‹ Plaidoyers dans la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 13 sur 81 · TS ET · texte numérisé non relu

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M. McCarruy.—Je suppose que l’on acceptera comme preuve tous les dires de M. Fisher, Il a parlé l’autre jour en Chambre, et je crois qu'il a un peu exagéré en disant que beaucoup plus de la moitié fréquentait les écoles publiques.

Hon. M, Ourmer.—M. Fisher n’est pas en cause,

M. MoCarTHy.—Il est représenté—je veux dire qu’il est le champion de Ia minorité au Manitoba.

Sir MAokENzIE BoWELI,,—Les rapports des écoles indiquentils cela relativement à Ontario ?

M. MoCarray.—Ils ne l'indiquent pas en termes précis, mais je base l'énoncé sur un calcul que je vous mentionnerai, et que vous pouvez ou non accepter suivant que vous le croirez à propos. Je constate que la population écolière dans la province d'Ontario—cela est pris du dernier rapport des écoles—est de 595,238. Cela comprend ies catholiques, les protestants, ete, La partie catholique romaine de cette population est de 100,324. Le nombre total de ceux qui ne fréquentent pas les écoles est de 86,000, et la proportion relative pour les écoles catholiques romaines devrait être de 19,000, en sorte qu'il reste à fournir des écoles pour 81,000. Le nombre de ceux qui fréquentent ies écoles séparées est de 37,466, en sorte qu’il en reste 43,797 qui fréquentent les écoles publiques,

Hon. M. CurRAN.—Avez-vous quelque document qui prouve combien d'enfants catholiques fréquentent les écoles publiques aux endroits où il y a des écoles séparées ?

M. MoCarruy.—Non, sauf ce que je vais faire remarquer. Je n'ai pas eu le temps d'étudier cette question minutieusement, La pétition déclare que les catholiques romains ne peuvent fréquenter les écoles publiques; je prouve qu'ils les fréquentent.

Hon. M. CurRaNn.—Là où il n’y a pas d'écoles séparées.

Hon. M. Dickey.—Voulez-vous me dire dans quel sens vous employez le mot “ fréquenter.” Voulez-vous dire s'inscrire sur les registres ?

M. MoCarruy.—Je veux dire la présence à l’école.

Hon. M. Fosrer.—Ce doit être la présence d’après les registres,

M. MoCarrny.—Je ne suis pas certain de comprendre la question posée par le Secrétaire d'Etat (M. Dickey). Je prends les chiffres suivant qu’ils sont mentionnés dans les rapports, et j'emploie le mot présence dans le même sens partout,

Hon. M. Dary.—Ceci représente les écoles publiques, non pas les lycées ou collèges.

M. MoCarruy.—Exactement. Voici ce qu'a dit M. Fisher en parlant du système des écoles d'Ontario: ‘Chaque enfant du pays reçoit l'instruction dans une

école de l'Etat, Î’immense majorité des enfants catholiques romains vont aux écoles publiques, les préférant aux écoles séparées, 117 a dans Ontario 700 municipalités, et dans 500 au moins il n'existe pas d'écoles séparées. Les écoles séparées n’ont pas augmenté en nombre, sauf pendant un court espace de temps quand M, Meredith a fait la folie de s'unir à M. Dalton McCarthy pour attaquer les écoies séparées, ce qui a eu pour résultat de faire mousser ces écoles,” Sir Mackenz1Ee BoweLL.—Vous voyez donc les conséquences de ce que vous faites.

M. McoCarray.—Je vous fais connaître ce qu'a dit M. Fisher, Je n’ai pas honte de ce que j'ai fait. Je puis vous donner l'exemple de ce qui 8e passe, de ma connaissance personnelle, dans mon propre comté—non pas la circonscription électorale aue

je représente—mais le comié entier de Simcoe, La p: lation écolière catholique romaine est de 2,317, Il n'y a que trois écoles sépurées ayant une présence totale de

221 élèves, Il y à done un total de plus de 2,000 enfants catholiques romains qui ne fréquentent pas les écoles séparées dans ce cointé, Je connais bon nombre de townships où il y a assez de catholiques romains pour supporier les frais d'écoles séparées, et dans lesqueis ces écoles n’ont pas été établies. Sur cette question je vais vous citer une autorité qu'acceptera chaque membre de la minorité au Manitoba, bien que je ne sache pas que le Preinier l'acceptera, Je vous cite les mots du très révérend Francis Satolli, délégué du Siège apostolique aux Etats-Unis d'Amérique. Vous vous rappelez que cette question des écoles séparées a été soulevée par l'archevêque Ireland, l'un des prélats les plus capables de l'Eglise, ce dernier avant pris une position différente de celle de ses confrères, Il croyait que les enfants catholiques

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