‹ Plaies pénétrantes de poitrineChapitre 10 sur 16 · M CS · texte numérisé non relu

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2 Type moyen. — Les symptômes généraux les plus marqués et les symptômes fonctionnels dominent la scène. Le blessé arrive à l’ambulance dans un état de défaillance extrême, la dyspnée est très marquée, entrecoupée de temps en temps par des secousses d’une petite toux sèche, suivie d’une expectoration spumeuse, mêlée de sang rutilant, véritable hémoptysie d’effraction. Le blessé est anxieux, le pouls est rapide et filant. Tous les troubles sont exagérérés par les moindres mouvements. |

Localement, on trouve un ou deux orifices plus ou moins gros et contus. Parfois, 1l existe autour de ces plaies une zone de crépitation emphysémateuse qui peut gagner à distance le éreux de l’aisselle, la région sous-pectorale et la base du cou. Si les plaies sont larges, on peut voir s’écouler au dehors une certaine quantité de sang noirâtre ou de liquide séro-sanguinolent, parfois très foncé.

L'examen stéthoscopique dénote un hémothorax plus ou moins abondant avec matité remontant parfois très haut, bien au-dessus de la pointe de l’omoplate, quelquefois elle envahit tout le côté lésé et lorsqu'elle siège à gauche, elle refoule la pomte du cœur à droite. Le silence respiratoire est à peu près complet. Nous avons observé 8 cas de traumatopnée, dus à la communication de la plèvre avec l’extérieur par suite de la coïncidence des différents plans perforés. Il y a parfois coexistence d’un pneumothorax avec l’hémothorax, circonstance favorable à l’hémostase spontanée du poumon.

Res 3 Type grave. — Les symptômes généraux et les symptômes fonctionnels sont à leur maximum. L’anxiété est grande, la face cyanosée, couverte de sueurs, le pouls petit, filiforme, à 120, 140, la respiration est courte et superficielle, entrecoupée par des accès de suffocation. Localement, on trouve soit une plaie large avec grands délabrements et hémorragie abondante à l'extérieur, le sang giclant à chaque mouvement respiratoire, soit une petite plaie fermée avec hémothorax abondant.

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EXAMEN RADIOSCOPIQUE

L'examen radioscopique, de règle chez tous les blessés de guerre, prend ici une importance de tout, premier ordre, au pomt que l’on ne saurait concevonr: à lavant, un service de blessés de poitrine sans imstallation radioscopique. Cet examen prime l’auscultation, sans valeur chaque fois qu’il y a traumatopnée et non seulement nous lui demandons d’éclairer notre diagnostic, mais durant l’évolution entière du traumatisme, nous suivons sous l’écran le retour progressif vers l’mtégrité fonctionnelle.

A. — PREMIER EXAMEN. — Il sera immédiat ou après quelques heures si le shock lordonne. Ainsi nous apprendrons : 1° s’il y a un projectile, quelle est sa forme et sa situation. Il est facile au niveau du thorax de découvrir la présence d’un corps métallique, néanmoins la présence d’un hémothorax peut créer une difficulté. Le projectile découvert, un double examen face et profil, nous renseigne sur sa forme et sa nature : balle, éclat plus ou moins irréguher et

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