RENTE
volumineux. Enfin, il faudra se demander s’il est pariétal, pleural ou pulmonaire : la localisation en profondeur sera un premier élément de diagnostic mais le plus souvent, son mode de motilité suffit à nous renseigner : pariétal, il sera mobile avec le plan costal ; pleural, il tombe le plus souvent sur le dôme diaphragmatique et va s’immobiliser en un point du sinus costo-diaphragmatique. S'il est pulmonaire, nous le verrons suivre les mouvements d’expansion du poumon, #ouvements variables selon sa situation dans le poumon (mouvement vertical très étendu s’il est à la base, horizontal au niveau de l’étage hilaire, à peine mobile et verticalement s’il est dans le som-. met). Enfin bien qu'intra-pulmonaire, il pourra être animé de battements synchrones aux systoles s’il est bilaire, près du cœur ou de l’aorte : 2° s’il y à un hémothorax et quelle est son importance; s’il y a un pneumothorax, le champ pulmonaire étant plus clair du côté lésé, sauf à l’endroit répondant au hile qui est représenté par une zone sombre. Dans le cas d'hémothorax, l’obscurité remonte plus ou moins haut selon l'abondance de l’épanchement, mais toujours limité par une ligne horizontale tranchant nettement avec la clarté sus-jacente. On terminera cet examen en s’assurant que le côté opposé ne présente aucune lésion.
B. — Au cours de l’évolution du traumatisme, on fera des examens répétés : 1° si on a traité le blessé par l’abstention, on s’assurera que le projectile est parfaitement toléré et ne s’entoure pas d’une zone
fn sombre concentrique, signe de réaction inflammatoire ; 2° si le blessé a été opéré, on dépistera et on appréciera la valeur d’un épanchement pleural réactionnel, on surveillera l’autre poumon ; enfin, on suivra la disparition progressive du pneumothorax et le retour au fonctionnement normal du poumon opéré.
PT