PEU
posé de déplacer le coussin dans le cours de l'intervention, de le mettre sous la région scapulaire pour l'examen de la face convexe et de ie transporter ensuite, pendant le cours de l'intervention sous la région lombaire. Cette manipulation est une difficulté, surtout au point de vue de l’asepsie. Pour nous, il nous semble qu'un débridement au niveau de la plaie avec une laparotomie médiane ou latérale comme l’a proposé Riedel d’'Iéna peut permettre un jour suflisant. On peut ainsi saisir le bord antérieur du foie et le luxer presque pôur examiner la face inférieure.
Dans les cas de plaies thoraciques situées en avant et suffisamment bas, dans la région que Pieri, de Marseille, désigne sous le nom d’hypocondre supérieur, région délmiitée en haut par le bord inférieur de la 6° côte, en bas par le rebord costal, en dedans par la ligne parasternale, en dehors par la ligne axillaire postérieure, on peut employer l’incision de Lannelongue et Canniot (1887), qui comporte la résection d’une partie du rebord ostéo-cartilagineux du gril costal, mais qui toutefois n’intéresse pas le cul-de-sac costo-diaphragmatique. Lejars, dans le cas de plaie de la face convexe du foie située suffisamment en haut et en arrière, avait proposé de faire l’incision de la laparotomie latérale, suivant le bord externe du grand droit et de la continuer en haut en incisant verticalement les cartilages costaux, ce qui ne nécessite pas l’emploi d'instruments spéciaux (de forts ciseaux sont suffisants pour trancher les cartilages), et qui, de même que Fineision de Lannelongue, ne touche pas au sinus costo-diaphragmatique.
Pour les plaies thoraciques on se sert des mêmes opérations que celles utilisées pour aller suturer une plaie du poumon. On fait, au niveau de la plaie extérieure, une résection de côtes plus ou moins grande, mais toujours assez large pour avoir un jour suffisant, le pédicule du volet que l’on taille dans le thorax peut être en haut ou en arrière, et il faut choisir ce qui, sur le moment, vous paraît le plus propice.