‹ Plan d'éducation pour les enfans pauvres, d'après les deux méthodes combinées du docteur Bell et de M. LancasterChapitre 10 sur 23 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DIVISION DE l'École en classes^

liprincipe fondamental deladiyisioa par classes est que chaque enfaijt trouve son niveau , c'est-àdire, qu'il soit re'uni au nombre d'enlans qui juste en savent autant et n'en savent pas plus que lui (i). De cette manière aucun enfant paresseux ou peu intelligent ne retarde les progrès des autres. li reste alors plus long-temps dans' la même classe , mais il finit tôt ou tard par y être le plus instruit, et alors il monte dans une classe supérieure. Cette division a l'avantage de &ire qu'ufte classe n'est qu'une fraction de l'école , qu'elle n'exige ni un local , ni yn niaUre particulier, et que le mouvement s'opère simultanément dans tous les degrés d'instruction. Alors les petits ne sont pas les bras croisés ou inatteuti& pendant ^on &it répéter les grands , et ceux-ci ne sont pas obligés d'entendre les leçons élémentaires qu'ils savent déjà et qui leur font perdre leur temps.

Toutes les classes sont rangées en cercle dans la

salle ayec l'iastracteiir au milieu de chaque cercle , formant un nombre de petits groupes assez semblables à ceux que l'on voit dans les cafés, ou dans toute espèce de réunion. ( Voyez le plan. ) Tous parlent à la fois; mais l'habitude de fixer sou attention sur un point séparé, et la grandeur de la saUe, empêchent cpie ce bourdonnement n'entraîne de la confusion. Lorsqu'uneclasse lait tropdebruit, l'un ',des suppléansla modère. Le point important étant .* d'éviter la perte du temps et de ne montrer les mêmes I, choses qu'à ceux qui ont la même capacité , on voit que plus une école est nombreuse et plus l'instruction est facile, ce qui est le contraire de iancienn» ifiéthode. En effet, plus Fécole est nombreuse , plus on peut y former de classes , et un enfant instructeur n'a pas plus de peine à faire répéter trente enfans que dix, et l'émulatioà est bien plus excitée par le^ progrès que chaque eniant voit qu'il fait sur un grand nombre.

Lorsqu'un enfant a pris un liaut rang dans sa , classe et qu'il le maintient quelque temps , il a le . choix, ou d'être instructeur d|M:ette classe , ou d'être avancé a une classe supérieure, oii il se trouvera le derniei;. S'il prend ce dernier parti et qu'il se maintienne quelque temps dans cette nouvelle classe , il y reste , sans cfuoî il est obligé de retourne!" à l'ancienne; de même si un enfant , par oubli , par distraction ou déiàut d'intelligence, faiblît quelque temps dans sa classe, il retourne dans la classe in-

■- fe'rieure , et il n'y a point d'effort que les enfans ne - jasseat pour éviter cette Iramilialion. Ils savent d'ailleurs que tout dépend d'eux, qu'il n'y a pas de •-protection qui puisse les servir, et que, si même I fun d'eux était avancé par faveur dans une autre . fiasse , il y serait tellement inférieur qu'il ne pourrait s'y maintenir.

De cette irfenîère on ne voitpasdans ces écoles, ce qui a si souvent lieu dans les pensions ou collèges , des enfans auxquels on ne peut rien apprendre , et qui sortent des études à peu près tels qu'ils y sont entrés. Les plus bornés ici, finissent toujours par arriver tôt ou tard à la fin de l'instruction, qui , sans doute , est élémentaire, maïs qui renferme tout ce qu'il est utile de connaître pour toutes les situations de la vie.

Il est rare dans les collèges qu'on fasse doidiler les classes à beaucoup d'enians , et alors ceux qui ne se trouvent pas au niveau des autres, sont constamment arriérés dans leurs études, et ne peuvent jamais regagner la supériorité , quelques efforts qu'ils fassent. Une plus grande subdivision et un mouvement continuel dans la classification sont donc deux excellens moyens, surtout dans l'éducation élémentaire.

Le nombre des classes dépend du nombre des écoliers et de leur degré d'instruction. S'ils sont au plus mille et au moins deux cents , ils peuvent former dix classes; et c'est le nombre le plus conve-

àiMC seule

et

Page 1