‹ Plaidoyers dans la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 17 sur 81 · LA L · texte numérisé non relu

LA L

Parce qu’il en a été disposé ainsi pour la protection des protestants de la province de Québec. Cela ne devait pas se faire, et la province n’a jamais essayé de le faire et naturellement, elle n’est pas pour le faire,

Je dis que ceci est une affaire locale, et cependant la province n’a pas le pouvoir suprême de s’en occuper, parce que la constitution le veut ainsi, Aucune province n’est suprême en matières relatives à l’agriculture, Une province peut faire une loi au sujet de l’agriculture, mais l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord donne au gouvernement fédéral le pouvoir de passer pardessus cette loi. Qu’y a-t-il de plus local dans sa nature qu’une matière se rapportant à l’agriculture ? Cependant, telle est la constitui"n, nous sommes liés par la constitution, et nous ne pouvons pas nous en éloigner. Maintenant, je désire faire observer qu’à l’époque de la confédération cette question a été mise sur le tapis, et le pouvo'r de désaveu a

ete été longuement débattu. Il fut suggéré que les provinces ne devaient pas avoir vec le pouvoir de ravir des droits dévolus à ces provinces, On prévoyait que dans les rait provinces, dont quelques-unes étaient très précoces, les droits acquis pourraient être iuxX heurtés et une grande injustice pourrait être commise; mais on crut qu’il valait pas mioux réserver aux autorités centrales le pouvoir de désaveu, Je ne veux point pri- vous fatiguer par de longues citations des débats, mais je vais vous citer seulement ous ce que dit M. Clement dans son ouvrags sur la constitution canadienne, page 173 :— ire,

‘ Dans tout le cours des débats il a été clairement reconnu que l'exercice du

tre | à pouvoir de désaveu par le gouvernement du Canada devait être à l'appui de l’unité de fédérale, e, g. pour protéger les minorités contre les majorités dans les différentes se | parties des provinces confédérées.” M | Maintenant, mon savant ami, s'est servi d’un argument qui lui a été suggéré, )n8 je crois, par le secrétaire d'Etat, que si les cacholiques romains étaient en majorité nt, UN VE. au Manitoba, et établissaient des écoles publiques suivant leur manière de penser, le ait gouvernement fédéral devrait-il intervenir ? Li dit que non, s’il y avait un article loi de la Joi qui respecterait la conscience des protestants, Il y aurait une cause, pense-t.il, si les catholique romains avaient fait ce que les protestants ont fait ici, à '

lic- moins que les catholiques n'aient établi une disposition pour la concience des pro- )UB testants,

M. MoCarry.—Non, vous ne m'avez pas compris. S'ils ont établi des écoles

+ confessionnelles, ce que je n’admvts pas, et je nie quelles ont été établies ici,

uis M, Ewanrr.—S'ils ont établi des écoles suivant leur croyance, sans doute qu’elles lif- étaient confessionnelles, et s'ils n'ont pas prévu pour la croyance des protestants, ni- alors le gouvernement fédéral doit intervenir ; et cependant nous avons ici un sys.

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