POINT VE
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Cependant, l’un après l’autre les premiers dentistes, ou plutôt les premiers arracheurs de dents, porteurs de diplômes de la Sainte-Farce, viennent tâter le pays, et commencent avec allégresse le massacre des innocents.
C’est à ce stade que l’on verrait avec une satisfaction certaine la métropole déléguer des dentistes militaires coloniaux, pour assurer les soins aux soldats et aux premiers colons.
En effet, alors qu'il existe un corps de médecins, un corps de pharmaciens coloniaux, dont les services ne se comptent plus, on se demande avec stupéfaction pourquoi la métropole n’a pas songé à créer un corps de dentistes coloniaux.
Rien ne serait plus aisé : sans même songer à fonder une école dentaire spéciale, il suffirait de prévoir un concours annuel, ouvert aux chirurgiens-dentistes, et aux médecins stomatologistes spécialisés. Les candidats ayant satisfait aux épreuves théoriques et pratiques seraient dirigés sur les postes vacants, et feraient leur carrière coloniale parallèlement aux médecins, leurs compères. Ils auraient les mêmes soldes, les mêmes indemnités, et leur avancement suivrait la même courbe.
Ainsi disparaîtrait une anomalie qui choque dans l’armée métropolitaine, car on ne comprend pas très bien pourquoi un chirurgien-dentiste diplômé ne peut dépasser le grade de lieutenant, quand un vétérinaire arrive général, et un officier d'administration commandant !