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ot fédéral de Provencher, sont en faveur de la loi et contre son abrogation, Et même ee Provencher n'est pas unanime, car je crois que M. Martin était un des représentants | de Provencher, De plus vous savez à propos du bill de 1894, que l’on vous a si
] ardemment prié de désavouer, Ce bill mettait à effet les principes de l'Acte des
, écoles de 1890, Le renvoi à six mois de ce bill fut proposé par M. Jérôme, et le vote
= \f était 4 pour et 3l contre, Ainsi donc si l'opinion délibérée de la province sur la | question, une question qui avait été agitée dars la province depuis 1876, a quelque
re | poids, vous avez ici une preuve de ce qu'était cette opinion, Je vous ai donné la kr situation d'un des partis politiques, mais j'ai ici aussi le programme conservateur FU A 2 dans l'élection de 1892, J'ai été étonné d'entendre mon savant ami dire qu’il repré-
* sentait dans cette affaire les conservateurs de la province du Manitoba, Je ne veux
À pas dire qu'il comparuissait pour eux, mais il a dit qu'il réflétait les opinions des
conservateurs du Manitoba, et était étonné que les conservateurs d'ici différassent de
Lu ceux du Manitoba. Il se trompe beaucoup sur les vues des conservateurs du Manitoba.
J'ai ici le programme des conservateurs de 1892 : —
à 1. Qu'ils sont en faveur d’un système uniforme d'écoles publiques pour la
province.
Î 2. Qu'ils sont prêts et parfaitement consentants de mettre à exécution l’Acte la i scolaire actuel—si le Comité judiciaire du Conseil Privé de la Grande-Bretagne juge es | qu'il était du ressort législatif de la province,
. | 3, Que dans le cas où le Comité judiciaire du Conseil Privé de la Grande-Bretagne | jugerait que cet acte n’est pas dans la juridiction du pouvoir législatif de la province; | alors ils verront à faire tels amendements à “l'Acte de l’Amérique Britannique du
at : Nord” et à ‘“l'Acte du Manitoba” qui placeraient les matières d'éducation entière-
à À ment dans le pouvoir législatif de la province du Manitoba sans droit d'appel au Gou-
ut v verneur général en conseil ou au parlement du Canada.
[1 Ainsi je vous ai donné les vues du parti libéral et du parti conservateur, démnon-
n trant l'unanimité pratique dans la province sur cette question d'éducation. Unautre
e- point sur lequel j'ai attiré votre attention et qui sans doute n’a pas dû être sans effet,
©, était l’inefficacité du système scolaire français. Les deux genres d'écoles commen-
it cèrent pratiquement sur le même pied, et il n'y avait aucune raison apparente pour le | que l’une ait fait plus de progrès que l'autre, Laissez-moi vous donner un exemple,
é- | qui aété publié, et jamais contredit, des sortes de questions demandées à l'examen
n | d’un instituteur de première classe dans les écoles séparées. Si c'est tout ce qu'on ot requiert d’un instituteur de première classe, nous ne devons pas être grandement
Le étonnés si les élèves ne font pas montre d’un grand avancement dans leurs études,
es | Voici une partie de l'examen:
it
U- | Catéchisme.
N | “(1.) Qu'est-ce que l'Eglise? Où est la vraie Eglise? Devons-nous croire ce
Ê | que l'Eglise catholique nous enseigne, et pourquoi ? t s D » ‘(2.) Qu'est-ce que l’Eucharistie? Que faut-il faire pour rccevoir avec avan- | tage ce grand sacrement ? ui |
D (3.) Qu'est-ce que la grâce sanctifiante ? Comment la perd-on ?
si (4) Nommez et définissez les vertus théologales,
e. ° $ Manière de se comporter.
té “(1.) Comment adresse-t-on une lettre écrite à un prélat, à un prêtre, à un
ts homme de profession ? Comment termine-t-on ces lettres ?
é ‘(2,) Dans la conversation, quels titres employez-vous en parlant à ces mêmes personnes ?
bi À Histoire.
11 ne] pt ‘(1.) Décrivez la défaite des armées américaines près de Châteauguay. O- ‘(2.) Qu'était Saint-Thomas Becket. Quelle difficulté eût-il avec Henri II? is | Comment est-il mort? Quel fut le sort de Marie Stuart? Ecrivez quelques notes
é | sur le Traité de Paris. Qui était alors gouverneur du Canada ?
‘‘ Géographie.
‘Quelle est la capitale de l'Angleterre ? Quelle est la capitale du Bas-Canada ?” et ainsi de suite, Voilà un exemple raisonnable de lexamen pour les instituteurs de première classe dans les écoles séparées sous l’ancien régime, ainsi qu'on m'en informe, et la législature a pensé que le système ne fonctionnait pas d’une manière s£tisfaisante, Ces papiers et autres ont été envoyés comme exemple de l'efficacité de leurs écoles, par la section catholique du Bureau de l'éducation, à l'exposition
coloniale de Londres en 1886. Maintenant un autre point que je vous soumots, € ’est que ce système a été en vigueur pendant c inq ans, mais ceÿ essai n'a pas été tout à fait suffisant, Je prie le D' Blakely de me corriger quant aux chiffres si ie commets des erreurs, L'ancien système voulait qu'on divisât l'allocation de la législature entre les bureaux des écoles publiques et séparées suivant le nombre des élèves, la loi exigeant qu'il fut fait un recensement des enfants en âge d'aller à l’école, S'étant assurée de la somme à payer aux bureaux protestants et catholiques, ces sommes furent subdivisées suivant le nombre des écoles, Et voici ie point à remarquer, J'ai été surpris d'apprendre qu’il n’y avait pas moins de 11 écoles séparées dans Winnipeg, mais j'ai été également surpris de voir qu'il y en avait 88 autres. Si l'on ne comprend pas le sens dans lequel on comprend les mots “écoles ”, les chiffres induiraient en erreur, Il n’y a rien d’injuste là-dedans, mais il faut comprendre ce point pour en juger.
Sir MACKENZIE BOWELL.—Est-ce que la division n’est pas faite par tête ?
M. MoCarruy.—t)ui entre les deux sortes d'écoles, mais la subdivision se fait d’après le nombre d'écoles ou de classes.
Hon. M. Fosrer.—En est-il de même pour les deux bureaux ?
M. McCarray.—Oui; je ne veux pas laisser entendre qu'il y ait quelqu’injustice en cela, mais cela induit en erreur, si vous ne le coinprenez pas. C'était une allocation de deniers publics, Mais il y avait une autre allocation, suivant une méthode différente de celie suivie dans l'Ontario, La loi décrétait que les conseil! de townships devaient voter 820 par mois pour chaque école. Notre système dans l'Ontario est que les commissaires fassent un compte de ce dont ils ont besoin + demandert la somme. Ils peuvent la percevoir eux-mêmes ou ils peuvent demarder au conseil municipal de percevoir ce qu’ils veulent, Dans le Manitoba, c'était de l'argent du township, mais le township n'avait aucune discrétion dans ?affaire quant à la somme à donner, Jusqu'à l'adoption de l’Acte de 1894, dans les townships qui favorisaient le système des écoles séparées, ils payaient cette allocation aux écoles séparées. L'Acte de 1894 était destiné à faire disparaître cette allocation de deniers publics aux écoles séparées qu'on avait cortinuées, et de créer l'harmonie dans le système scolaire, Je dis cela pour montrer que ce régime avait per’nis d'entretenir les écoles séparées avec les deniers publics, de sorte que le régime d'écoles publiques établi en vertu de la ‘oi de 1890, n’a pas eu un essai suffisant, ben qu'il ait été en existence pendant cinq ans. J'ai déposé une liste des écoles ds as le Manitoba indiquant le nombre d'écoles à l'époque de la promulgation de la toi.
Hon. M. FosrEer.—Y avait-il un princip” général qui présidait à la division des classes, et ce principe général était-il observé dans les deux sortes d'écoles ?
M. MoCaARTHY.—Il n'y avait pas de principe rommun aux deux. Il est presqu impossible de savoir qual principe on suivait ü:ns les écoles fronça ises, parce q1e les rapports ne sont pas toujours imprimés, et lorsqu'ils sont imprimés, ils sont en français
M. Ewarr.—Et vous ne pouvez pas les lire.
M. MoCartay.—Et, comme l’observe mon savant ami, je ne peux pas ler lire,
Hon. M. Fosrer.— La division en classes était-elle simplement arbitraire ?
M. M:Canruy.—Le Dr Blakely me dit qu'elles étaient faites en classes d’après le degré d'avancement (rade),
Hon. M. Fosrer.—st-ce que ce serait comme une division—primaire, secondaire. et ainsi de suite ?
M. MoCarray.—Oui, les enfants d'un grade formeraient une :lasse.
Hon,. M. Fosrer.—Ce serait ce que nous appellerions une form ?
M. MoCarray.--Oui,
Hon. M, Fosrer.—Alors il ÿ aurait un certain principe général,
M. MoCarray.—Je ne dis pas cela pour montrer qu'il y avait aucune injustice dans la division de l'allocation provinciale, mais ce que j'ai dit montre que jusqu’en 1894, ils pouvaient obtenir des deniers publics pour les écoles séparées dans les townships qui étaient en faveur des écoles séparées—$20 pour chaque classe,
Hon. Sénateur BERNIER.— Vingt piastres pour chaque école.
M. McCarruy.--Je suis informé que c'était pour chaque classe dans les villes et pour chaque école dans la campagne. La liste des écoles que j'ai déposée montre que 91 écoles françaises recevaient des deniers publics en vertu de ce système, à l'époque où le bill fut adopté.
Hon. Sénateur BERNIER.—Elles devraient être appelées écoles publiques,
M. McCarray.—Le nom dont on les appelle ne fait aucune différence, J'ai puisé ces faits dans les documeats publics et j'ai donné les noms inscrits dans ces documents officiels, Je peux montrer aussi que 36 de ces écoles se sont rangées sous le régime des écoles publiques, Vous savez d’après ce qu'a dit M. O’Donohue sous quelle pression la population a été tenue; mais malgré la pression exercée par leurs prêtres et leurs instituteurs religieux, ils se rangent sous le régime des écoles publiques et un grand nombre y ont donné leur adhésion depuis l’adoption de cette nouvelle modification de la loi scolaire. J’avance cela pour montrer que vous ne traitez pas cette question simplement comme elle existait en 1899, mais comme elle se trouve en 1895, ou peut-être comme elle existera en 1896, Le retranchoment de $20 par mois de deniers publics a forcément amené un grand nombre d'écoles sous le régime des écoles publiques. J'ai ici le rapport de M. Young, inspecteur des écoles publi-
ues. Ce rapport a été fait à la fin de 1894, et couvre toute cette année-là,
Sir MACKENZIE Bowezz.—Est-il l'inspecteur des écoles françaises ?
{ Rapport produit, pièce * Q ”.)
Dr. BLAKeLYy.—C’est l'inspecteur de la division sud-est, dans laquelle se trouvent presque toutes les écoles françaises,
Maintenant quant à savoir si ces écoles sont protestantes et dans ce sens bleasantes pour la population catholique, de manière que leurs enfants ne puissent raisonnablement y assister, Je vous fais remarquer que la loi déclare formellement que ce seront des écoles non-confessionnelles ct Y’ajouterai à cela le fait bien évident que si elles ne sont pas conduites sur le principe n a-confessionnel, toute parte opposante a le droit d’en appeler à la loi. La lés'islature, dont on vous demande d’amender les lois, a déclaré que ces écoles étaient noù-confessionnelles, Si par l'action du conseil consultatif, ou pour toute autre raison, elles ne sont pas conduites comme des écoles non confessionnelles, elles ne sont pas conduites conformément à la lei de la province, et toute personne lésée peut en appeler aux tribunaux à beaucoïp moins de frais que ceux qu’entraîne l'envoi de savants avocats ici à Ottawa, On ne saurait appliquer à ces écoles telles qu'établies les allégations de mon savant ami, En substance son argumentation était que les exerrices religieux en vertu de la loi des écoles publiqu . de 1890 sont identiques à ceux des écoles protestantes sous l’Acte de 1871, et qe ;, si elles étaient protestantes en 1871 elles sont encore protestantes, bien que leurs prières soiant adoptées pur le conseil corisultatif en vertu de l’Acte des écoles. Je conteste les faits cités par mon savant ami at ses coriclusions, J'ai devant moi les exercices reiigieux tels qu’ils étaient exigés sous le régime protestant, ot aussi ceux exigés par l’Acte des écoles publiques de 1890, Si vous le permettez j'attirerai votre attention sur cette différence, Fn 1878, les règlements de la section protestante du Conseil de l'instruction, concernant les exercices religieux décrétaient :
“1, Toute école établie et en opération sous l'autorité de la ssction protestante du Conseil de l'instruction pour le Manitoba sera ouverte et fermée chaque jour par la prière et la lecture d’une partie des Ecritures; et il sera du devoir de l'instituteur de chaque école de consacrer une partie convenable des heures de classe à ces exercices, et de les conduire de la manière désignée par le présent.”
Maintenant voyons er quoi consisteront ces exercices : —
‘“ Lecture de la bible, La bible sera employée comme livre de lecture dans les
écoles protestantes du Manitoba, Un approvisionnement ÿour l’usage de chaque école pourra être obtenu &es Commisrires, autrement chaque chaqu® élève depuis le
Standard 3 en montant, sers .equis de se pourvoir d’une bible en sus de ses autres livres de classe.”
On ne trouve pas cette disposition dans les règlements actuels. Ce n'est pas permis.
Les règlements de 1887 disent de plus :— $
“ Les morceaux choisis pour la lecture comprendront toujours une ou plusieurs des leçons dans la liste autorisée ci-jointe, mais tout autre morceau choisi dans les Ecritures, pourra, à la discrétion de l’instituteur, être lu en rapport avec eux.”
Cette liste est virtuellement la même, sauf une modification sur laquelle j'attirerai votre attention dans un instant, mais la discrétion dans la seconde partie de l’article n’est pas permise.
Sir ApOLPHE CARON.— Vous voulez dire en vertu des nouveaux règlements ?
M. MoCarray.—Oui. La troisième clause relative aux lectures de la Bible dans les anciens règlements se lit comme suit:
‘ La leçon des Ecritures dans chaque école suivra la prière d'ouverture et ne devra pas occuper plus de 15 minutes chaque jour. Jusqu'à ce que des notes et des questions soient fournies avec l'autorisation du Conseil, la lecture ne sera accompagnée d'aucun commentaire ou explications.”
Les Ecritures permises sous l’ancien système sont comme suit:—Partie 1, Historiques ; Partie 2, Dévotionnelles, didactiques, prophétiques; Partie 3, les Evangiles; Partie 4; les actes des apôtres; Partie 5, morceaux choisis dan: les Epitres ; et partie 6, Divers morceaux. En vertu des présents règlements, les ‘eules lectures des Ecritures permises sont la partie 1, Historiques, et partie 2, les Evangiles. Ensuite il est dit que ces Ecritures pourront être prises soit dans la version anglaise de la bibie soit dans la version de Douay. Maintenant je demanderai à mon savant ami de dire quelles objections il trouve à formuler contre ces lectures des Ecritures. Eiles sont moindres que celles qu'on permet dans l'Ontario, bien que nous, la population de l'Ontario, sachions que feu l’archevêque Lynch approuvait la lecture des Ecritures et permettait d'employer la nouvelle édition vulgairement appelée la bible Ross. Je crois que cela a été copié dans la bible Ross, mais pour prévenir toute possibilité de plainte de la part de la minorité, elle est restreinte à la partie historique des Evangiles, et l’on peut lire les Ecritures dans l’une ou autre version, et je suppose qu'elles sont virtuellement identiques,
Sir MACKENZIE BoWELL.—Dans les écoles séparées dans l'Ontario se sert-on de la bible connue sous le nom de bible Ross ?
M. MoCarray.—Non, mais la raison pour laquelle l'archevêque réclamait avoir le droit d'empêcher la lecture des Ecritures dans les écoles publiques, c'est qu'un grand nombre des enfants sous ses soins, fréquentaient ces écoles, Maintenant permettez-moi d'attirer votre attention sur la prière qui est identique dans les deux règlements, la prière de clôture étant maintenant de rigueur. Dans les anciens règlements elle est précédée de l’oraison dominicale, après quoi elle continue :—