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religieuses comme l’indiquent les résultats que nous avons, que le système religieux pourrait être meilleur pour la province du Manitoba. Une telle chose est possible, mais si vous êtes de cette opinion, j'aimerais bien savoir sur quoi vous allez vous baser pour porter cette opinion jusqu’au point d'ordonner—parce que votre ordre sera un ordre du représentant de la Reine—à la province du Manitoba de changer sa loi scolaire, Si vous décidez qu'en général, les écoles séparées ou religieuses ne sont pas aussi propres à promouvoir l'éducation que les écoles publiques, alors, avant que vous puissiez ordonner un changement dans le Manitoba, vous devez vous convaincre qu’il y a quelque chose dans la province du Manitoba qui en fait une exception à la règle générale, J’osa croire, avec tout le respect voulu, que les faits que je vous ai donnés, hier, à l'égard de la province, au lieu de l'indiquer comme une exception à la règle générale, l'indique comme une localité dans laquelle le Conseil ne devrait pas intervenir dans un système d'écoles nationales déjà établi. Un mot à ce propos: Vous pouvez dire :—Tout ceci serait fort bien si cette question venait devant nous sans être chargée par aucune condition locale, et si nous nous sentions libres de conseiller la Couronne à propos de ce qui seruit mieux pour le peuple du Manitoba. Nous pourrions alors dire que nous n’interviendrions pas dans le système d'éducation établi. Muis nous nous sentons embarrassés, enfargés--cloftrés et enfermés, si vous le voulez—par les termes de l’article 22 de l’Acte du Manitoba, et devons regarder ceci non pas tant avec l’idée de décider ce qui serait avantageux que dans le but de ménager les susceptibilités de la minorité qui, peut-être, a droit, d’une certaine façon, de s'attendre à un différent état de choses. Maintenant, je ne sais pas si je me suis fait comprendre hier, mais j'ai essayé de dire que la question de l’éducation a été transférée au contrôle provincial dans le Manitoba comme dans les autres provinces, et que tout ce qui a été tranféré à ce Conseil ou à Son Excellence le Gouverneur général en conseil est, dans le cas où un système d'écoles séparées dûment établi serait plus tard aboli, d'entendre la pétition de ceux qui se sentent lésés et d’agir en conséquence si vous le jugez convenable, Mais en attendant cet appel voux devriez vous mettre dans la position de la législature du Manitoba et envisager la déclaration à leur point de vue. Il n’y a rien pour démontrer que cette action de la purt de ‘a législature de la province a été inspirée par la bigoterie, Il n’y a pas un mot qui ait été cité, il n’y a pas un mot qui peut être cité, pour démontrer que leur action n’a pas été bona fide et destinée à établir le système qui, selon eux, serait le plus dans l'intérêt de la province entière. Il n’y a eu nul désir de faire tort à cette minorité, petite comme elle l’est, française comme elle l'est; le désir était de promouvoir l'intérêt et le bien-être du peuple de la province prise comme un tout. Et ces considérations sont aussi pertinentes pour les conseillers de Son Excellence qu'ils l’étaient pour les représentants du peuple de la province. La population de la province a été chargée de ce devoir en premier lieu, et, tandis que la minorité « un droit technique de venir ici et de faire reviser les opinions de la majorité et faire désavouer ses actes, vous ne pouvez les désavouer que de la manière qu’une cour supérieure pourrait renverser le jugement d’une cour inférieure—sur considération de la cause même. Vous devez avoir devant vous la considération de la position de la province elle-même et décider la cause sur ce terrain, et non pour gratifier les sentiments du peuple d’une autre province, comme j'ai dit hier. Vous devez faire ce qu'il y a de plus avantageux pour la province du Manitoba,
Hon. M. Ouimer.—Comme entre parties dans une cour ordinaire, diriez-vous que la Cour d'Appel était obligée de faire ce qui serait plus avantageux pour les deux parties ou de s’en tenir à la loi ?
M. McCarruy.—Ils doivent s’en tenir à la loi; je pense qu'il n’y a aucun doute là-dessus, Maïs ce que je vous ai démontré, et je suis content que mon savant ami soit d'accord avec moi, c'est que votre décision doit être donnée sur les mérites de la cause, La loi telle qu'elle a été interprétée par le Conseil Privé est que vous avez le droit de considérer la cause; mais il n’y a aucune loi pourvoyant à ce que vous devez faire. Vous êtes parfaitement libres, et avant de désavouer l’action de la province vous devez en arriver à la conclusion que d’après les mérites de la cause la province a tort,
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