‹ Plaidoyers de MM. Hamel et Lacoste devant le Comité de bills privé s en faveur l'Université Laval les 20, 21, 27 et 28 mai 1881 [microforme]Chapitre 6 sur 10 · partie du temps · texte numérisé non relu

partie du temps

SÉANCE pu 98 Mar 1881,

Monsieur le Président, Messieurs du Comité,

Ce n'est pas mon intention, ce Matin, de continuer mon plaidoyer. Je crois aVoir établi Suffisamment la thèse que j'avais à défendre. Il me resterait encore à parler de Auestions qui me sont Personnelles, d'insinuations malveillantes, d'accusations calomnieuses qui sont inscrites dans les brochures publiées contre moi, Commeces questions sont en dehors du sujet qui doit se traiter ici, je ne veux Pas occuper le {emps du Comité ni celui de la Chambre à les discuter. Je me contente de les nier, quelque facilité et q'elque plaisir que j'eusse à les réfuter, si je voulais en prendre le temps, ce que j'aurais pu faire, si j'eusse été libre d'exposer ma thèse comme je l'avais commencé,

Pour ce qui me Concerne, je me contenterai du témoignage qui m'a été rendu indirectement par le Cardinal Préfet de Ja Congrération de la Propa. £ande, qui a vu le mémoire présenté par l'Ecole à Rome, qui à pu y lire toutes les accusations äCcCumuiées contre moi dans cet écrit, et reproduites identiquement dans la brochure imprimée pour cette Caus® par l'Ecole. Or, malgré tout cela, Son Eminence, qui connait non seulement Je document de l'Ecole, mais tout les documents de la Cause, me fait des compliments, dans sa lettre du !4 juin 1880, sur « les sages et constants

efforts ” que j'ai déployés en union avec les Evèques, « Pour soutenir Contre toute contradiction tout ce que le Saint-Siège a élabli pour l'avantage de l'éducation Catholique dans Je Dominion.”" Je crois que c'est là un témoignage Suflisant pour ma Conscience, Quant à celle des autres, je n'ai pas à m'en CCuper. Si, malheureusement Pour moi, il reste dans l'esprit de quelqu'un que J'ai été coupable, ma Culpabilité prétendue se trouve partagée Par tant de personnes du plus haut rang, enveloppées dans les mêmes accusations que moi, parce qu'elles m'ont appuyé dans cette affaire, que je me sens justifié uffisamment par le fait de ne trouver en si bonne Compagnie, Cela me suflil, et je laisse a Parole à M. Lacoste.

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