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romains étaient dans un état d’infériorité dans la lutte de la vie à raison de l’inefficacité de leur système d'éducation, et il disait qu'il ne voyait pas de raison pour empêsher les enfants catholiques de fréquenter les écoles publiques, Cette discussion eut pour résultat de faire venir Mgr Sutolli sur ce continent. Et voici la lettre qui contient ses décrets, représentant, si je le comprends bien, la congrégation de la Propagande, J'ai eu ce document à la bibliothèque. 11 a été imprimé par John Murphy et Cie, imprimeurs du Saint Siège, Baltimore, E.-U. A. Le premier alinéa contient une instruction générale :
“On doit prendre tous les soins possibles pour ériger des écoles catholiques, pour développer et perfectionner celles qui sont déjà établies et les rendre les égales des écoles publiques sous le rapport de l’enseignement «t de la discipline.”
L'article suivant porte :—
“Quand il n'existe pas d'école catholique ”—
C'est le cas dont a parlé le solliciteur général, M. Curran.
Le ou quand celle qui existe est peu propre à donner aux enfants une éducation qui soit en 1apport avec leur condition, on peut alors fréquenter les écoles publi. ques en sûreté de conscience, le danger de la perversion ayant été éloigné par des mesures de précaution et remèdes convenables, question qui doit être laissée à la conscience et au jugement des Ordinaires.”
Je passe ensuite à l’article n° 5,
“ Nous défendons strictement à quiconque, évêque ou prêtre, et c'est la défense expresse du Souverain Pontife par l'entremise de la Sacrée Congrégation, d’exclure des Sacrements comme indignes, soit en fait ou par des menaces, les parents [qui préfèrent envoyer leurs enfants aux écoles publiques] Quant aux enfants euxmêmes ce décret a pour eux une force encore plus grande,
“6, L'Eglise catholique a le devoir et le droit divin d'enseigner à toutes les nations de croire à la vérité de l'Evangile, et d'observer tout ce que le Christ a commandé; elle est également investie du droit divin d'enseigner aux enfants ce que leur est le Royaume des Cieux; c’est-à-dire, elle se réserve le droit d'enseigner les vérités de la foi et la loi de la morale afin de donner aux enfants les habitudes d'une vie chrétienne, De là pour parler d’une manière absolue et universelle il n’y a aucune incompatibilité qu’ils apprennent les premiers éléments des plus hautes branches des arts, et les sciences naturelles dans les écoics publiques contrôlées par l'Etat, dont c'est la charge de fournir, maintenir et protéger tout cequi peut former les citoyens aux bonnes mœurs dans leur vie paisible commune, avec assez de biens temporels, suivant les lois promulguées par l'autorité civile,
‘“ Pour le reste les dispositions du conseil de Baltimore demeurent encore en vigueur et le demeureront d’une manière générale, à savoir : “ Nous exhortons Les parents catholiques, non seulement par l'amour paternel que nous leurs portons, mais nous leur commandons par toute l'autorité que nous possédons, de procurer une éducation vraiment chrétienne et catholique aux bien-aimés enfants que Dieu leur a donnés, nés de nouveau dans le Christ par le baptême et destinés au Cieï, de les garantir et préserver dans leur enfance et jeunesse contre les dangers d’une édueation purement mondaine, et en conséquence de les envoyer aux écoles paroissiales ou autres vraiment catholiques, Unis à ce devoir sont les droits des parents qu'aucune loi ou autorité civile ne peut violer où affaiblir.
12, Quant aux enfants catholiques qui prennent en grand nombre leur instruction dans les écoles publiques, dans lesquelles ils ne reçoivent maintenant, non sans danger, aueune instruction religieuse, il devrait être fait des efforts énergiques pour qu’ils ne restent pas sans recevoir une instruction sufisante et raisonnable dans la foi et les pratiques catholiques. Nous savons par l'expérience qua nos écoles catholiques ne regoivent pas tous n.3 enfants catholiques, La statistique démontre que des centaines de milliers d'enfants catholiques des Etats-Unis d'Amérique fréquentent des écoles sons le contrôle des Commissions de l'Etat, et dans lesquelles pour cette raison, l'on engage des instituteurs de toutes croyances, [l est hors de tout doute que ia soule chose nécessaire, 1.6, da id religieuse vt morale, d'après les prin-