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En règle, dit COTTE:: « presque toutes les déchirures, pour ne pas dire toutes comme EGOROFF, se voient chez les femmes jeunes, de 18 à 40 ans.
Parmi ces déchirures vaginales, il en est qui relèvent des causes évidentes, mais il n’en est pas toujours ainsi, et parfois on ne trouve rien, pouvant expliquer ces plaies. |
CAUSES EVIDENTES
a) Malformation vaginale :
L’atrésie vaginale est une cause fréquente comme en témoignent les observations de TRIBANE, qui notait un vagin court, petit, incompatible avec le coït. Tel vagin qui n’a que deux ou trois centimètres de profondeur ne peut accueillir le pénis. Dans ces conditions, une tentative brutale déterminera un effondrement de l’une des parois ou de l’un des culs-de-sac, avec participation plus ou moins étendue de la région vulvaire.
Ces malformations, par arrêt du développement du vagin sont rares, mais E. REGNAULT, dans un article paru dans le bulletin de la Société de Gynécologie et d’Obstétrique souligne l'importance de la longueur de vagin dans la vie sexuelle de la
femme.
b) Les cloisonnements du vagin et les brides sont
parfois à l’origine de ces plaies. Lorsque le vagin est cloisonné, vagin double, la cloison intermé-
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diaire est d’ordinaire charnue, épaisse, elle peut être amincie, en certains points. Cette cloison pourra devenir le sièse de déchirure et de perforation, soit que le coït détermine un véritable arrachement de sa base sur la paroi vaginale postérieure, soit qu'il détermine une perforation, établissant une
large communication entre les deux vagins.
CERKA - KOIN - ERANK en ont rapporté des exemples.
REEB cite le cas d’une déchirure vaginale chez une jeune fille de 23 ans qui présentait une cloison transversale du vagin, au tiers inférieur. Ces cloisons ne sont pas rares et siègent tantôt au tiers inférieur, tantôt au tiers supérieur du vagin et sont percées parfois de petits orifices, par où s’écoulent les règles. (ae
c) L’atrésie vaginale est plus fréquemment observée à la ménopause surtout, et après elle, le vagin subit un processus d’atrophie, de rétraction de sclérose liée à l’arrêt de la fonction ovarienne. Néanmoins, il faut distinguer les cas où la femme, continuant de pratiquer le coït, conserve un vagin relativement souple et celui où «elle cesse tout rapport. C’est essentiellement dans cette dernière hypothèse que l’atrésie se développe, que la sclérose évolue et que le vagin devient impropre au retour imprévu et violent des rapports sexuels. Lorsque ceux-ci surviennent, ils peuvent déterminer des