‹ Plaidoyers dans la cause des écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 9 sur 81 · D AN · texte numérisé non relu

D AN

c'est-à-dire cinq ans après que le système des écoles séparées fut adopté—que le peuple commença de s’agiter pour un changement, Une partie de la population s'emparèrent de la question ct organisèrent un programme sur les bases duquel ils réclamèrent que le changement fût effectué, Mais ce n'a été qu’en :889, que je sache—et je parle sauf correction—qu'un parti politique releva la question, et parut convaincu qu'il y avait une majorité de la population prête à appuyer le changement et à le mettre à effet, En août 1889, à un endroit appelé Clearwater, M, Smart, qui était dans le temps un membre du gouvernement Greenway, le gouvernement du Manitoba actuel, annongu que le gouvernement s'était décidé sur la politique d’abolir le système des écoles séparées et d'établir un «système d'écoles publiques, avec un département d'éducation et un ministre d'éducation, imitant en cela l'adminiatration d'Ontario, et adoptant la politique qu'il avait suivie, Ce fut duns l’année suivante, 1890, que la question devint une matière de législation, et je veux vous démontrer les divers votes qui furent donnés alors, et vous verrez avec quelle unanimité la question fut adoptée, La question fut soulevée premièrement le 10 de mars, et en consultant les journaux de l’Assemblée législative du temps, vous verrez que les motions suivantes furent proposées par M. Gillies, qui était dans le temps chef de l'opposition, secondé par M, Roblin. Ce fut à la deuxième lecture du bill, et M. Gillies proposa en amendement :—

‘Que, considérunt que par l’article 93 de l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord il est déclaré que là où il existe par la loi dans une province quelconque un système d'école séparées ou confessionnelles, lors de l’union, ou est plus tard établi par la législature de la province, appel pourra être porté devant le Gouverneur général en Conseil de tout acte ou décision d'aucune autorité provinciale affectant tout droit ou privilège de la minorité protestante ou catholique romaine des sujets de la Reine, relativement à l'éducation, avec pouvoir au parlement du Canada de faire des lois pour l'exécution des décisions du Gouverneur général en conseil au sujet de tel appel.”

Vous m'’excuserez si je ne lis pas les clause intermédiaires.

La résolution continue :

‘“ Considérant qu’il est à désirer qu'un système uniforme d'écoles publiques soit établi —"”

Rappelez-vous que ceci est la résolution du chef de l'opposition. *

‘“— où toute la jeunesse de la province pourra recevoir une éducation élémentaire, sans la possibilité que la législation qui l'établit soit sujette à être abrogée ou revisée par le parlement du Canada, ou tout autre que la législature de cette province, qui seule devrait régler cette question importante; et considérant qu'à l'égard de cette disposition spéciale, applicable à la province du Manitoba, il existe des doutes graves sur la validité de la législation incorporée dans ce b:°\, dont l'effet est d’abolir pratiquement le système d'écoles confessionnelles existant dans la province, à et depuis sa formation, et il est inopportun qu’une matière de cette importance soit adoptée par cette Chambre avant que sa légalité n'ait été avec autorité déterminée ou que l’Acte du Manitoba ait été modifié de manière à pourvoir clairement à telle abolition.

“ Donc, qu'il soit résolu que le bill ne soit pas lu une seconde fois, mais que tels moyens soient pris afin de procurer un amendement, par le Parlement Impérial, de l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord ou de l’Acte du Manitoba, par lequel le droit de la législature du Manitoba de régler les matières d'éducation dans la province sera fermement et cluirement établi sans appel au Gouverneur général en conseil ou au parlement du Canada.”

Ceci était le but de l'opposition, adoptant le système proposé dans toutes ces conditions mais proposant un délai, afin que les questions de loi fussent réglées par l’abrogation des clauses qui semblent intervenir dans le libre pouvoir du corps législatif, Cette résolution fut votée et elle fut rejetée par 30 à 5. Des cinq qui votèrent “pour ” étaient Messieurs Giilies, Norquay, O'Malley, Roblin et Wood, non pas toute l'opposition, qui comprensit dans ce temps dix ou douze membres; c'était certainement plus que eina. Un autre amendement fut proposé de renvoyer le bill à six mois, et ceci fut rejeté par 7 pour et 19 contre, les sept qui votèrent ‘ contre ” étant

Messieurs Gelley, Jérôme, Lagimodière, Marion, Martin (Morris), Prendergast et Wood. Je ne vois même pas le nom de M, Fisher ici ? e Hon. M. ANäErs.—Son nom apparaît:il sur l’autre côté du vote ? M. MoCarruy.—Non, M. Ewanr.—1l était absent pour cause de maladie, je crois, UART. FOR M, MoCarruy.—A la page 91 des journaux il y a un autre amendement décla- | rant que: |

‘“ Vu que le bill devant cette Chambre comprend des principes d'éducation de la plus haute importance, et des changements des plus radicaux dans les lois scolaires | existantes : et DT à “Vu que c'est un privilège essentiel de la population de se prononcer sur une question aussi importante, avant quelle soit introduite dans la Chambre par leurs représentants; et “Vu que cette Chambre est d'opinion que l'électorat est contre les principes du

bill “ Résolu, qu'il est dû à l'électorat que cette Chambre n’adopte point les principes du dit bill avant qu’il soit soumis au dit électorat."”

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