de 40 jurés furent mis de côté comme préjugés. Enfin, après deux jours de lutte, un jury était formé, et il était exclusivement français. M. Desmarais, assisté de M. Maréchal, faisant la partie anglaise, avait gagné son point.
Le défilé des témoins reccommença. Malgré tous les efforts on ne put apporter de faits nouveaux.
Les plaidoiries furent aussi à peu près les mêmes, excepté qu’elles ne furent Cependant l'avocat de la défense traita avec un peu plus de détails et de vigueur certains points, sur lesquels le juge et l’avocat Et cette fois il parla
faites qu’en français.
de la couronne avaient insisté lors du premier procès. au delà de huit heures.
Cette fois, le jury s’accorda et, après un quart d'heure de délibérations, ils prononcèrent un verdict d’acquittement, et Napoléon Demers fut mis en liberté !
Ainsi se termina une des causes les plus célèbres du siècle.
Comme cette cause a créé un profond intérêt partout, nous avons cru que 11 est impossible de publier les deux milles pages de dépositions et personne aurait la patience de les parcourir. C’est donc en publiant le plaidoyer de l'avocat de l’accusé que nous atteindrons notre but, car il contient un analyse fidèle de la preuve
tous aimeraient à en connaître les vrais détails.
faite devant le jury.
C’est le plaidoyer prononcé lors du premier procès que nous avons choisi. Le deuxième est peut-être plus complet sur certains points, mais dans l’ensemble ie premier est sutlisant pour le but que nous nous proposons.
DFSMARAIS
ln | COUR DU BANCDE LA REINE