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nulaire, du nerf trifacial et des tubercules quadrijumeaux. La lenteur du développement delà maladie, la marche qu'elle a suivie, l'apparition des douleurs après leur complète disparition , l'affaiblissement graduel delà vue, la paralysie qui augmentait avec la compression, tout m'a prouvé qu'il existait dans le crâne une tumeur de nature tuberculeuse ou bien enkystée. Cela me paraît d'autant plus admissible que j'ai plusieurs faits semblables, éclairés par l'autopsie. C'est donc à cette tumeur qu'est due cette résistance de la maladie aux moyens les plus énergiques.
Il m'est arrivé une fois d'appliquer plusieurs boutons de feu sur le creux de l'estomac , chez une hystérique , pour des névralgies de ce viscère , et j'ai vu cesser promptement les douleurs et les vomissemens.
Les sciatiques rebelles ont, par le feu, perdu leur opiniâtreté, et n'ont plus reparu.
Un homme, entré a l'hôpital Saint-Louis, fut cautérisé dans toute l'étendue du nerf sciatique ; le fer rouge parcourut avec rapidité la surface delà peau et le trajet douloureux. Les douleurs cessèrent a l'instant même, et furent remplacées par celles de la brûlure. Le malade est sorti de l'hôpital parfaitement rétabli.
Chez cet homme, comme chez la demoiselle dont j'ai parlé, il ne demeura aucune difformité même un peu apparente.
Le nommé Martin , atteint d'une sciatique qui avait résisté a tous les moyens ordinaires, entra dans le même hôpital. Je le cautérisai avec un fer rouge. Le lendemain les anciennes douleurs avaient disparu pour faire placea cellesde la brûlure. Huit jours étaient a peine écoulés que la plaie était cicatrisée; a cette époque la névralgie avait reparu, mais avec moins d'intensité qu'auparavant. Je renouvelai encore l'application du cautère actuel qui, cette fois, les abolit entièrement.
C'est ici le moment île rapporter une observation de congestion cérébrale, avec douleur de tête et dont la violence rendait le malade stnpide. L'intermittence des douleurs m'engagea a administrer le sulfate de quinine, qui soulagea le malade ; mais c'est par la cautérisation du front , et de toute la colonne vertébrale , que nous avons obtenu une améliorai ion sensible et inespérée*
Encéphalite chronique delà région antérieure. — Paralysie incomplète des mouvemens de la langue , avec symptômes compulsifs revenant par accès périodiques. — Céphalalgie frontale des plus fatigantes . — Amélioration manifeste par les préparations du quinquina t qui détruisent la périodicité. — Disparition complète de la douleur frontale , des étourdissemens et des accès coiwulsifs qu éprouvait ce malade plusieurs fois dans la journée , après une cautérisation transcurrente sur les régions temporale et frontale.
Poussier (André), boucher, âgé de trente ans, d'une constitution athlétique, fut pris, il y a environ sept mois, d'une céphalalgie frontale violente, contre laquelle les saignées fréquemment répétées, les topiques refrigérans, les vésicatoires sur le front , sur le vertex , a la nuque, le séton long-temps prolongé, l'usage des purgatifs sous toutes les formes, n'ont été presque d'aucun secours ; si on excepte toutefois l'application sur la tète de compresses trempées dans une solution de cyanure de potassium, qui sembla momentanément apporter quelque adoucissement dans l'acuité de la céphalalgie.
Dans les premiers jours de novembre, ayant remarqué des périodes limitées de rémission etd'exacerbalion dans les symptômes ^encéphaliques, nous eûmes l'idée d'essayer des prépa-
rations de quinquina. Huit grains de sulfate de quinine furent administrés avant l'accès.
Dès le lendemain de la première administration du médicament anti-périodique, l'accès revint une heure plus tard, les mouvemens convulsifs, ordinairement épileptiformes , furent moins désordonnés et la céphalée plus tolérable.
Le surlendemain, oubli du sulfate de quinine, retour des symptômes avec leur acuité ordinaire. Nous trouvâmes le malade, a la visite du matin, dans un état semi-comateux, ne pouvant que difficilement faire agir la langue pour répondre a nos questions. C'est ce qu'on remarque chaque fois que Poussier a eu son accès avec violence.
Repris de nouveau et continué pendant cinq jours consécutifs , le sidfate de quinine a toujours manifesté son action sur les accès qui sont devenus moins longs et moins violens ; la céphalalgie n'était plus sujette a son exacerhation momentanée, la parole est plus facile et l'air est moins hébété. Sans doute, c'était avoir beaucoup fait pour la guérison de notre malade, que de l'avoir mis a l'abri de ces congestions cérébrales quotidiennes qui devaient contribuer puissamment a augmenter la lésion organique ; cependant , il faut bien l'avouer, ce n'était qu'un premierpas de fait; la céphalalgie, pour n'être plus sujette a des redoublemens journaliers, n'avait pas disparu pour cela , elle persistait encore, et même a un haut degré; nous pensâmes qu'ainsi réduite a un état continu , elle pourrait être moins réfractaire a l'action des agens révulsifs , ce qui nous porta a essayer du cautère actuel , dont une longue habitude nous a appris a connaître les heureux effets dans une foule de douleurs opiniâtres.
Le 15 novembre, cautérisation transcunente au moyen d'un fer rougi a blanc, promené légèrement sur diverses ré-
irions, sur la région antérieure du crâne, entre les deux tempes, etc.
Dès le 25 au soir , bien que Poussier souffre de la brûlure, il trouve cette douleur si peu comparable a celle qui a disparu, qu'il la compte presque pour rien.
Le 28 novembre, les plaies résultant de la cautérisation étaient cicatrisées sans suppuration. La douleur n'avait point reparu.
Le 5 décembre, les cicatrices sont invisibles et la douleur a disparu totalement; la peau a recouvré sa sensibilité, les muscles presque toute leur force, et la physionomie est moins hébétée. Cependant Poussier est encore sujet aux étourdissemens qui cessèrent par un trait de feu le long de la colonne vertébrale. On conçoit que la lésion organique (qui probablement est un ramollissement superficiel) , n'a pas encore eu le temps de disparaître en totalité (1).
Parlons maintenant de la guérison de certaines difformités par la cautérisation.
Le trichiasis, maladie rebelle aux médicamens, difficile à guérir par divers procédés opératoires, est vaincu efficacement par l'action du feu et sans de grands changemens appareils.
Je rapporterai deux observations de trichiasis guéri par le cautère actuel.
Le nommé Plaisance (Napoléon), âgé de dix-huit ans, ferblantier, est entré a la maison de santé, le 1er août 1851 , pour y être traité d'un trichiasis siégeant à la paupière supérieure gauche, résultat d'une ophthalmic très-violente, produite par un coup reçu au-dessus de l'arcade surcilière et
(1) Ce malade a éprouvé des accidens étrangers a la cautérisation. Nous en parlerons plus lard.
terminée par une suppuration abondante qui s'éi oulait a travers l'ouverture îles paupières et le canal nasal.
L'inflammation a dû envahir et détruire une portion de la conjonctive, qui, s' étant cicatrisée après avoir fourni les matériaux nécessaires a la formation du pus , a fait éprouver un renversement en dedans au cartilage tarse. L'ophthalmie qui a donné lieu au trichiasis a paru en 1 821 .
Depuis dix ans que la maladie existe , divers traitemensont été mis en usage; on a employé inutilement; les vésicatoires, les sétons , les dérivatifs actifs sur le synciput , les saignées locales et générales, les topiques émolliens , excitans, l'émétique en lavage , les purgatifs drastiques. Ce renversement, produit par une perte de substance de la conjonctive, ne pouvait et ne fut pas en effet combattu avantageusement par de pareilles tentatives.
A son entrée à la maison de santé , ce jeune homme fut placé dans le service de chirurgie et confié a mes soins. Nous le déterminâmes sans peine a supporter l'application du cautère actuel. A cet effet, on fit chauffer au rouge blanc une spatule , avec le côté le plus mince de laquelle nous traçâmes une ligne horizontale sur la peau de la paupière supérieure , d'une commissure a l'autre, après l'avoir tendue fortement.
La cautérisation fut assez profonde pour détruire la peau , l'aponévrose pal pébrale, le tissu cellulaire, en laissant intacts le cartilage tarse, les bulbes pilifères et la conjonctive.
Quelques jours après, le gonflement externe, par suite de l'inflammation consécutive, renversa davantage les cils en dedans, et rendit les mouvemens beaucoup plus douloureux; bientôt cette congestion cessa entièrement , l'escharre se sépara , et une prompte cicatrisation produisit un renversement en dehors, qui remit dans l'état naturel cette paupière, dont la direction était aussi déviée.
On donna a l'escharre la largeur d'une ligne et demie a deux lignes, espace aussi grand que celui que l'on interceptait par un pli transversal suffisant pour redresser le bord ciliaire.
Cette méthode offre plus de chances de succès que l'arrachement des cils, dont l'absence fait éprouver a la vision une impression désagréable, par l'action trop directe des rayons lumineux.
Elle est également préférable a la cautérisation des follicules biliaires, dont la destruction entraîne celle des poils, et qui ne peut être effectuée sans qu'on incise auparavant transversalement la peau dans toute l'étendue des follicules. Ce procédé, qui donne lieu à la destruction des cils , a le même désavantage que le précédent, et de plus, une perte de substance n'existant pas aux tégumens, la cicatrisation se fait sans renversement de la paupière en dehors.
On doit encore préférer la cautérisation a la section du cartilage tarse, car, pour obtenir le redressement de la paupière, il est nécessaire de le maintenir avec des emplâtres agglutinatifs, chose a peu près impossible.
Enfin, un dernier procédé qui consiste à diviser transversalement, avec l'instrument tranchant, toute l'épaisseur de la paupière, ne procure aucun soulagement. En effet, par la cicatrisation , la rétraction ayant lieu aussi bien a Tintérieur qu'a l'extérieur, elle ne change rien aux rapports du globe de l'œil avec la paupière.
Il resuite de la que ces méthodes sont inférieures a celle (pie nous avons employée. Ainsi cette maladie, connue depuis si long-temps, et soumise a des traitemens aussi divers qu'incertains, doit aux travaux de M. Delpech de céder promptement a un procédé que ce célèbre professeur a élevé a un haut degré de perfection. En effet, M. Delpech ayant remar-
que qu'après les brûlures le tissu interposé entre les lèvres des plaies est beaucoup plus abondant que dans toute autre circonstance, l'a heureusement appliqué au trichiasis.
Ce tissu de nouvelle création, qu'il nomme inodule , dont les filamens très-résistans s'interposent entre les tissus des organes et ont assez de force pour vaincre leur contraction et maintenir accolés les bords d'une plaie, en les forçant a se rapprocher par suite de leur traction continuelle, trouve une application directe dans cette opération, application qui peut être facilement comprise. Toutes les fois qu'une solution de continuité est. au milieu de parties molles, la traction ne se fait pas plus dans un sens que dans l'autre, et la cicatrice s'opère la où la plaie a existé , sans que la région éprouve de chaugemens; mais, dans l'opération du trichiasis, les modules, trouvant un point d'appui sur l'arcade surcilière, ont une force beaucoup plus grande, relèvent vers la partie supérieure la paupière et le cartilage tarse, eu lui faisant éprouver un mouvement de bascule qui ramène les cils a leur direction normale.
M. Delpech, qui a eu occasion de traiter deux trichiasis par ce procédé, rapporte qu'il cautérise au-devant du goulot des follicules ciliaires, pensant agir d'une manière plus rationnelle et plus directe; nous croyons que l'on peut agir indistinctement sur le goulot et sur toute la longueur des follicules, sans aller trop profondément, car on déterminerait la perte des cils.
Noire malade, qui, depuis dix ans, a vainement cherché une guérison, se trouve parfaitement guéri par ce procédé, après un traitement de peu de durée.
Une seconde observation s'est présentée a nous ; elle n'est pas moins intéressante que la première.
Le nommé Bernet, d'un tempérament lymphatique, d'une
peau naturellement blanche, offrant ça et la, sur différens points du tronc , des taches connues sous le nom de pityriasis versicolor de Willan et à'ephélides hépatiques de M. le professeur Alibert ; cet homme n'a éprouvé, jusqu'à l'âge de douze ans , d'autre affection que la variole et la rougeole. Destiné a la profession du tissage de la soie, les yeux s'injectèrent par la vivacité des couleurs. La misère ne contribua pas peu a faire passer cette ophthalmie a l'état chronique. Bientôt apparurent des pustules sur le bord libre des paupières et l'inflammation des follicules de Méibomius. L' ophthalmie cessa sous l'influence du porrigo ; cette dernière affection étant guérie , l' ophthalmie se renouvela, le bord des paupières se renversa, et les cils se dirigèrent vers le globe de l'œil. Il semblait que les paupières s'étaient roulées sur elles-mêmes par le ramollissement du cartilage tarse. Le malade entra a l'hôpital Saint- Louis en 1829; un vésicatoire fut appliqué, et des dérivatifs sur le canal intestinal administrés.
Enfin Bernet, sorti de ce même établissement, y rentra dans le mois de juillet \ 85 1 . Les cils , a cette époque , irritaient la conjonctive, enflammée dans toute son étendue, et même l'inflammation se prolongeait jusque sur la cornée : aussi nous sembla-t-il nécessaire de mettre en usage la cautérisation, qui nous avait déjà si bien réussi.
Le 22 juillet, je promenai sur le bord libre de chaque paupière un cautère actuel , de manière a intéresser l'épaisseur de la peau.
Les douleurs de cette opération délicate furent éteintes par des compresses d'eau froide. Les paupières se gonflèrent , et rougirent ; les escharres tombèrent , une cicatrice peu apparente les remplaça; c'est alors que le malade put fixer les objets et apprécier leur couleur , leur forme, etc. La vision n'était encore qu'imparfaite , parce que le bord libre des pau-
pières était dirigé vers le globe de l'œil, et les cils, véritables corps étrangers, menaçaient sans cesse cet organe.
M. Tissièr, interne des hôpitaux, examinant le malade, s'aperçut que le bord libre des paupières, vers la commissure externe, était confondu : c'est pourquoi les paupières ne pouvaient se dérouler. Inciser l'adhérence, faire cicatriser isolément chaque lèvre de l'incison, tel était le moyen a employer. Un bistouri, glissé derrière l'adhérence, la détruisit. Une mèche placée entre les divisions de la plaie, et maintenue plusieurs jours de suite entre elles, suffit pour favoriser la rétraction opérée par la brûlure et compléter la gué ri son.
D'autres malades m'ont encore fourni l'occasion d'expérimenter de nouveau et de me confirmer dans l'opinon où j'étais déjà, que les cicatrices à la suite de la brûlure, sur le bord libre des paupières, rendent inutiles les nombreuses inventions des auteurs, puisqu'il est vrai que la cautérisation est sûre dans ses résultats, et fondée sur un principe qui découle de théories , expliquant elles-mêmes le mécanisme, la guérison et les changemens éprouvés par les tissus.
Un vieillard, opéré de la cataracte, fut affecté d'une inflammation du bord libre de la paupière gauche ; d'abord elle se borna h la muqueuse palpébrale, ensuite elle gagna le cartilage tarse, qui perdit sa consistance et son élasticité : aussi les cils et le bord libre de la paupière se roulèrent en dedans et menacèrent d'une manière permanente le globe oculaire. L'œil s'injecta, les larmes coulèrent en abondance, et malgré tous les soins que je prodiguai a cet homme, je ne pus donner au bord libre des paupières sa position normale. Dès lors je vis que la cautérisation était l'unique ressource, et que nul autre remède ou opération ne pouvait la remplacer pour les raisons indiquées plus haut, et parce que la paupière était portée vers l'œil dans toute sa longueur. Un man-
drin rougi a blanc fut promené de l'angle interne a l'externe, éloigné d'une demi-ligne du bord ciliaire. La paupière se gonfla, se déroula un peu, l'escharre tomba, des fausses membranes couvrirent la plaie, la cicatrice se forma rapidement de la circonférence au centre, et exerça une telle traction sur la paupière que la guérison fut promptement complète.
Si la cautérisation échoue, il ne faut pas s'en prendre a elle, mais bien a l'opérateur, soit qu'elle n'ait pas été faite dans une assez grande étendue, ou soit enfin qu'elle n'ait pas désorganisé l'épaisseur de la peau.
Il me reste a parler des applications nombreuses de la brûlure: i° contre certaines douleurs qui avaient résisté aux moyens employés ; 2° contre les paralysies locales ; 3° contre les tumeurs blanches.
Quelquefois les douleurs, dans des coxalgies , ont été complètement éteintes par l'application du fer rouge. L'observation suivante nous en fournira un exemple.
Le nommé Chaperon ( Auguste ) , âgé de 19 ans , entra a l'hôpital Saint-Louis le 25 février 1851 , pour y être traité dune coxalgie ayant son siège dans l'articulation coxo-fémorale du côté droit. La maladie s'était, disait-il , développée subitement il y a deux mois, par de la douleur, du gonflement et rallongement du membre. Lorsqu'on examina le malade, l'allongement était d'environ trois pouces. La douleur symptomatique du genou et tous les autres signes de la coxalgie ne laissèrent aucun doute sur son existence.
Cet homme, d'une taille peu élevée, a cheveux cbâtaiu clair, a peau blanche, présentait bien des caractères d'une constitution scrophuleuse, mais la masturbation paraissait chez lui la cause plus probable de son mal. Malgré ses dénégations, on commença par l'engager a renoncer à cette habitude vi cieuse, en lui en faisant connaître tout le danger. Nous ordon
naines sur-le-champ l'application de cinquante sangsues et des cataplasmes émollicns. (Tisane de houblon, vin antiscorbutique, nourriture animale. ) L'articulation fut couverte d'un large vésicatoire. Deux ou trois jours après, les douleurs et rallongement avaient entièrement disparu. On fit suppurer le vésicatoire pendant un mois. Cependant les douleurs revinrent tout a coup et acquirent promptement un haut degré d'intensité. On eut recours aux moyens les plus actifs : les ventouses, les vésicatoires, les moxas furent successivement mis en usage; ils ne purent s'opposer au développement des douleurs, ni h l'allongement du membre, qui fut bientôt suivi d'un raccourcissement de deux pouces. De nouveaux moyens ayant été tentés inutilement, nous nous décidâmes a appliquer le cautère actuel. Dans les derniers jours du mois de juin , des sillons furent tracés avec le fer rouge sur la peau de la hanche. Il survint une inflammation qui augmenta les souffrances ; mais, aussitôt qu'elle diminua , les douleurs articulaires disparurent entièrement.
Je ne fui irai pas ce qui a rapport aux névralgies sans avoir parlé de l'état douloureux des membres inférieurs et supérieurs du baron de FI***, gentilhomme anglais. Ce jeune homme , d'une constitution scrophuleuse et d'un tempérament nerveux , après une marche forcée , éprouva des douleurs dans le dos, dans les cuisses, la transpiration s'étaut supprimée au milieu d'un plaisir très-vif pour lui, la chasse. Les douleurs, que l'on caractérisa de rhumatisme, ne purent être éteintes par les bains, les fumigations et les linimens volatils. La maladie augmenta, mais avec lenteur; le rectum et la vessie se paralysèrent d'abord partiellement , ensuite complètement; puis les matières fécales et l'urine ne furent plus retenues par l'action perdue des muscles de la fin du rectum et du réservoir de l'urine. Si ces derniers organes