‹ Plaies pénétrantes de poitrineChapitre 9 sur 16 · ÉTUDE DES LÉSIONS · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES LÉSIONS

L'étude des lésions nous amène à considérer les différents plans que peut rencontrer le projectile : paroi thoracique, plèvre, poumon.

a) Paroi thoracique. — L’orifice d’entrée présente des caractères variables suivant les formes, les dimensions et la vitesse du projectile. L’orifice de sortie est toujours de dimensions plus considérables que le projectile, par suite de l'éclatement des parties molles. Souvent, l’étude de ces deux orifices permet d'établir approximativement le trajet du projectile. Tantôt il passe dans un espace intercostal, produisant rarement la rupture d’une intercostale ou d’une mammaire Imterne, tantôt 1l fracture une ou plusieurs côtes. Dans les cas les plus bénins, la fracture due généralement à une balle est à l’emporte-pièce et les esquilles sont peu nombreuses et difficiles à mettre en évidence. Au contraire, dans les fractures par éclat d’obus, les esquilles sont abondantes et fichées dans les feuillets de la plèvre, entrainées même jusque

pre

dans le tunnel intrapulmonaire. Au niveau du foyer de fracture on a souvent une fissure de la côte, condition favorable au développement d’un foyer d’ostéite qui entretiendra plus tard une fistule pleurale ou amènera la suppuration d’un hémothorax.

b) Plèvre. — Les lésions sont plus ou moins grandes, le fait essentiel est l’existence d’une porte

ouverte entre cette cavité et un foyer de fracture costal.

c) Poumon. — Le trajet du projectile est plus ou moins large, 1l saigne et se remplit de caillots. Dans les premières heures, l’orifice d'entrée de ce trajet apparait nettement à la plèvre viscèrale sous forme d’un champignon noirâtre. Tout autour, on a une zone d’attrition, zone d’hémorragies diffuses entourée de lésions d’emphysème. Dans le poumon lésé, 1l y a des fissures, de véritables éclatements se propageant plus ou moins loin. Bien souvent, on a des lésions du côté opposé, lésions congestives dues à la contusion et pouvant répondre à une plaie même minime du poumon blessé.

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SYMPTOMATOLOGIE

Cliniquement, il y a une gamme ininterrompue de types de plaies de poitrine entre les cas les plus bénins et les cas les plus graves. Malgré ce qu'une classification peut avoir d’artificiel, on peut diviser en trois oroupes les blessés lorsqu'ils se présentent à l’'ambulance de l’avant : 1° ceux du type léger; 2° ceux du type moyen ; 3° ceux du type grave.

1° Type léger. — Le blessé ne souffre pas, les symptômes fonctionnels et généraux sont au minimum, et seuls les signes physiques permettent de diagnostiquer la pénétration intrathoracique, c’est l’existence d’un orifice d’entrée, ou à la fois d’un orifice d’entrée et d’un orifice de sortie très petits, oblitérés. Du côté atteint on a un peu de matité à la base avec diminution du murmure vésiculaire et quelques râles fins. Légère dyspnée avec quelques crachats muqueux teintés de sang. Ce sont ces cas qui répondent aux lésions avec thorax fermé.

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