‹ Plan d'éducation pour les enfans pauvres, d'après les deux méthodes combinées du docteur Bell et de M. LancasterChapitre 15 sur 23 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

HELIClOH KT MOBILE.

La. morale est la laogue universelle des peuples , le lien commuo des hommes, et rÊcritare sainte est le livre de la morale. 11 ae devrait donc pas se former en Europe d'école qui ne reposât sur Ml éternels préceptes de ce livre divin , qui ne puisât là ses exemples, sa doctrine, aes leçons. Celte première

" hase une fols admise , il est facile de soumettre le mode d'enseignement aux principes de Ia»religioa dominante , à l'observance religieuse que l'on veut encourager. Il existe au milieu de Londres une école composée uniquement d'enfaus catholiques élevés suivant la méthode de M. Lancaster , à laquelle seulement on a ajouté les pratiques de l'église romaine. Il en pourrait être ainsi dans tous les pays où ce culte estexclusif ouseulemeiitdominant. Quant aux autres^ on laisserait subsister les écoles suivant l'institution primitive, pour réunir les enfans des différentes communautés. Cette marche a été suivie en Augleterre, sans avoir été calculée, mais par la nature (nème des différentes croyances tolérées dans ce pays. En effet , lorsque M. Lancaster conçut et mit a exé-

l'culion le projet de répandre le bienfait de l'éducation , il aurait entièrement manqué son but , s'il sf>

fût boraé à réunir les eniaos de sa secte ; ou qu'il eût pre'tendu enseigner aux autres sa doctriue. 11 pensa avec raison que , pour donner un grand développement à son institution, il devait la rendre convenable à tout le monde; que, ne pouvant entrer dans le détail de cliaque religion, il devait s'attacher à enseigner la base de toutes. Quoique dans ses f coles on ne prononce pas le mot de religion , les en- [ jfanse^ortent cependant religieux, etlaplusgrande I partie appartiennent même à l'église anglicane, sans 'qu'il ait été fait jamais vis-à-vis d'eux aucune tentative de prosélytisme. Sans dqate les chefs de la religion dominante n'ont pas dû trouver les instructions sufiisantes et ont encouragé de préférence , comme nous l'avons dit plus haut , les écoles du docteur Bell , dans lesquelles on joint aux préceptes généraux de VÉvangile , les articles et les dogmes de l'église anglicane. Ils ont fort bien fait; et les mêmes 'additions, relatives àchaque culte, pourraient avoir I .lieu également dans les pays protesians du Nord , I dans las états catholiques et dans ceux qui suivent ' le rit grec. Le fond de la méthode est étranger i f toute pratique quelconque j mais ne se refuse à [ àvcune.

' Quant à la France , il est bien reconnu , et la ré- J Volution n'a pas diminué cette idée, que lesenfans liâoivent être élevés dans les principes i-eligienx de jleors pères; ceux même qui n'eu font pas grand cas l OU qui y sont opposés, désirent que leurs enlans les'

acquièrent; et c'est souvent la chose à laquelle ils font le plus d'attention. Cette disposition est une bonne circonstance pour Véducalion de la génération à venir; mais il en est une plus avantageuse encore, c'est l'uniJormité de croyance. On ne connaît chez nous que deux espèces de personnes , celles qui n'ont pas du tout de religion, ou celles qui suivent la religion dominante. A l'exception d'uQ petit nombre deprotestans, qui sont aussi très- ^fidèles à leur culte , on ne voit pas cette multitude de sectes, qui discutent, qui se quereUent, ces dissidences, souvent très-faibles , mais qui établissent cependant chacune une division marquée , une circonscription nouvelle; il y a chez nous du zèle ou de l'indifférence, rarement de l'examen; personne ne pense à se convaîncrffle ce qu'il doit croïi'e , et la foi du charbonnier marche tranquillement à côté de l'insouciance du sauvage.

Dans un pays semUable , aucune difficulté ne se présente pour établir l'observance religieuse dans l'éducation, puisqu'elle plaît à beaucoup et n'offense personne. En Angleterre, ainsi que nous l'avons dit, les seules écoles du docteur Bell suivent les dogmes de l'église anglicane ; dans celles de M. Lancaster, on laisse aux parens faire à cet égard ce qu'ils jugent convenable, et cela n'a pas d'inconvénient, parce que, de retour chez eux, les enfans trouvent une religion quelconque dans leur famille. En France î! y en 3 beaucoup qui n'en trou^raienF pas du tout ;

el d'aiDeofs , le |iwiii pojsn qai n'a pas le i»i|is, oo la connaîasaiioe snffiiaiitr pour aDontier à son fik Falphabel , Fa encore bien moiiis pcNur loi m^ prendre le catéduame. Je pense doae qne les prin» cîpea âémentaires de la religîon doîrent être prtKr foses partout dans les éocdes de diarilë qne nous pnqpoMHis , et &ire partie de Fédocation. Le mode d'enseignement à cet egavd dépendra dea mesorca qni sercmt adoptées dans les diffi>rem Quant aox départemens on il ezisl protestans, il serait convenaUe de ment des écoles spéciales pour eos^ ; celles de FAngletevre,

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