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tème d'écoles, sans aucune gar»ntie pour la conscience des catholiques, et il ne devrait pas y avoir intervention;
Cela montre que l'on peut envi-ager la même chose de différentes manières,
L'autre argument qu'il apporte est que les écoles séparées ne sont pas bonnes, etil fait des citations. Je n'entends pos m'étendr'e beaucoup là-dessus, dans ma réponse, Il a prétendu que les dogmes enseignés dans les écoles confessionnelles violent le principe de la séparation de l'Eglise de l'Etat; mais il se fait iui-même le défenseur de l’enseignement de la religion dans les écoles où la population se compose, comme il ie lut, d'Irlandais, de Mennomites, Juifs polonais, de Français, de Hongrois, de Finlandais, de Crofters parlant le gaélique, à part les protestants et les catholiques. J'espère qu'on ne lui demandera jamuis de formuler une religion qui conviendra à tous, Il dit que les écoles séparées font tort à l’unité, et il cite à cet effet les paroles du docteur King, un monsieur qui, tout en demandunt l'unité pour les catholiques a dirigé pendant plusieurs années une école séparée qui quoique volontaire, a pour objet la sortie des presbytériens et autres des écoles communes.
Il prétend ensuite que les écoles séparées produisent l'ignorance, Je n'ai jamais pu comprendre comment le manque d'instruction peut avoir une relation avec la direction religieuse ou toute autre direction des écoles. Je comprends très bien qu'il a quelque importance sur leur caractère dans ce sens que quelques nations n’ont pas autant que d’autres le désir de s'instruire. Mais je ne vois pas comment cela peut avoir de relation d'une manière où d’une autreavec la question. Quel est le meilleur système d'écoles ? car aucune d’ ces écoles ne produit l'ignorance, Ni mon savant ami, ni personne autre n’a dit que si les enfants vont à ces écoles ou à n’importe quelles écoles, ils en sortent ignorants, Il a produit un grand nombre de statistiques pour démontrer que l'ignorance prédomine dans les pays catholiques, Or, il ne prétend pas que c’est la faute de la religion catholique parce qu'il admet qu’en Belgique, pays presque entièrement catholique, l'ignorance est tout à fait inconnue, Îl ne prétend pas, non plus, que c’est parce que les écoles sont sous la
* direction de l'Eglise,
M. McCarTay.—Oui. C'est ce que je prétends.
M. Ewarr.—Bien. S'il en est ainsi, tout ce que je peux faire est de lui rappeler l'Angleterre où, jusqu'en 1870, toutes les écolesétaient sous le gouvernement de l'Eglise et plus de la moitié encore aujourd’hui sous le même gouvernement. Je ne pense pas qu'il ose dire que l'Angleterre est un pays ignorant, Je n'admets pas du tout néanmoins toutes les statistiques qu'il dit avoir été compilées avec tant de soin, On m'a passé d’autres statistiques que je lirai avec votre permission et qui peut-être sont plus exactes que celles de mon savant ami. J'ai ici un relevé de l'assistance aux écoles dans les différents pays: En Norvège, en Suède et au Danemark, où la pes est entièrement protestante, l’assistance est de 14 pour 100, Aux Etats-
nis Où il y a 51,000,000 de protestants et 9,000,000 de catholiques l’zssistance à l'école est de 13 pour 100. Dans la Grande-Bretagne et en Irlande où lu proportion des protestants par rapport aux catholiques est de 294 à 54, l'assistance est de 12:3. En France, où la population est presque entièrement catholique excepté les 4,000,000 qui n’ont aucune religion—et ils sont omis dans ce calcul, —l’assistance à l’école est de 17 pour 100, c’est-à-dire 3 pour 190 de plus que dans les autres pays du monde. En Autriche qui est un pays presque entièrement catholique ayant 20,000,000 de catholiques et 400,000 protestants, l'assistance est de 13 pour cent ou à peu près celle des Etats-Unis. En Espagne qui «st un pays presque entièrement catholique l'assistance est de 10.6 pour 100; en Italie qui est aussi presque entièrement catholique, elle est de 9 pour 100, De sorte que ces chiffres font voir comme il est ridicule de se fier à des statistiques de cette nature pour soutenir un argument devant servir de base à une législation.
M. MoCarruy.—Si les deux statistiques sont justes, comment pouvez-vous expliquer le fait que plus le nombre de ceux qui assistent à l’école est grand, plus grand est le nombre de ceux qui en sortent ignorants ?
M. Ewarr. —La réponse à cela, c’est que vos statistiques sont toutes fausses,
M. MoCarray.—Ce n’est pas une réponse,
de M. Ewarr.—Je crois que c'est la meilleure et je n'ai pas besoin d'en donner autre,
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M. McCarray.—Mes statistiques sont prises dans le Statesman's Year Book.
M. Ewarr.—Vos statistiques, mêmes si elles sont exactes, ne prouvent rien quant à l'instruction, Mon savant confrère peut aussi bien soutenir, mais peut-être cet argument serait mieux venu de ma part,que la religion protestante n’est pas favorable aux arts, à la peinture, à la musique et autres choses de ce genre. Comme preuve je ferais un contraste entre l'Italie et l'Angleterre: Je lui dirais aussi, comme une autre proposition de mon discours, que le protestantisme a été tout à fait défavorable à la culture des bonnes manières, de la politesse, etc... Et je lui aménerai, comme preuve, l'Angleterre et l'Allemagne contre tous les pays catholiques du monde. Il faudrait qu’il admît ces faits; mais il ne voudrait pas admettre la conclusion que j'en déduiruis. De même quand il dit que dans les pays catholiques ses statistiques accusent une certaine somme d'’ignorance, je lui réponds que tout ce qu’elles prouvent c'est que les nations du Sud ne sont pas aussi avides d'instruction que celles du Nord, S'il va parmi les nations du Nord il trouvera un pays catholique comme la Belgique avide d'instruction et bien instruite. La ligne qu’il a tracée par rapport à l'instruction n’est pas entre le catholicisme et le protestantisme, mais entre les pays du Nord et les pays du Sud. Tous ceux qui connaissent quelque chose de l'ethnologie savent que ces peuples diffèrent sous plusieurs rapports, même sur la question de l'instruction,
M. MoCarray.--La province de Québec se trouve plus au nord que celle d'Ontario.
M. Ewart.—Je pense que la seule manière raisonnable d'examiner une matière comme celle-là est de mettre les deux systèmes dans les riêmes circonstances. Prenons-les dans la même période de temps et dans les mêmes conditions, Par exemple, prenons les écoles séparées et les écoles publiques d'Ontario, Ici nous avons le même peuple, au moins presque le même, vivant duns le même pays, soumis aux mêmes influences; et cependant l'Annuaire de 1893 où mon tant savant confrère va puiser ses statistiques nous dit aussi que l'assistance aux écoles séparées est à peu près 5 pour 100 de plus que dans les écoles publiques et la dépense est moins grande. Je pense que c’est la seule manière juste de faire la comparaison.
Il soulève ensuite une autre objection contre les écoles séparées, Il a cité des statistiques pour montrer que Québec a toujours été la dernière parmi les provinces, J'ai remarqué néanmoins, pendant qu'il lisait, qu’il nous a dit que la province d’Ontario était généralement la première sur la liste. S'il y a deux provinces dans lesquelles les deux systèmes d'écoles séparées et publiques existent et que de ces deux provinces une est à la tête de la liste et l’autre à la fin, ce qu'il peut en tirer de preuves soit en faveur soit contre les écoles séparées, c'est plus que je ne puis comprendre,
Sir CHARLES HiBBerr Tupper—Je pense que la Nouvelle-Ecosse vient en troisième lieu sur la liste et quoiqu'elle n'ait pas un système d'écoles séparées établi par la loi, elle l’a en pratique.
M. McCARTHY.— En même temps dans une province les catholiques sont en grande majorité et dans une autre les protestants le sont aussi de leur côté,
M. EwarT.—Mon savant arni dit-il que l’enseignement de la religion dans les écoles est une mauvaises chose pour l'instruction? Non, ii ne dit pas cela, il dit que c'est une bonne chose de garder la religion dans les écoles, Mais dit-il qu’enseigner ia religion catholique dans les écoles est un mal? Je ne pense pas qu'il dise cela après ce qu'il a déclaré hier, Alors où sont les objections qui militent contre le succès des écoles séparées ? Duns la province d’Ontario, par exemple, elles sont gouvernées par les mêmes règles et les mêmes règlements que les écoles publiques ; elles ont les mêmes inspecteurs, les mêmes livres et les mêmes règlements de conduite, On enseigne là un peu la religion catholique, et dit-il que cela fuit une différence ? S'il le dit j'ai peur de ne pas être capable de tenir compte de sa déclaration d'hier.
Il attaque ensuite les écoles séparées, principalement celles du Manitoba, Je pense qu’on nous a suffisamment préparé à entendre qu'au Manitoba les instituteurs ne sont pas à la hauteur de ceux d'Ontario, Où il y a un grand nombre d'écoles, où l'assistance est très limitée et où les salaires sont nécessairement peu élevés en raison de la pauvreté du peuple il est très naturel de s'attendre à ce que les écoles ne soient pas aussi avancées que celles d'Ontario. Muis le défaut n’est pas tout du côté des écoles
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