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la léte de cet établissement , et s'entendaient pour qu'une d'elles le visitât tous les jours.
Je trouvai à Salisbury et dans toute la province les mêmes institutions ; mais ce fut principalement à mon retour à Londres que j'eus lieu d'être enchanté en voyant les progrès qu'avait faits cette méthode et le zèle que l'on mettait à la propager.
Parini les institutions diverses qui attirent l'attention dans cette grande ville, parmi les innombrables étabhssemens de charité qui l'honorent, il n'en est point de plus curieux et de plus intéressant que les écoles de paroisses , parish sckools , que le Rojal Asjîum (le Chelsea, l'école dn Borough-Road , l'e'cole centrale an Baldwin's-Garden^ toutes entretenues par des souscriptions volontaires. C'est dans ces asiles du pauvre , dans ces demeures éloignées des regards , que l'on peut,juger combien il existe en Augleteiïe de bienfaisance dans la richesse et de sagesse dans la bienfaisance : U s'est passé peu de jours où je n'aie visité quelques-uns de ces (Slablissemens , et où je n'en sols revenu
avec de nouveaux motifs de les ad
Je conçus alors le projet de me bien i truiie de tous les détails de cette instituti afiu detie à même de l'iulroduire, à moaj ,, toiu- en France , dans quelques-uns de uos hospices , et de la faire counaîlre surtout aux deux magistrats éclaires qui sont le plus à portée d'en encourager le succès. Je veux parler du mi- ^nistre de l'intérieur, M. l'abbé de Monlesquiou, ^,qui,dans les jours ,dc prospérité comme dans ■ les années de solitude, a toujours dirigé ses ^ Tues vers les améliorations de ce genre; le l; second, le préfet de la SeJne, M. le baron de Chabrol , qui m'avait prié de lui rapporter des renseignemens sur ce sujet. 11 me semblait que ces deux magistrats devaient avoir le mérite d'un bienfait qu'il est si bien dans leur cœur d'apprécier et dans leur silualiun de répandre , lorsqu'une circonstance particu- ^lîère , et dont je vais rendre compte , m'a fait , Ljpour ainsi dire, un devoir de présenter au (-public le plan de celte institution avant d'être 1 à portée de la mettre en prati({ue , ou d'en laisser le soin à l'administration.
Vers la fin du mois de novembre dernier, je
fus invite à la séajice générale de la Société formée pour le soutien des écoles de charité suivant la méthode do M. Lancaster. Les souscripteurs , au nombre de près de mille , et parmi lesquels on distinguait les personnes les pins considérables de Lojadi'es , étaient réunies dans une fort belle saltflKln des fils du Roi , le duc de Kent, qui présidait la séance avec une 3SSe , une mesure et une facilité d'élocution fort extraordinaires dans une personne de son rang , fit un noble discours sur les avantages et les progrès de l'institution , après lequel le secrétaire, M. Fox, lut le rapport des opérations de l'année , oii il était surtout «juestioa des écoles nouvellement formées sur le modèle de celle de Londres , et qui comprenaient déjà plus de 80,000 enfans.
Emu par ce récit et par l'aspect de ce nombre d'hommes instruits , généreux , indépendans , que l'amour seul du bien rassemblait dans cette enceinte , j'osai prendre la parole pomtémoigner combien, il me paraissait désirable que cette institution fût connue et adoptée au - delà de l'Angleterre , et que des fonds fussent affectés au secrétariat de la société
pour ouvrir à cet effet une correspond»
avec les pays étrangers.
Cette motion fut appuyée par Son Altesse Royale , qui eut l'extrême bonté de se charger f. de m'excuser de ne l'avoir pas mieux, exposée dans une langue qui m'était étrangère.
M. Whilbread développai^'lÉentôt cette idée avec son talent ordinaire , et parla du plaisir qu'il éprouvait de voii- dans le sein de l'assemblée , et réunis à elle par les mêmes intentions , des hahitans de pays que la guene avait trop long-temps séparés, et que la paLt réunissait eniin pour le honheur de rhumaoîté (i). De nombreux applaudissemens suivirent ce discours, et quelques autres qui eurent lieuaprès (2). La motion fut adoptée à l'unanimîlé , et la séance se termina par des remercîmens à M. le duc de Kent pour son zèle dans l'exercice de ses généreuses fonctions.
Qu'il me soit permis d'interrompre ce récit, pour payer également lin tribut d'hommage à ce Prince éclairé qui , après avoir servi avec
(1) M. Fcidbora , geotilhomme danois , se trouvait également
préaem, et avait appuyd la motion.
(2) Ctvx de iaM. Brougli-ii
distinction dans les deux hémisphères, est L revenu encourager dans sa patrie toutes les entreprises utiles. C'est à sa persévérance, et à sa protection, que Tinstitution que nous allons faire connaître doit priacipalcmeat ses progrès ( i ) , et il est peu d'ctablissemens charitables qu'il ne soutienne par son exemple , sa fortune et ses liiriiières. Ayant toujoiU"S présentes à la pensée les vertus de son auguste père, dont le souvenir lui arrache souvent des larmes , Il ne croit pas pouvoir mieux honorer les dernières années de ce digne souverain qu'en réalisant le plus ardent de ses vcpux, celui qu'il exprima si bien par ces pa-* oies : J'espère voir le Jour oh tous les enfans pauvres , dans mes états , seront en état de lire la Bible. Oui , sans doute , il le verra ce jour désiré, ce monarque vénérable, et, grâce à la piété de ses iils , il laissera encore ce
(i)Le due de Kent a ii-lhode de M. Lanças lei j^giuienl ; il est occupé a semblable Ji celui de Chcl:
■l;dj!i , à sc! frais , une école d'après la , |inur Inns Us enfans des foldals de son ijourd'hui de la foudaiioci d'un collège , enfaus des milîtaiics écos-
.pour
Inis. Il aer.iït trop long de détailler les aulics lit partie.
■iiitions dont il
dernier bienfait à ses sujets , avant de s'en^ mir , comme Abraham , dans le sein de î pères, après une vie pleine de jours , et un règne plein de gloii'e.
Le récit de cette séance intéressante parut le lendemain dans les journaux, et excita la cu- ■ riosité de plusieurs étrangers à Londres qui l ne connaissaient pas ces sortes d'établisse- P mens. Il pourrait produire peut-être le même 1 effet dans les autres pays , et il m'a paru utile au but même de l'institution de la faire connaître par un écrit quelconque, en attendant que je sois à portée de la mettre en pratique. Occupé d'affaires personnelles importantes , je n'ai pu rédiger cet écrit qu'à la bâte, et c'est dans l'intérêt seul qui m'anime que j'espère trouver une excuse. A mon retour eu France , : , çt sitôt que je serai convenu d'un mode d'ins-, > .tmctioa à adopter à cet égard, je ferai un^ r édition complète et plus soignée de tout ce tijui peut avoir rapport à ce genre d'éducation. ItCelle-ci , eu attendant, donnera une idée des I principes généraux de la méthode , et des moyens de l'introduire partout facilement.
Le premier chapitre contient lorigine et les