‹ Plaidoyers dans la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 30 sur 81 · PIÈCE D · texte numérisé non relu

PIÈCE D

Dans la question de l’appel de la minorité catholique romaine des sujets de la Reine de la province du Manitoba à Son Excellence le Gouverneur général en conseil, de deux certains actes de la législature de la dite province, étant les chapitres 37 et 38 de 53 Victoria, intitulés respectivement ‘“ Acte relatif au Département de l'Education” et ‘ Acte relatif au écoles publiques.”

Je, Alphonse Fortunat Martin, de la cité de Winnipeg, dans la province du Manitoba, écuier, fais serment et dis :—

1. Pendant la lutte électorale entre l'honorable Joseph Burke, comme représentant du parti conservateur, et M, F, H, Francis, comme représentant du parti libéral dans la division électorale de Saint-François-Xavier, au mois de janvier, mil huit cent quatre-vingt-huit, je fus nommé par les chefs du parti libéral pour organiser et conduire la lutte en faveur de M, Francis.

5. En conduisant la dire lutte je me suis aperçu que j'étais constamment en butte aux assertions que le parti libéral s’opposait à ce que les écoles catholiques et l'usage de la langue française soient permises plus longtemps, et j'ai cru qu'il était nécessaire de donner aux électeurs une preuve publique et d’un caractère indubitable, Dans ce but, j'appelai deux assemblées, une le sept janvier, mil huit cent quatrevingt-huit, dans la salle d'école, à Le Petit Canada, et l'autre, le onze janvier, mil huit cent quatre-vingt-huit, dans l’école à Saint-François-Xavier, et toutes deux dans la même division électorale. Je demandai à M. Joseph Martin, qui était alors un membre les plus en vue du parti libéral, d’être présent aux deux assemblées, et de donner l'assurance que je crus nécessaire tel que ci-haut mentionné. A chaque occasion il adressa fortement l’assemblée et caractérisa ces allésations comme étant l'attitude des libéraux sur la dite question et comme étant toutàfait sans fondations. Il déclara dans les termes les plus positifs, que les libéraux n'avaient aucunes intentions d'intervenir dans ces institutions; et déclara positivement que s'ils venaient au pouvoir ils ne le feraient pas; et dit que si les libéraux faisaient une chose semblable il quitterait le parti libéral pour toujours.

3, A l'assemblée du 11 janvier, déjà mentionné, M. Joseph Fisher qui était alors président du parti libéral dans la province du Manitoba, était présent pendant le discours de M, Martin, et vers la fin de son discours il montra du doigt M, Fisher comme étant le président du parti libéral, et dit qu’il (M. Fisher) confirmerait, si nécessaire, ce qu’il avait dit se rapportant aux principes du parti libéral.

". L'effet de ces discours fut grand et à cela seul peut être attribué le fait que M. Francis fut élu par la dite division électorale, Sans ces assurances données par M. Martin il n'y a aucun doute que M. Burke aurait été élu par une grande majorité.

5. Ce Joseph Martin auquel il est fait illusion ici, est le même Joseph Martin qui fut procureur général sous l'administration Greenway, et ce fut sous les auspices de cette dernière administration et sur leur instance, que les actes mentionnés dans cet affidavit furent passés.

Assermenté devant moi, dans la ville de Winnipeg, dans la province du Mani- A. F, MARTIN. toba, ce 20° jour de février, A. D. 1895.

Hucx ARMSTRONG, Commissaire,

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