OBSERVATION I
(Due à l’obligeance de M. le D’ LAUBAT.)
Plaie du foie par coup de couteau. Suture. Guérison.
(Malade présenté par M. Laubat, à la Société Anatomo-Clinique de Bordeaux, séance du 17 novembre 1913.)
X..., 38 ans, manœuvre, est frappé, le 7 octobre 1913, à 9 h. du soir, d’un coup de couteau de cuisine au niveau de l’épigastre. La lame, dirigée un peu de bas en haut, s'enfonce profondément, paraît-il. Notre blessé a cependant la force de se jeter sur son agresseur, de le terrasser, et bien que perdant du sang en quantité assez abondante, il ne se sent pas trop fatigué pendant plus d’un quart d'heure. Notre homme qui, ainsi que ses camarades, était en état d’ivresse manifeste, commence alors une promenade dans les rues à la recherche d'agents de police; soit à pied, soit en tramway, pendant plus de deux heures on le fait aller, exposé à l’air froid du dehors et ce n’est que quand il tombe, épuisé, qu’on le met dans une voiture pour l’apporter à l’hôpital Saint-André où il est admis, salle 18, lit 29, dans le service de M. le professeur Chavannaz. Il est minuit, il y a donc trois heures que le blessé a recu le
traumatisme.