A. ABSTENTION
Dans les cas où on n’intervient pas, le blessé est enveloppé dans un grand pansement sec, placé dans la position mi-assise, dans le repos le plus complet, avec défense même de parler. On lui fait de la morphine, du sérum artificiel, de l’huile camphrée et de la caféine pour le remonter et combattre le shock, on désinfecte plusieurs fois par jour les cavités naturelles, nez et bouche et on surveille le tube digestif. La dyspnée et l’expectoration diminuent, le pouls devient meilleur au bout de peu de jours. Quant à l’hémotho— rax, s’il est léger, 1l peut se résorber ; on ne se préoccupe pas d’un hémothorax pendant les deux premiers Jours, à moins qu’il ne soit très abondant. Ce n’est que vers le 10° ou le 12° jour, s’il n’a aucune tendance à la résorption, qu’on pratique une ponction évacuatrice. Très souvent une seule ponction, même petite, amorce la résorption. La persistance de la dyspnée, avec une élévation thermique à 38°5 ou 39 degrés, feront penser à la suppuration de l’hémothorax; on confirme le diagnostic par une ponction exploratrice et on fait une thoracotomie, suivie d’irrigations au Dakin de la cavité pleurale que l’on suture le plus tôt possible.