‹ Plaies de la Vessie:Chapitre 27 sur 29 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

Sonde à demeure durant une quinzaine. Dans le cas de balle de fusil ou mitrailleuse, ou éclat d’obus de petit volume, Legucu et Luys ont recommandé l'ablation par les voies naturelles ; l’un avec le lithotriteur à mors fenétrés, l’autre avec pince sous le contrôle de son cystoscope à lumière externe. Il y a là une méthode au premier abord simple et séduisante, mais elle requiert un projectile lisse, libre, mobile, non incrusté de phosphates, qu'il faudra saisir suivant son axe, si l'on ne veut s'exposer à des lésions graves du canal. Cet ensemble de conditions nous paraît ne devoir se réaliser que rarement.

Les plaies ou trajets fistuleux nécessiteront des drainages, des débridements, souvent des curetages osseux, avec ablation de séquestres. Dans ces cas, l'instiHation continue suivant la méthode de Carrel, peut rendre de réels services, au même titre que dans les anciens foyers de suppuration osseuse.

Les orifices fistuleux par taille sus-pubienne qui tarderaient à s’obturer seront justiciables d’une cystorraphie: dissection du trajet, avec libération de la face antérieure de l'organe ; suture; matelassage cellulo-graisseux, réfection de la paroi en deux plans musculo-aponévrotiques etaponévrotiques. Petit drain dans le Retzius.

On pourra aussi avoir à intervenir pour une éventration'au niveau d’une cicatrice de taille, ou encore pour une réfection plastique de l’urèthre profond.

Enfin, contre les troubles fonctionnels, on commencera par clarifier les urines, par une série de lavages, dans les cas d’incontinence, on éssaiera les

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injections épidurales de sérum physiologique (10 à 20 c/mc.) suivant la technique de Cathelin, qui pourront réveiller certains réflexes. Dans le cas d’atonie ss

vésicale rebelles, on pourra essayer, sans inconvé-

nient, la plicature de la vessie, conseillée par le professeur Rochet il y à quelques années. 2

= Nous terminerons ce chapitre de thérapeutique par un modeste conseil de prophylaxie : l’ordre devrait être donné aux hommes de vider leur vessie avant

l'heure de quitter la tranchée pour l'attaque. Cela

éviterait souvent, suivant le mot de Cathelin, outre des mictions d'influence psychopathique, des plaies

pénétrantes par balle du réservoir, profondément caché et ratatiné sous l’auvent osseux du pubis.

ET

SRE

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