LÉSIONS HISTOLOGIQUES
Nous étudierons successivement le trajet du projectile, la loge, les altérations correspondant aux grosses pertes de substance.
Trajet du projectile. — Latarget a décrit les lésions immédiates constatées chez‘des sujets morts rapidement. Ces lésions sont disposées en trois zones concentriques.
La première, la plus interne, forme en quelque sorte la paroi du trajet; elle est le siège de lésions destructives très accentuées; les contours alvéolaires ont disparu en bordure du trajet, les vaisseaux et les bronches présentent des lésions d’arrachement déterminées par le passage du projectile. Au delà, les alvéoles réapparaissent avec leurs, contours, mais ils sont affaissés, comme aplatis et ne contiennent, fait curieux, aucun élément sanguin dans leur intérieur. Cette zone interne est très limitée, elle n’excède pas quelques millimètres.
La deuxième zone est caractérisée par une hémorragie très abondante; dans ce foyer d’infarctus, les contours alvéolaires
sont indistincts, masqués par l’infiltrat : au milieu de ce foyer de contusion, on trouve de place en place des lacunes demphYsème aux contours imprécis.
La troisième zone n’a pas de limite nette, c’est par transition insensible que l’infarctus fait place à une zone excentrique, caractérisée par l’absence d’hémorragie et par la confluence d’alvéoles dont les parois mitoyennes ont disparu, zone d'emphysème périphérique. *•
Dans les pièces que nous avons pu examiner, les lésions dataient de plusieurs jours et avaient un autre aspect. La perte de substance, quelle que soit son importance, est toujours doublée d’une zone hémorragique, formant un hématome plus ou moins étendu qui, dilacérant puis infiltrant le parenchyme pulmonaire, constitue la lésion primordiale des plaies pulmonaires.
a) Laparoi même du trajet, zone la plus interne, est toujours
tapissée par un exsudât fibrineux, accolé sur le tissu pulmonaire, dont on ne distingue plus les éléments; la base de l’exsudât étant marquée par une infiltration plus ou moins abondante de cellules rondes.
b) Immédiatement au dehors, et débordant sur 1 exsudât fibrineux, existe une zone hémorragigue. Celle-ci ^us ou moins large, habituellement inégale, s’infiltre excentriquement dans le tissu pulmonaire, faisant éclater les alvéoles. Les contours alvéolaires, complètement disloqués, sont indistincts et marqués seülement par quelques fibrilles que la coloration à l’orcéine met en valeur au milieu du sang qui s est superposé à tous les éléments existants. Puis insensiblement les alvéoles reparaissent bourrés de globules rouges.
c) Au delà, le tissu pulmbnaire, suivant qu’il â été ou non comprimé, a une apparence normale, ses alvéoles montrant parfois un léger exsudât albumineux avec des cellules transsudées en très petit nombre (voir fig, 6).
Dans un cas — balle ayant traversé en séton oblique le poumon gauche dans sa partie antéro-inférieure — il existait autour du trajet une zone totalement infiltrée de sang, puis une portion où les contours alvéolaires remplis d’exsudat albu-
périphérique
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de k w r anfractueuses découpées et inégales prodn?' r diverticules
Ss méül étrangers, esquilles osseuses ou par¬
celles métalliques venues se ficher en plein tissu. On voit
L mÔi sectionnée plus
fiïrTneuri Ü ’ est de petit calibre, par l'exsudât
fibrineux. L hémorragie périphérique est toujours plus dilTuse plus accentuée, plus étendue. Un caractère assez^artifur; uL'séne rr”'' d’être consUtués par
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La fagure 9 en donne un aspect schématique.
Explication de la Planche II.
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^ poumon est tassé, les fibrilles élas
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GRÉGOIRE et COURCOUX (Plaies de la Plèvre et da Poumon).