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pelvi-sous-péritonéal, condensé le long des pédicules vasculaires, en feuillets fibreux, limitant des loges : loge pré-vésicale, loges latéro-rectales, loge rétrorectale. C’est l'infectiou de ces espaces qui donne aux plaies de la vessie leurs types anatomo-cliniques. Une vaste déchirure permettra l’infiltration, décollant le
péritoine, qu'on trouve soulevé et faisant saillie dans
le ventre, sous forme de poche tremblotante.
Le péritoine lui-même peut avoir été intéressé. Le Douglas renferme de l'urine et cependant tous les chirurgiens connaissent la difficulté de découvrir la perforation à la laparotommie: il peut s'agir d’une fissure très étroite, il faut prendre son temps, déplisser tous les coins, en tirant le fond de la vessie avec une pince en cœur. Des lésions de l'intestin grêle peuvent s'y associer. Abadie en rapporte deux cas ; le premier: section totale du grêle, en deux points, déchirure du rectum et de la vessie ; laparatomie, mort. Le second : deux perforations du grêle, déchirure de la vessie, 25 m/m; laparotomie douzième heure; guérison.
L nsUben de beaucoup la plus fréquente, est la lésion du rectum (7 de nos observations) et aussi la plus redoutable pour la réalisation du phlegmon pelvien, [l peut s'agir de perforation étroite entre les deux cavités, où au contraire, de vastes pertes üe substance qui ont détruit sur une grande étendue la paroi rectale et ouvert largement la vessie et le plus souvent l'urèthre. Il se forme ainsi un vaste cloaque, Où chaque organe évacue son contenu. La stagnation y est d'autant plus facile que les trajets fistuleux sont
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plus lointains, plus irréguliers. Il se forme alors une
énorme collection, disséquänt les organes, limitée au Retzius, le plus souvent diffuse, englobant même le
cul-de-sac de Douglas, qui disparaît par péritonite partielle de voisinage.
Les lésions de l’urèthre concomitantes peuvent être dues, soit à un véritable arrachement de l’urèthre prostatique, et du col de la vessie (2 de nos cas), soit à un trajet en séton ayant intéressé l’urèthre, puis la vessie (1 cas). Ces blessures peuvent s'arranger d’une façon inespérée, mais le plus souvent elles évoluent vers la cicatrisation fibreuse, vite rétractile, le rétrécissement particulièrement grave. ;
Enfin les fractures du bassin (fracture du pubis, ou du scrotum) mettent un foyer osseux, contus, en présence de l’infiltration urineuse, d’où suppuration interminable, avec nécrose et élimination de séquestres. En outr>, des fragments ont pu être entrainés dans la vessie au moment du traumatisme et s'y comporter en corps étrangers (5 dans un cas de Cathelin). Ÿ
En résumé, quelques cas heureux de balles de petit calibre, venant s'inclure dans la vessie, 1veC un Minimum de dégâts, le plus souvent fistulisation, soit haute, péi itonéale et pouvant s'accompagner de lésions de l'intestin grêle ou du rectum, soit basse avec infection constante du tissu cellulaire pelvien, aggravée par la coexistencce de plaies du rectum, de l'urèthre ou de fracture du bassin, tel est le substratum que nous profile la symptomatologie de ces malades.
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