‹ Plan d'écoles générale et spéciales pour l'agriculture, l'industrie manufacturière, le commerce et l'administrationChapitre 7 sur 9 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l’École Polytechnique. — De l’examen d’enliéc à l’École centrale. — De la distribution des études dans cet ctaldissc' ment.

Nous voici parvenus à la fin de la partie la plus importante de la tâche que nous nous sommes imposée. I^a formation, le but de notre école centrale, et la discussion de son programme, sont les bases fondamentales du système que nous proposons. Nous croyons avoir fait sentir que cette création nouvelle serait immensément utile, qu’elle satisferait à des besoins qui caractérisent la génération actuelle. Il nous reste à prouver maintenant quecesystème serait applicable immédiatement, et qu’il ne rencontrerait pas d’obstacle impossible à surmonter. Tel sera principalement le résultat de nos recherches sur les écoles spéciales qu’il conviendrait de créer, et sur les moyens de leur donner le crédit et l’importance nécessaires.

Mais avant d’aborder ces nouvelles questions , il ne sera pas inutile de dire quelques mots sur l’al-

liance possible des institutions que nous proposons, avec celles anologues qui existent, qui ont produit d’immenses résultats, mais qui, restées stationnaires, tombent en décadence, et ne tarderaient pas à périr de vieillesse , si on ne se hâtait de les modifier, de les rajeunir, de leur donner enfin une constitution intérieure et une destination plus en harmonie avec les besoins de l’époque.

Nous avons déjà dit de quelle grande idée était née l’École Polytechnique, les circonstances qui avaient rétréci et limité son influence et sa destination , celles qui avaient empêché qu’elle ne fut reconstituée sur une base plus large et plus conforme au but primitif de sa création. Mais nous ne nous sommes pas assez étendus sur l’immense influence qu’elle a eue sur les progrès et les idées de notre siècle , malgré les obstacles qui la gênaient, malgré le faux emploi que l’on en faisait. Nous y reviendrons encore, car l’École Polytechnique offre en quelque sorte la partie expérimentale du système d’éducation professionnelle que nous proposons.

Si les sciences positives ont fait tant et de si utiles progrès depuis quarante ans, c’est parceque l’École Poytechnique existait. Suivez ses élèves dans les corps spéciaux, dans l’instruction publique, à l’Académie des Sciences , sur la liste de noms célèbres que notre époque lègue à la postérité, et voyez s’ils ne sont pas partout des plus distingués, des plus nombreux relativement à la petite

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quantité de ceux que nos guerres de la révolution et de l’empire n’ont pas enlevés à la fleur de l’âge.

Si nous avons quelques bons chefs d’industrie , quelques bons directeurs de mine, d’usine, de fabrique; si les arts chimiques ont fait tant de progrès chez nous, qui pourrait nier que l’École Polytechnique ne soit la source réelle de tous ces biens? que de noms nous pourrions citer qui banniraient tout doute à cet égard !

S’il existe des cours destinés à propager parmi les ouvriers les connaissances utiles, c’est parce qu’un élève de l’École a conçu cette belle idée ; c’est parce que d’autres élèves se sont offerts pour la mettre à exécution.

Si la seule des sciences naturelles que ces élèves so'ent à même d’étudier dans leurs écoles d’application , si la géologie a fait depuis peu de si grands progrès, si elle s’est élevée si rapidement au rang des sciences positives, n’est-ce pas l’œuvre du petit nombre d’élèves de l’École qui s’en sont occupés?

Si nos travaux publics offrent de si beaux modèles de construction aux nations rivales et jalouses de la nôtre, qu’elles s’empressent de les imiter; si tel ingénieur anglais, faisant son tour d’Europe, n’a rapporté de ses voyages qu’une admiration enthousiaste et fantastique pour quelques-uns de nos ponts ; si des routes admirablement bien tracées ont aplani les obstacles qui nous séparaient de nos voisins; si dans les temps

de notre gloire militaire, les pays conquis ont vu leurs communications se multiplier, leurs marais se dessécher, c’est que l’École Polytechnique avait formé nos ingénieurs.

Si tant de fois, dans des combats gigantesques où nos années étaient accablées par le nombre de leurs ennemis, notre artillerie a ramené la victoire sous nos'drapeaux, n’est-ce pas parce que ses officiers , sortis de l’École , marchaient de sang-froid à une mort certaine ? Ah ! si le grand capitaine de nos temps modernes a profondément réfléchi sur toutes les causes de ses succès et de ses revers, dans ces îles d’exil où l’École Polytechnique avait ses représentans de fidélité au malheur et à la discipline, a-t-il pu oublier tout ce qu’il devait à cette École ? n’a-t-il pas dù regretter de n’avoir pas assez ménagé ce qu’il appelait sa poule aux œufs d’or?

Si des intérêts politiques mal entendus, si des rivalités passionnées et un patriotisme injuste ■ ft’aveuglaient pas les chefs des gouvernemens étrangers, ne reconnaîtraient-ils pas tout le bien qu’un petit nombre d’élèves de l’École, bannis ou sortis de France, ont fait dans leurs états? Ne leur doivent-ils pas des travaux importans, des corps entiers d’hommes instruits et d’ingénieurs distingués auxquels ils ont enseigné les sciences et les arts, dans des écoles qu’ils ont créées ou mo. delées sur celle dont ils étaient sortis ?

Que l’on compte le nombre des hommes que

l’École Polytechnique a formés, qu’on en retranche la plus grande partie morte prématurément au champ d’honneur , et qu’on envisage en même temps l’influence que le petit nombre de ceux qui ont survécu à cette destruction a exercée sur les sciences et l’industrie, sur la gloire et l’honneur de notre nation , et l’on sera convaincu des immenses résultats que peut produire une instruction solide basée sur la connaissance des sciences positives.

Et cependant quel parti tire-t-on de cette élite de la jeunesse françaisePLe plus grand nombre sert à alimenter les corps d'officiers du génie et de l’artillerie ; là ils sont maintenant forcés de végéter dans l’inaction et l’obscurité, ou de donner leur démission pour venir tenter dans le monde actif l’admission à quelque emploi où leurs talens puissent se développer.

N’est-il pas temps d’abandonner un système aussi défectueux , en augmentant le nombre des corps spéciaux qui recrutent leurs membres à l’École Polytechnique? Et si la sûreté de l’État exige que l’artillerie et le génie y puisent leurs officiers, n’existe-t-il aucun moyen de leuroffrir, en temps de paix, l’occasion d’utiliser la puissance de leurs moyens acquis?

Laissera-t-on s’élever, à côté de cette institution nationale, des établissemens particuliers, destinés à répondre aux vrais besoins de l’époque , que le gouvernement semble ne pas sentir, qui absorbe-

i-oiit la partie la plus distinguée de la généi-atioii nouvelle, pour lui donner une éducation professionnelle plus en harmonie avec nos mœurs et nos idées actuelles, mais qui sera restreinte, dans sa perfection et son étendue, par le crédit et l’influence limités de ceux qui la dirigent ?

Oui, nous en sommes convaincus, le jour où nos gouvernans et nos législateurs sentiront qu’il faut entreprendre d’immenses réformes pour faire sortir la France de l’état de crise et d’anarchie pacifique qui la mine , celle que nous indiquons nesera pas la dernière à frapper leurs regards.

Quand on s’occupera sérieusement de l’institution dont il s’agit , pour lui donner le caractère de généralité qui lui convient , on ne saurait se dispenser de modifier la nature des examens d’entrée, de simplifier l’étude des mathématiques qu’on exige des candidats , enfin , d’introduire dans les cours de cette école les sciences que nous y avons énumérées. Et alors l’École Polytecnique pourrait fournir ses élèves non seulement aux écoles spéciales d’artillerie et du génie, des ponts-et-chaussées et des mines , mais encore à celles de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et de l’administration.

Les sciences font deux genres de progrès bien distincts : les uns sont les découvertes qui aug>mentent leur domaine, les autres sont les théories nouvelles qui coordonnent et facilitent de plus er»

plus l’étude des découvertes antécédentes. Dans l’histoire de chaque science, ces travaux d’extension et de simplification se succèdent, se croisent, se superposent en quelque sorte; mais quand son domaine est devenu stationnaire, soit parce qu’il a réellement atteint sa limite naturelle, soit parce que d’autres sciences doivent marcher avant qu’il s’étende de nouveau , les travaux de simplification sont évidemment les seuls qu’il faille entreprendre, et qui aient quelque valeur. Que si , par une circonstance particulière , l’enseignement d’une science en repos se complique , cette circonstance est funeste et rétrograde.

Le mode d’examen d’entrée à l’École Polytechnique nous parait avoir produit ce fâcheux résultat. Quoi de plus stationnaire à l’époque actuelle, que l’arithmétique, la géométrie, l’algèbre proprement dite, et l’application de l’algèbre à la géométrie, telles qu’elles sont définies dans le programme d’admission ? Et cependant les ouvrages élémentaires destinés à former les candidats grossissent et se multiplient dans une proportion effrayante: chaque année voit éclore de nouvelles éditions considérablement augmentées. C’est justement le contraire de ce qui devrait arriver, si les Vrdis progrès de la science n’étaient pas arrêtés par quelque mauvaise institution.

Les examinateurs, qui doivent non-seulement juger si les différons candidats ont les 'connais-

sauces suffisantes, mais encore assigner leur mérite relatif, pour déterminer leur classement , sont obligés de leur faire des objections, des questions toutes particulières, afin de démêler dans la spontanéité de leurs réponses, l’étendue plus ou moins grande de leur intelligence et de leur capacité. Ces objections, ces questions, qui sont pour la plupart fort peu importantes pour la science en elle-même, sont recueillies avec soin par les professeurs; leurs énoncés, et les réponses que l’examinateur paraît préférer, vont grossir les cours de l’année suivante , et les nouvelles éditions des ouvrages élémentaires. Ija tâche de l’examinateur devient alors de plus en plus difficile , et il nous semble impossible que son jugement sur le classement des candidats puisse être exempt de graves erreurs, dans l’état où cette progression monstrueuse a conduit l’enseignement de la science.

Les considérations qui suivent feront concevoir la véritable cause de ce mal évident.

Quand on suit les progrès des élèves de nos collèges, en mathématiques élémentaires et spéciales, on remarque qu’un certain nombre d’entre eux, un tiers environ, comprennent les théories qu’on leur expose. Elles sont inintelligibles pour les autres, qui ne parviennent qu’à force de mémoire à répéter passablement ce qu’on leur enseigne.

La nature indique ici , d’une manière tranchée, qu’elle n’a pas donné à toutes les intelligences

la faculté de réussir dans les sciences de raisonnement. C’est contrarier ses manifestations , ou s’occuper d’une oeuvre monstrueuse, que de lancer dans la carrière des mathématiques des êtres incapables de la suivre avec profit , et qui auraient peut-être pu se distinguer en suivant une route différente. C’est agir avec autant d’imprévoyance et même d’injustice, que de fermer cette carrière aux jeunes gens que leurs dispositions organiques rendent capables d’y être utiles.

Or c’est ce que l’on fait en limitant le nombre des élèves de l’Ecole Polytechnique, et en rendant longues et difficiles les études nécessaires aux candidats. Deux années sont maintenant à peu près indispensables pour acquérir les connaissances exigées. Comme passé vingt ans on ne peut plus se présenter, l’examinateur croit qu’il est juste de favoriser, à mérite égal, les candidats qui ont atteint cette limite, au détriment de ceux qui ont encore un ou deux ans devant eux. Il résulte de là que beaucoup de jeunes gens se présentent deux, ou même trois fois avant d’entrer dans l’École, et que, trop souvent, après quatre ou cinq ans d’études forcées en mathématiques élémentaires et spéciales, un jeune homme, constamment refusé, atteint vingt ans, et est obligé de recommencer d’autres études pour suivre une autre carrière. Qu’on juge du désespoir de ce jeune homme et de ses parens! Quatre ou cinq années.

des plus précieuses de la vie , totalement perdues î N’y eût -il qu’un seul exemple de cette nature , il suffirait pour faire rejeter l’état de choses qui l’aurait produit.

Mais c’est qu’il est du devoir d’un gouvernement sage et paternel, quand il présente aux jeunes gens une carrière honorable et enviée qui exige de leur part de grands sacrifices, d’y admettre tous ceux qui y sont portés par leurs dispositions organiques , et de ne rejeter que ceux qui se sont en quelque sorte trompés sur leur véritable destination , en venant tenter des études étrangères à la nature de leurs facultés.

La quantité d’élus pour les sciences de raisonnement n’est pas aussi considérable qu’on pourrait le penser. Le nombre des candidats qui se présentent annuellement à l’École Polyteçhnique , ou plutôt qui se présentaient du temps de l’empire, lorsque la conscription ne laissait guère que cette porte aux jeunes gens qui ambitionnaient une autre place que celle de soldat, semble indiquer qu’en France, tout au plus trois ou quatre cents jeunes gens, par année, peuvent prouver qu’ils sont propres à cultiver les sciences positives, d’une manière utile et profitable.

Ces trois ou quatre cents candidats ont tous des droits égaux pour entrer à l’École. Le gouvernement leur doit également à tous de les former , de leur donner une éducation professionnelle , de

les placer de manière à ce qu’ils puissent utiliser leurs talens acquis. Il est de son intérêt , qui ne peut être que celui de la nation , de ne laisser inculte aucune de ces intelligences privilégiées que la nature semble avoir répandues avec tant de parcimonie parmi les hommes. > <

Pourrait-on soutenir que le gouvernement n’ait |>as trois ou quatre cents places à donner, par année , à des hommes ayant reçu une éducation positive ? Indépendamment des carrières si restreintes qui se recrutent actuellement à l’École Polytechnique , celle de l’instruction n’offre-t-elle pas un immense débouché? L’expérience ne prouve-t-elle pas tous les jours que l’École Polytechnique est la meilleure de toutes les écoles normales pour l’enseignement des sciences? Et s’il nous a été donné de faire partager notre conviction à nos lecteurs , les carrières nouvelles que nous avons signalées n’attendent-elles pas que des hommes positifs viennent les tirer de l’état de langueur et d’ignorance dans lequel elles se trouvent?

Ainsi les examens à notre école centrale auront uniquement pour but de distinguer parmi les candidats ceux auxquels il a été accordé de comprendre quelque chose aux sciences abstraites et positives, et de rejeter ceux que le genre de leurs facultés doit conduire sur d’autres directions. Aucun classement n’est nécessaire; le nombre des candidats

reçus ne doit avoir d’autre limite que celle indiquée par la nature. Si ce classement était indispensable dans l’école, un ou deux mois d’études, et des examens partiels, permettraient de l’opérer avec beaucoup moins de chances d’erreur.

Et pour diminuer autant que possible le temps que les candidats devraient consacrer à tenter une carrière qui pourrait ne pas leur réussir, nous réduirons le programme d’admission aux seules connaissances à exiger pour que l’examinateur puisse porter un simple jugement de capacité. L’arithmétique, mais dépourvue de cette multitude de propositions étrangères qui ne sont que de l’algèbre déguisée; la géométrie élémentaire , mais dégagée de toutes ces répétitions de démonsti-ation par l’absurde , qui n’ont d’autre but que d’éviter l’idée de Vinfini ou de limite, à laquelle il faudra cependant que l’élève s’habitue tôt ou tard ; l’algèbre, mais réduite aux équations des deux premiers degrés; enfin quelques notions sur l’application de l’algèbre à la géométrie; voilà tout ce qui composera notre programme d’admission pour la partie des mathématiques. Mais nous exigerons que l'examen porte aussi sur les connaissances en géographie, en liistoire , en langues vivantes , en phy- .sique, en histoire naturelle, que l’élève peut avoir acquises dans le cours de ses études collégiales.

On pourrait craindre qu’une trop grande facilité de la part de l’examinateur ne fit entrer dans

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l’école des sujets incapables d’en suivre les cours ; mais les personnes qui ont été à même de suivre le développement de l’intelligence d’un grand nombre de jeunes gens , savent combien est tran> chée la ligne de séparation des élèves en mathématiques de nos collèges , qui peuvent ou ne peuvent pas les comprendre , et ce serait vraiment lui accorder trop peu de savoir et de pénétration , que de supposer que l’examinateur pût commettre un grand nombre d’erreurs de cette nature. D’ailleurs on pourrait facilement l’empêcher de compromettre ainsi, plusieurs années de suite, le succès de l’établissement.

De cette manière , le reste des mathématiques spéciales, que les élèves devraient connaître avant d’aborder l’analyse infinitésimale , serait enseigné dans l’intérieur de l’école centrale , au commencement du cours de mathématiques pures. Il pourrait alors être professé d’une manière plus rationnelle, plussimple, plus philosophique et beaucoup plusprofitable qu’il ne l’estaujourd’hui.Ceseraitautant d’enlevé à l’esprit de spéculation, autre source si évidente des m%ux que nous avons signalés.

Il est hors des limites de cet ouvrage d’entrer ici dans les détails de la distribution des cours de notre école centrale pendant les trois années d’études. Nous sommes convaincus qu’en réduisant l’enseignement des sciences que nous avons énumérées aux seules parties réellement utiles , on

trouverait le moyeu de coordonner le nombre des leçons , des répétitions, le temps des études, celui des manipulations et des exercices pratiques, de telle sorte que les élèves pussent en pro6ter sans trop de fatigue, et y trouver assez de variété , y prendre asses d’intérêt, pour limiter ou même supprimer le temps de repos auquel on donne le nom de récréation , et dont le besoin n’est , suivant nous, que la preuve évidente de l’imperfection de l’enseignement, et du peu de soin que l’on prend pour rendre les études attachantes.

N’est-il pas permis de croire que nos élèves trouveraient autant de charme et de délassement d’esprit à façonner des modèles dans nos divers ateliers , à conduire et diriger les machines qui y seraient en activité, enün à tous les exercices pratiques que nous avons indiqués , qu’à tous les jeux qu’il est possible d’imaginer ?

Nous voudrions, d’ailleurs, qu’ils eussent été consultés pour établir les règlemens concernant l’emploi varié de leur temps, de telle sorte qu’ils eussent force de loi parmi eux, sans qu’ils pussent leur attribuer rien d’arbitraire ni d’irréflédbi ; mais que, hors les heures des leçons orales, une grande liberté leur fut accordée dans les salles d’étude , dans les ateUers et les. laboratoires où ils devraient se trouver. Une simple surveillance, pour éviter les erreurs ou empêcher les destructions , nous semble sufhsante.

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Viendraient ensuite les examens particuliers et généraux , l’inspection des travaux graphiques et manuels , qui permettraient à des juges éclairés , mais sévères , de décider si les élèves auraient suffisamment utilisé le temps et les moyens qu’on avait mis à leur disposition. Des réprimandes sagement motivées, des privations d’exercices favoris, et , plus que tout cela , de mauvaises notes , qui entreraient en balance lorsqu’il s’agirait de leur accorder ou de leur refuser un brevet de capacité à la sortie de l’école, suffisent pour exciter le zèle et l’activité des jeunes gens de dix-huit à vingt-un ans, que leurs moyens naturels ont mis au-dessus de leurs contemporains, et en qui des idées d’avenir et de prévoyance se font toujours remarquer.

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