‹ Plaies du Foie apr Armes blanchesChapitre 6 sur 69 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Anatomie pathologique.

Il est classique de diviser les blessures du foie par armes blanches, en blessures par instruments piquants et blessures par instruments tranchants.

Les instruments piquants (baïonnette, épingle, fleuret, épée, etc.) peuvent ne faire à la surface du foie que des éraflures superficielles, mais peuvent aussi produire des plaies étroites et profondes. Nous avons une observation, due à l’amabilité de M. le docteur Charrier, où la plaie extérieure n’est guère plus grosse qu’une « tête d’épingle noire », et où la lame ayant effleuré la face inférieure du foie y causa une plaie de 5 centimètres, saignant modérément. Ces sortes de plaies présentent une grande analogie avec celles que peuvent produire les instruments tranchants, et en avoir la même gravité.

Dans les cas où, au contraire, la plaie est réellement piquante, le danger est moindre. Un caillot peut alors facilement obturer la lumière du canal de la plaie et lhémorragie cesser d'elle-même.

Les instruments tranchants comprennent les couteaux, poignards, sabres, alènes, etc. Ils peuvent également produire des estafilades superficielles de la surface du foie, mais cependant dans ces cas, en général, les plaies sont plus larges, elles lèsent un plus grand nombre de vaisseaux que les piqûres, et partant, l’'hémorragie interne est plus

Page 1