‹ Plaidoyers dans la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 3 sur 81 · LE LE LE LA Î · texte numérisé non relu

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réclame, de voir à ce que cet arrêté soit plus tard fait loi dans le cas où Ja province refuserait d'y obéir, Or, du moment que cela est fait, il tombe dans le domaine— de fait, il est déjà tombé—dans le domaine de la politique fédérale, C'est devenu une question de savoir si ça doit ou ne doit pas être fait, Si ce n'est pas fait, le gouvernement prend la responsabilité de dire: nous n'interviendrons pus ; et ils mettent en lutte uno certaine section de la communauté, non seulement la minorité duns le Manitoba, mais une très grande et importante section de la communauté dans le Dominion, Si le gouvernement dit qu'il devrait y avoir un arrêté réparateur de passé, alors il met en lutte une autre sectio -"i diffère de lui; et par conséquent ça devient, ce me semble, à tout point « » une question d'importance pour le Dominion en général, quel que soitle côté po. .que qui l'adopte, Je ne crois pas pouvoir mieux rendre mon idée que dans le langage de l'honorable M. Pelletier, qui délivra sur cette question un discours soigneusement préparé, et qui, je crois, l'a rendu, à son point de vue, d’une manière fort acceptable, Il commence par dire :

“ Il est temps, tout de même, pour nous de demander si cette question ne devrait pas être décidée avant plutôt qu'après les élections. Si les élections ont lieu avant que cette question soit décidée, ou avant que des mesures tangibles soient prises pour nous garantir la solution, la question se présente, quelle attitude devrait tenir ceux qui soutiennent qu'avant tout justice devrait prédominer, et que la question de finance, d'administration, de protection ou de libre-échange serait subordonnée à la grande cause que nous avons à cœur, Deux partis politiques demanderont votre appui. Donc, quelle est la position de chaque parti sur cette question ? ”

Ensuite il critique la conduite et l'attitude du chef de l’opposition, Il démontre que M. Laurier déclare qu’il règlerait seulement la question des écoles que dans le cas où les écoles seraient protestantes; et que s’il et investi du pouvoir par les électeurs ikaccordera des arrêtés réparateurs; et de tire la conclusion, bonne ou mauvaise, que si les écoles sont neutres, alors wurier n’interviendrait pas ?

Mais il arrive maintenant aux pouvoirs qui existent, et il dit:

“ Nous allons voir maintenant ce qu'on devrait penser du gouvernement actuel à Ottawa. Permettez-moi de vous dire, en premier lieu, que si M. Laurier est obligé d’avoir une politique claire et définie sur cette question, le gouvernement a aussi des devoirs et des responsabilités élémentaires, M. Laurier est forcé de parler et le gouvernement est forcé d'agir, et si le gouvernement ne remplit pas son devoir, il ne doit pas être dégagé des conséquences qu’une telle action entraînerait,”

Plus loin il dit:

‘“ Nous, toutefois, n’en sommes pas encore arrivés à un tel point dans la province de Québec, cette terre classique de vraie liberté et de grandeur réelle; mais si, d’un côté, nous sommes justes, si nous voulons continnés de l'être, nous avons le droit de demander la même mesure de justice et d'équité, pour les sections du pays où nos patriotes sont dans la minorité, et nous sommes obligés d’insister sur ce point indépendamment de tous liens politiques et de tout intérêt de parti. Le gouvernement fédéral n'a aucun droit d’être effrayé par l’hydre du fanatisme; et si même il devait succomber pour n'avoir pas rempli son devoir, le ministere ne devrait pas reculer devant la possibilité d’une défaite, qui serait entourée d’une véritable auréole qui serait plus glorieuse qu'une victoire remportée en foulan! aux pieds les droits les plus sacrés.

‘ Donc, considérons le devoir du moment, Si les élections fédérales ont lieu avant que la question des écoles ne soit réglée, ou avant que le gouvernement ne donne des preuves tangibles qu'elle sera réglée, ils ne feront pas plus que M. Laurier, ils n’iront pas plus loin que lui en se cachant aussi derrière une démonstration coupable, Je ne suis pas un de ceux qui s’imaginent que cette question peut être réglée dans un clin d'œil. Je sais qu’il y a un procédé régulier à suivre, Je sais qu'il est nécessaire-que les partis intéressés devraient plaider leur appel devant le Conseil exécutif, Je sais que le gouvernement Greenway doit être mis en demeure d'agir, et que le gouvernement fédéral ne peut agir qu'après que cela est fait; mais ce que nous avons le droit de demander est que si la dissolution de la Chambre doit avoir lieu, quelle

soit précédée d’une action efficace, qui engagera le gouvernement d’une manière

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