‹ Plan de Pompéi, et remarques sur ses édifices par le chanoine De JorioChapitre 14 sur 36 · LV. Hôtellerie de Fortunala. 11 n’y a rien de remarquable · texte numérisé non relu

LV. Hôtellerie de Fortunala. 11 n’y a rien de remarquable

LVI. Maison de Pansa. Elle fut découverte depuis le mois de Juin i8i3 , jusqu'au mois de Février i8»5. Sur les murs entre les portes des boutiques qui donnent sur la grande rue, plusieurs inscriptions étaient tracées en caractères rouges ainsi que les noms suivants

SVETTIVM AXO. H. V.OI.tVS FR1MVS-M r,ICt.NIVM FAVSTINVMr assam, aed. Mais comme ce dernier nom parut d’abord, on le donna à l’édifice.

L’état de dégradation dans lequel on le voit aujourd’hui ne doit point empêcher l’amateur des anciens usages de s’y arrêter. Il est intéressant sous tous les rapports. D’abord , ainsi que nous le dirons plus bas dans l’appendice , c’est le seul exemple parfait de l’ilc ( Jnsu/a ) des anciens que l’on ail découvert jusqu’ici à Pompéi. Ensuite en examinant attentivement toutes ses parties, l’observateur verra avec quel art le propriétaire avait su y réunir k la fois l’utile et l’agréable. Tout l’édifice est distribué de la manière suivante : Sept bouliqucs’dc différentes espèces (1 ) et leurs dépendances donnant sur trois rues ; ( une d’elles communique avec l’atrium ). Trois pièces très-petites et séparées les unes des autres qui regardent l’occident; et trois appartenions k l’Orient destinés aussi k être loués. Au milieu de ces pièces est l’appartement particulier du maître de la maison qui est grand et commode , se terminant

(1) Voyez l’article Bvulnju tj dans l'Appendice I,

par un magnifique portique de 122 pal. de longueur, lequel borde un des côtés d’uu très-beau jardin. Là croissaient à la f. is des plantes, des herbes utiles et des fleurs d’agrément que l’on arrosait par le moyen de canaux de plomb distribués avec art, et qui recevaient l’eau d’un bassin situe dans un angle du jardin.

L’atrium de cette habitation est encore un sujet de recherches pour les savants architectes. C’est le seul à Pompéi dont le pavé , construit comme le Sularium des anciens (1) , ait une inclinaison sensible vers l’impluvium. Cette particularité , jointe à la grandeur de l’atrium, fait soupçonner qu’il n’appartint à aucune des cinq espèces connues jusqu’à présent (2). Je serais porté à croire cependant qu’il faudrait avant de décider la question , bien examiner si l’état dans lequel cet atrium fut découvert, était sa première coustruction , ou si son inclinaison ne provenait point d’une cause particulière. Ne serait-il pas possible par exemple qu’il n’eût pas été terminé lors de son ensevelissement , et que provisoirement l’architecte avant de l’achever, l’eût ainsi arrangé pour donner aux eaux pluviales l’écoulement nécessaire ?

La sortant de cette partie publique de la muison, on passe dans sa partie privée, soit par le Tabtiuuni qni est au milieu , soit par les fauces qui sout auprès à droite en entrant. Le péristyle en est magnifique et décoré de seize colonnes. A. côté de ces dernières on trouva deux grands vases cylindriques de plomb, élé-

{ l ) Voyez M.' Mazois pag, 203 .

( i) Voyez l' Appendice. I.

gamment ornés à l’extérieur , qui servaient peut-être à contenir de l’eao, et d’où on pouvait la puiser plus facilement pour arroser les plantes qui croissaient dans le péristyle.

Des sorties privées pratiquées à deux des angles de ce péristyle conduisaient aux rues qui sont à côté. La sortie qui regardait l’occident facilitait le passage des esclaves destinés an service de la cuisine , (i) et l’autre appartenait au maitre de la maison.

Dans une des trois chambres à coucher qui sont & gauche du péristyle, on déscusevelit cinq squelettes auprès desquels étaient une pièce de monnaie d’or portant l’effigie de Néron, un anneau, quatre pièces de monnaie en argent , ctun plus grand nombre en cuivre.

En fouillant le grand (Sens ( qui est entre le péristyle et le jardin ) et les chambres adjacentes, on trouva une autre pièce de monnaie en or portant l’effigie de Néron ; des ustensiles en argent ; un vase du même me. lai de 7 onces j de hauteur, dont le manche a la forme d’une tête du dieu Pan à longues cornes ; deux ailes de bronze travaillées avec beaucoup de goût et d’élégance, longues chacune deux palmes ’ ; deux candélabres et des lampes de la meme matière, etc.

11 y avait dans le portique du jardin le plus grand et le plus riche candélabre qui soit au Muséum , (a)

(i) Sur un de» murs de cette dernière ou roit encore les restes des peintures qui sout ordinairement dans de pareils lieux. Mais celle-ci, quoique d'un mauvais travail, est uuc des plus interessautes. M.' Maxois eu dounc la gravure daus son Palais de Scaurus pag. 180.

(a) Sur la table de U seconde chambre des petits bronzes. Voyez le M. K. B. vol 11. tab. AUI.

ainsi que deux grandes chaudières dans une desquelles était le groupe de Bacchus et d’un petit faune , de trois palmes et deux onces de hauteur , enveloppé dans un morceau de toile dont les restes existaient encore. 11 est possible que ce groupe ait été mis là dans le tumulte pour le transporter ailleurs , et chercher ainsi à le sauver.

Enfin sur le four de la boulangerie , le long de la rue & l’occident de la maison , il y avait un amulette pareil à celui indiqué li lapag. 49, au-dessus duquel était écrit: HIC HABITAT et au-dessous FELICITAS

Dans la plus grande des deux dépendances qui sont auprès du four, est peint un serpent , emblème ordinaire du génie du lieu. Du côté oppose et vis-à-vis la porte principale on voit sculpté en bas-relief une espèce de croix latine. M. r Mazois et le chevalierde Clarac en rapportant le dessin de ces deux emblèmes différens , n’ont pas négligé de faire leurs observations sur la réunion de ces deux simulacres dans la même boutique.

JN. S. Ainsi que je l’ai déjà dit , l’ordre progressif de quelques numéros est interrompu momentanément à cause des excavations qui ont été faites postérieurement à la première disposition.

XC1I. Maison dite Prenez garde au chien: du Poète dramatique ou tragique , et même Omérique.

iV. B. En partant de ce point pour se rendre à celui K.'gfi, on parcourra à Pompéi le site qui aujourd’hui est le mieux fait pour fixer l’attention des curieux , quelle que soit d’ailleurs la différence de leur goût. Comme les édifices contenus dans cet espace sout les derniers découverts , les mieux conservé,, et ceux dout

on .a le pin? de soin , il est donc nécessaire pour les observer avec fruit de s’y arrêter plus long-temps que devant quelques autres (i).

L’habitation dont nous allons parler fut déterrée depuis le mois d’Octobre 1834 jusqu’au mois de Mai 1836. lillc a deux boutiques donnant sur la rue et communiquant avec le prolhyrum qui estentr’ellcs. Le pavé en mosaïque de ce dernier représente un dogue enchaîné et dans une attitude menaçante.

Dans la base du tableau on lit ces mots : cave canem, d’après lesquels j’ai donné le nom Si la maison.

On trouva dans la boutique qui est à droite du prolhyrum et à la hauteur de six palmes du sot , des restes qui attestent l’élégance du pavé en mosaïque de la chambre supérieure , ainsi que quatre bracelets , deux colliers et deux boucles d’oreilles en or. La boutique opposée contenait divers ustensiles de bronze, de terre cuite , de fer , et en os.

En entrant dans l’atrium on voit il gauche un petit escalier pour monter au second étage , et vis-à-vis un recoin dont l’usage n’est pas dilticile à deviner. Cet atrium est entouré de cinq pièces , d’une aile, des faucea et du Taùlinum. Ses murs sont décorés de tableaux très-intéressants : les adieux qu’Àchille et B ri— séis se font malgré eux ; Rriséis au moment de s’embarquer pour aller rejoindre son père. Deux autres fresques où l’on reconnaît le talent supérieur de l’artiste et dont il ne nous reste que des fragmens ; Jupiter

(1) Cciï regarde les personnes qui ne pourraient s’arrêter beaucoup à Pompci.

et Junon sur le mont Ida. La plume des savants nous laisse encore indécis sur la représentation de ce dernier tableau. Les chambres qui entourent l’atrium du côté gauche sont toutes peintes avec une grâce remarquable. Dans la seconde on voit l’enlèvement d’Europe , la mort'd’Ilellé , etc. et sur la frise des Amazones qui se battent dans des chars guidés par elles-mêmes.

Sur une des parois du lablinuin était peint un homme occupé à lire un papyrus et assis au milieu de six personnages qui l’écoutent attentivement. Quelques personnes veulent que ce soit un poêle lisant ses productions, tel que Térence , Plaute, Virgile; les autres croient que cette composition représente Orcste reconnu; mais ce qui est plus probable, Oreste écoulant l’oracle qui lui ordonne de venger la mort de son père. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’elle ressemble à deux autres que l’on a trouvées l’une à Pompéi, l’autre à Herculanum. Celte dernière a été savamment expliquée par les académiciens Ercolanesi dans le premier volume pag. 55.

Sur le pavé était un petit tableau en mosaïque représentant un vieillard assis au milieu de six personnes debout. Une d’elles est entièrement masquée, une autre aidée d’un servant est sur le point de l'être; une troisième a soulevé son masque qui sans doute ne lui séyait pas, et en demande un autre au vieillard ; une quatrième enfin disposée aussi à se masquer est attentive à ce qui se passe. Le sujet de cette mosaïque a été interprété de différentes manières. Le péristyle a un sacrarium et du côté opposé était peint les acrifice d’Iphygénic. On y trouva un faune en marbre de trois palmes C’est dans celte partie privée que sont les deux

plus grandes pièces de toute la maison , l’une serrait peut-être de triclinium et l’autre d’exèdre , toutes deux, décorées de riches peintures et de pavés élégants.

Enfin, outre la cuisine et d’autres accessoires il .y a aussi une sortie secrète ( 1 ).

LVI1T. Thermes publics (a). Ces thermes de Pompéi ont six entrées différentes. 11 y en a deux que l’on peut avec raison appeler principales, puisqu’elles conduisent directement dans le portique du bain le plus vaste ; elles sont marquées /. a , t. b. ( Voy. pl. 111. ) Mais le curieux ne peut entrer dans ces thermes que par la troisième porte /. c , car on a maçonné la première, et la seconde a clé fermée par une grille. Lorsqu’il y aura cté introduit par le corrjdorr^, je lui conseille, s’il désire se former une juste idée de l’cdificc , de passer par le Spolialorium it , sans s’y. arrêter , et de traverser le corridor /o pour se rendre directement à l’entrée t. a , De là il commencera à visiter les bains de la manière suivante :

N. 2 . Aisances. 3 , Portique , ou promenoir du vestibule. 4, Canal recevant les eaux pluviales qui tombaient du toit 5, Cour découverte. 6, Siège en maçonnerie sous les portiques, Scholae, ( Ecole ). 7 Oecus ou Excdre , petit salon de compagnie. Le mur moderne qui en ferme l’entrée a été élevé pour y pratiquer une chambre destinée aux gardiens, ( Sopraslanti ). Avant de sortir de cette cour, on pourra donner un coup

(1) Dans le M. R. B. vol. 11. Tab. LVI et les suivantes on peut voir lo plan de cette habitation et les contours de ses peintures principales qui existent dans le Musée.

(1) Us- furent découverts depuis 18x4 jusqu’en i 8 ï 5.

d’œil au mnr qui est en ligne <1 roi le de l’entrée principale /. a , où l’on voit les restes de l’inscription suivante tracée en rouge et en noir sur l’enduit :

DEDICATIÔNE Sa—

BVM. MVNERIS. CI». ALLEI. HICIdI. MAI

VENATIO. ATULETAE. SPARSIONES. VELA. ER VIST

8, Corridor qui conduit à l’autre entrée / , b. 9 , Aisances. /o. Corridor communiquant au spoliatorium // , Avant de le quitter, il faut observer la simplicité et à la fois l’clégance de ses ornemens, qui sont adaptés avec beaucoup de goût à l’usage auquel cette pièce était destinée ; les sièges /a, /a, en maçonnerie régnent sur trois de ses murs , et la fenêtre était fermée par des vitraux. On entre ensuite dans le frigidarium l 3 . Aux quatre angles sont pratiquées des niches avec des sièges, cl dans le milieu l’ riilveus. On descend dans ce bassin par deux gradins , et il y en a aussi un autre plus petit , où le baigneur pouvait s’asseoir commodémeut. L’eau coulait dans ce bain par une langue de bronze placée sur le mur vis-à-vis la porte , et en sortait par un conduit dirigé vers cette même porte. 11 y en avait un autre sous l’orifice du bassin , afin que l’eau pût sortir par là , sans déborder.

/ 4 , Corridor qui conduit à l’tntréc i c. i 5 , Garderobe. Apiès avoir vu le frigidarium n.° i 3 , on peut aller observer le tepidarium n." iC , où l’on a trouvé

(1) Pans ta lettre O on lit le nn»t fOLY.

deux petits bancs de bronze et un magnifique brasier du même métal que l’on y conserve encore. Sur les deux bancs il y est gravée cette inscription :

M. NIGIDIVS VACCVL A. P. S.

Il y avait à la fenêtre de cette chambre un châssis de bronze soutenant quatre glaces que l’on pouvait fixer ou enlever à volonté au moyen d’un cadole de même métal ( espèce de loquet que l’on faisait agir en le tournant ). D’après les restes des ornemens de ce tepidarium on peut juger que c’était la pièce la plus riche et la plus élégante de tout l’édifice.

On se rend ensuite dans le calidarium ou l’étuve n.° ty. Vitruve dit à son sujet qu'elle avait deux pavés, ( suspemura )eten longueur le double de sa largeur; d’un côté le laconicum , de l’autre le bain chaud. En effet en entrant dans cette étuve on voit à droite n.° 18 le bain chaud, et à gauche une grande niche le laconicum. Cette niche contient le labrum n.° /a , c’est-àdire un grand bassin de marbre blanc , de 9 palmes de diamètre , du centre duquel l’eau chaude jaillissait par un petit ornement de bronze , en forme de bouclier rond. On lit sur le bord l’inscription suivante :

CH. MFXISSAEO. CW. F. APRO. M. STAIO. M. F. RVFO. Ü. VIR. JETER. X D. LARRYM. EX. D. D. EX. P. P. F. C. CONSTAT. H. 'S. D. C. C. L.

Ce calidarium n." ty est construit aussi, selon ce qu’en dit Vitruve , c’est-à-dire qu’il a un espace vide ménagé sous le pavé , ainsi que tout autour de la pièce

3a , et par lequel circule la vapeur brûlante produite par le four qui est sous les trois chaudières , n." a 4 . Cette vapeur y était conduite par trois tuyaux cachés, marqués sur le plan , dont deux traversent le mur qui est vis-à-vis l’entrée du calidarium ty , et que l’on a laisse en partie à découvert afin de les faire observer aux curieux.

Apres avoir examiné le calidarium et traversé de nouveau le tepidarium 16 et le spolialorium n , on entre dans le petit corridor n.° 2 o , et l’on arrive au n.” 3 / , chambre destinée à celui qui avait soin de la fournaise , laquelle a. son entrée , lettre / , d. L’escalier n.°2a, conduisait sur les toits des bains, et l’autre n.° ud aux chaudières. La première de celles-ci n.° 34 est la chaudière de l’eau chaude , calidarium , la seconde tepidarium contient l’eau tiède , et la troisième frigidarium la froide. Le réservoir en maçonnerie n.° 35 qui vient après , fournissait l’eau à ces chaudières. Il est remarquable aussi parce qu’il est revêtu en stalactites , ainsi que celui de la JPisciua mirabile à Bacoli et ailleurs. En traversant le petit corridor n.“ 2 G on se rend dans la cour destinée au service des bains , où existent encore les restes des deux colonnes qui soutenaient Je toit de celle cour. 11 y a deux petits escaliers, dont l’un conduisait sur le toit et l aulre aux cuves précitées ( 1 ).

(1) L’Etranger qui désirerait observer le mécanisme que les anciens employaient pour l'aire chauffer l'eau de ces réservoirs, pourra satisfaire sa curiosité en s'introduisant par une petite ouverture qui est sous les cuves , dans une espèce de petit souterrain où était le foyer.

L’entrée /. f étant ferme'e , le curieux doit retourner sur ses pas , et en sortant par la porte / , d , ou 1 ,c, si la première est aussi fermée, il ira observer les petit 5 bains (i).

En entrant par la porte r , c , il verra d’abord le petit vestibule n.° a8, ensuite le spolialurium aç avec ses sièges en maçonnerie ; le frigidiarium n.° 3o et le tepidarium n.° 3t et son double pavé. On arrive après dans le calidarium 3a à droite duquel est le bain chaud , et dans le fond le laconicum et le labrum ainsi qu’on a déjà vu dans l’autre calidarium n.° ty. De là en retournant sur ses pas, et sortant par la porte / , c, on pourra observer le mur qui forme les angles 33 , 33, où l’on trouve un canal découvert eu maçonnerie , adossé à la muraille n ° 34, et d’où s’écoulaient les eaux lorsqu’elles étaient surabondantes , ce qui empêchait le grand mur de l’édifice d’être endommagé. On remarque des stalactites sur ce canal , ainsi que dans le bassin n.° a5.

Le n.° 35 indique une piscine que quelqu’un a cru être le réservoir qui fournissait de l’eau aux bains par le moyen de conduits en terre cuite que l’on peut y observer encore , et d’arcades qui n’existent plus. ( Voyez sur ces denx articles, l’appendice IV.)

Le reste de l’cdificc qui forme l’ile renfermée entre quatre rues , se compose de boutiques. Comme elles n’appartiennent pas aux thermes, je ne les ai pas numérotées. 11 est probable que l’on y vendait des objets

(i) Four éviter toute discussion au sujet des noms donnés à ces thermes , j’appellerai les uns grandi bains, les autres petits bains.

nécessaires aux baigneurs , et des accessoires de luxe.

( Voyez plus bas. ) Parmi les objets que l’on a trouvés dans les thermes , il faut remarquer particulièrement les suivants :

Un instrument de chirurgie , un amulette et deux panneaux de vitrage en bronze. 1548 lampes à une seule mèche , toutes de la même forme et de la même grandeur , dont une à sept mèches ; quatre olearii et une tirelire tous en terre cuite. Une quantité de morceaux de glace fort épaisse , parmi lesquels il y en a quelques-uns de forme convexe qui tombèrent des fenêtres des salons; une petite bouteille en forme de boule ; une espèce d’épée avec une poignée en ivoire. On dit qu’elle était dans V Exèdrc n.° y. Enfin trois coquilles et un grand nombre de morceaux de poix dans Je corridor n.” z 6 .

Il n’est point à négliger que ce bain public est le troisième découvert jusqu’à présent à Pompéi. Le premier dans la maison dite de Félice , et le second dans celle dite de Cicéron ; toutes deux maintenant comblées.

N. B. On découvrit dans les deux boutiques vis-à vis les Thermes et après la maison du Cave Canem, les objets suivants en or : deux bracelets , deux boucles d’oreilles , un fragment de chaîne , un anneau sur lequel est enchâssé un onyx où 1 ’ on voit représentée une jeune tête ; un collier à chaînettes , deux pièces de monnaie dont l’une porte l’effigie de Néron et de sa mère, et l’autre de Titus. Un assez grand nombre de pièces de monnaie de bronze et 3 q d’argent. Beaucoup d’ustensiles de bronze, de fer, de plomb, de terre cuite, de verre; une quantité de cordes carbonisées , un morceau de savon , etc.

On tonrne ensuite à gauche pour entrer dan» la rue dite des Mercures, large 35 palmes , et l’on Toit le n.°

LV1I. Fontaine». Elles sont au nombre de d'eux et adossées à un arc, découvert eu i8a3 , et qui décorait le carrefour. Les observations que l’on fera probablement sur les conduits en terre cuite pratiqués dans cet arc, pourront faire connaître en partie, non seulement quel était le cours que les Pompéiens donnaient à leurs eaux , mais encore jusqu’à quelle hauteur du sol iis les faisaient élever.

En déterrant cet arc on trouva auprès plusieurs fragment d’une statue équestre de bronze d’un travail médiocre. Quelques personnesont cru reconnaître dans la figure assez bien conservée du cavalier , le» traits de Tibère. 11 ne restait du cheval que les deux jambes et la queue. A peu de dislance de l’arc en question on désensevelil un squelette auprès duquel étaient 6o pièces de monnaie d’argent et deux de cuivre. Les restes de l’iuscription suivante sur marbre , y existaient encore ;

sto. caesari. . ,

PARENXI.J PATRIAE.

Lorsqu’on est entré dans celte rue on voit à gauche sept boutiques, découvertes depuis i8a5 jusqu’en i8aC r la plus graude partie avec leurs dépendances soit supérieures soit de plain-pied. Les murs extérieurs ainsi qu’à l’ordinaire, étaient couverts d'inscriptions et de placards. De là on arrive à l’eulrcc du n.°

XC1II. Foulerie. Les accessoires de cet édifice et quelques-unes de ses peiutures nous ont donne des

preuve* incontestables de l’usage auquel il était destiné. En y entrant on voit d’abord à gauche (t) du prothyrura la loge du portier , ensuite un cabinet dont la dimension de quatre palmes de longueur sur quatre de large indique assez la destination , et l’on passe dans la cour. Son portique est soutenu par treize colonnes. Au milieu de deux d’cnlr’ellcs , & gauche , on voit une fontaine sur laquelle est peint un Bacchus et un Apollon. A côté s’élèvent deux pilastres , l’un d’eux est décoré de fresques représentant deux serpens avançant leurs têtes sur un autel ; un fleuve appuyé sur une urne d’où s’échappe une source abondante.

Sur l’un des côtés du pilastre opposé est peinte une Vé l 2 nus debout, et sur deux autres dans quatre carrés , différentes opérations des foulons , et le fouloir de* draps absolument pareil aux nôtres (a).

Ces intéressantes compositions nous montrent entr’autres choses , que les hommes , les femmes et même le» enfans, étaient indistinctement employés dans cette manufacture. Les trois chambres vis-à-vis la fontaine et celle à côté , qui est la plus grande de l’édifice, servaient à l’atelier. 11 en était de même des deux autres qui suivent après la grande pièce , ainsi que de leurs arrières chambres.

On voyait sur l’ouverture du four qui suit , l'amulette ordinairement dans ces lieux. ( Voyez pag. 76 )

11 faut remarquer dans l’avant four les trois tubes

(1) Je conseille à l'étranger qui désirerait examiner distinctement toutes les parties de cet atelier , de commencer par sa gauclic en entrant dans la cour, et de continuer ensuite «on tôur.

(2) Voyez 11 . M. ». Vol. IV. Tab. 48 à 5 c.

pratiqués pour l’évaporation- Je la ftrrace. La dernière ouverture de ce côté conduit ensuite à trois pièces , d’une desquelles on se rend sur la rue par la sortie privée. Sur le troisième cité de la cour vis-à-vis la fontaine précitée , étaient un puisard , quatre grand» récipicns en maçonnerie , et deux petits.

Dans l’angle opposé, là où commence le quatrième côté , on observe cinq espèces Je niches avec de petits points d’appui en maçonnerie destinés à ceux qui devaient fouler les draps dans des cuves de métal ; opération qui est représentée dans une des peintures sur le pilastre dont j’ai parlé.

On entre ensuite dans une grande chambre dont la majeure partie est occupée par le lavoir , où l’on trouva une matière gfutineuse bien conservée qui probablement était de la terre à foulon. De là on passe dans une pièce ayant une arrière-chambre conduisant à une autre maisonnette dont l’entrée principale est tout auprès de celle de la Foulerie.

Avant d'entrer dans la maisonnette H faut observer les deux petits murs saillana postérieurement adossés à la grande muraille. Ces petits murs formaient une espèce de cabinet qui selon toute apparence renfermait le pressoir pour fouler les draps , ce qui est aussi représenté sur le pilastre indiqué. On doit avant de quitter la petite maison dont j’ai parlé , et qui vieut ensuite , l’examiner avec attention.

On y verra quelques fragmens de colonnes d’un» moindre dimension que les six de l’ordre dorique qui entourent l’impluvium. D’après les restes des colonnes dont j’ai fait mention , on peut conjecturer qu’il y avait uu portique au second étage.

Cet édifice, d’après les accroissemens et lej dtver» changemens qui ont été faits au plan primitif , peut offrir aux artistes soigneux , d’abondantes matières pour faire leurs observations , et les mettre dans le cas de connaître les divers usages auxquels il a été successivement destiné.

Parmi les objets qui y ont été trouvés, il faut remarquer : cinq bouteilles de forme carrée , dont le goulot est circulaire ; une d’elles était encore pleine de liquide qui se répandit au moment où on la découvrit ; une autre renfermait très-probablement de la boutargue; une troisième des olives dans l’huile trèsbien conservées.

XC1V. Maison de la grande Fontaine. En entrant dans la partie publique de cette habitation on trouve deux pièces latérales au protbyrum , et donnant sur l’atrium toscan; trois autres pièces au côté droit, ensuite les deux ailes vis-k-vis l’une de l’autre.

En face est le lablinum entre deux chambres communiquant aussi dans le petit péristyle soutenu par trois colonnes , et conduisant à la fontaine qui décore le fond de la maison (i). Dans l’aile à gauche du cavœdium on trouve un des escaliers les mieux conservés et les plus commodes , et tous eu maçonnerie , pour monter à l’étage supérieur , (a) ensuite en tournant k gauche on entre dans uu mesaulon qui mène au péris-

(i) Voyea le IV.» Vol. Tab. 48 à So dans le M. R. B. pourl* plan de cette maison et celui de la suivante.

(1) D’après la disposition de cet escalier et les restes du perron, on peut présumer qu’il conduisait aussi à des chambres supérieures à h fuulcrie.

tyle , à la cuisine et à ses accessoires , ainsi qu’à la sortie privée sur la rue parallèle à celle de l’entrée principale.

Cet édifice fut déterré depuis le mois de Juin i8ao, jusqu’au mois d’Octobre de la même année. Les peintures dont il est décoré ne sont pas sans intérêt; mais ce qui le rend sur-tout remarquable, c’est la fontaine ornée de mosaïques charmantes, le tout d’une conservation vraiment surprenante.

XCV. Maison de la petite fontaine. Cette maison , dans son ensemble, est à-peu-près pareille à la précédente ; elle n’en diffère que par la disposition de quelques-unes de ses pièces , ce qui arrive souvent dans les habitations de Pompéi. Le plan de cette maison, n’étant pas dans cet opuscule , le curieux qui voudrait en connaître tous les détails , pourra donner un coup d’œil à la Tab. //, Maison (T Action , ce qui lui fournira des lumières suffisantes relativement à l’habitation en question , ainsi que sur d’autres.

La fontaine, placée aussi dans le fond de cette demeure , quoique plus petite que la précédente , est aussi en mosaïque et plus riche eu ornemeus.

Au centre du bassin demi-circulaire, était un enfaut ailé en bronze , soutenant une oie de la main gauche , du bec de laquelle l’eau jaillissait. Sur le bord du bassin était un pêcheur également en bronze assis sur un rocher de la même matière , tenant sa ligne de la main droite , et dans la gauche un panier qui devait sans doute contenir sa pèche, car on y voit déjà un rouget.

Autour du rocher sont attachés divers coquillages, et au milieu un masque comique de la bouche duquel l’eau coulait. Auprès de la fontaine ou trouva une sta-

tue de Venus Proserpine (i) à laquelle il manque le» deux jambes, et un petit pêcheur endormi. Auprès de ce dernier sont deux paniers et un vase renverse sur le côté et d’où l’eau pouvait s’échapper, le tout est en marbre.

A cette habitation était annexé un petit appartement dont l’entrée donne sur la rue des Mercurea, immédiatement après l’entrée de la première maison j et ce» deux demeures communiquaient entr’ elles par le péristyle ainsi que par l’atrium.

Malgré son exiguité ce petit appartement possédait tous Its accessoires indispensables pour composer une demeure privée et commode , sans en excepter meme le second étage. Ainsi ces denx habitations pouvaient être occupées soit par deux familles différentes, en interceptant les communications , soit par des paren» ou des amis , en en ouvrant une selon leur gré. Habités par un seul maître , on pouvait s’en servir d’Aospitium selon ce qu’en dit Vitruve (a) en parlant des Grecs.

i N. B. En quittant la seconde fontaine , un carrefour non encore marqué sur le plan , se piésente à gauche aux regards du voyageur. A l’angle de la maison indiquée est une fontaine , et l’on voit sculptée sur un petit pilastre , la tète de Mercure avec son caducée. Le muf extérieur offre plusieurs peintures qui représentent entr’autres : deux bœufs que l’on va sacrifier ;

{ i ) Voyez. Ventre Proserpina , illustrata da Odoardo Gerhard . làrff.

(a) Lib. VI : cliap. 10.

quatre hommes portant sur leurs épaules une brancard pareil à ceux que l’on voit aujourd’hui à nos processions, et qui supportent des statues ou différées groupes. Au-dessus est une espèce de baraque formée de quatre pieux, et d’une couverture, le tout orné de feuillage et de fleurs, avec des vases unguentarii suspendus autour de la partie supérieure. L’intérieur de cette baraque présente quatre personnages dans des attitudes différentes; un cinquième étendu tout de son long comme un mort ; et le fragment d’une statue que l’on a cru représenter Minerve.

On n’a découvert de la maison qni suit qu’une boatique sur l’extérieur de laquelle sont représentés un Mercure , un serpent , une Minerve versant de la liqueur sur un autel, vers lequel une jeune fille ctend la main; et dans l’intérieur, Jupiter, Juuon , etc.

En déterrant celle partie de la rue, on désensevelit, à la hauteur de quinze palmes du sol , six squelettes sur de la cendre endurcie par l’alluvion , et près d’eux une petite chaîne d’or dont le travail en partie est à mailles, en partie à anneaux, et une pièce de monnaie du même métal. Dans le meme lieu étaient d’autres squelettes ; trois pièces de monnaie , deux petits anneaux d’or , vingt-six pièces de monnaie d’argent , un candélabre de cinq pal. J et d’autres objets de bronze et de terre cuite.

Vis-à-vis cette maison qui n’est pas encore entièrement connue , on fouille maintenant celle dite de Castor et Pollux. ( Voyez ce nom dans la table ).

En poursuivant sur le même côté à gauche , on verra dans le carrefour à l’angle opposé à la fontaine, une boutique couuuc depuis le mois de Novembre 18:17.

Le banc dans lequel on a maçonné trots rases de plomb , est revêtu de marbres parmi lesquels il y a un morceau de serpentine ; les marches auprès du bon* sont de marbre blanc, et dans l’angle delà boutique on trouva un foyer.

Les peintures de cette dernière et de ses petites dépendances ne sont intéressantes que parce qu’elles nous donnent la connaissance des mœurs de ces temps; car sous le rapport de l’art , elles sont très-mal exécutées ( 1 ).

Le nom qui a cté donné à celte boutique, sa communication avec l’intérieur de la maison , et sa sortie secrète , offrent aux savans une ample matière aux recherches. Les objets trouvés dans ce lieu lui sont analogues.

On voit Mercure et la Fortune peints sur les murs extérieurs des deux boutiques qui viennent après l’entrée de la maison, à laquelle ces dernières appartiennent ainsi que la précédente.

Dans l’entrée dont j’ai parlé et à deux palmes du sol , cinq squelettes furent déterrés , arec eux quatre bracelets , une pièce de monnaie de Vespasien , quatre anneaux d’or, 63 pièces de monnaie d’argent , et a8 de bronze etc , ainsi que desossemens & peu de distance.

Les deux maisons qui suivent conteuaieut les objets qui y sont ordinairement, et au milieu de la rue on trouva un cadran solaire de marbre.

XCVI. Maison du Navire ou des Bacchantes , dont l’excavation commença au mois de Novembre i8a5et

(i) Voyex, M. R. B. Vol. IV. Tav. a.

fat terminée en Janvier 18a;. Le premier nom lui vient d’un navire peint auprès de l’entrée d’une des boutiques , et l’autre , des bacchantes gracieuses et d’un, très-beau travail, qui sont représentées dans l’intérieur de la maison.

Les mosaïques qui revêtent le puisard situé dans l’atrium toscan , quoique d’un travail assez médiocre, le rendent cependant assez remarquable. Ces mosaïques représentent un fleuve , deux grands masques et des grillons. Son couvercle de marbre d’Afrique fut trouvé tout en morceaux. Parmi les peintures si belles et si intéressantes qui décoraient la maison , on distingue celle connue sous le nom de Zéphyr et de Flore (1) , aujourd’hui au M. R.

En découvrant cette maison on a reconnu qn’elle l’avait déjà été en partie.

Dans le nombre des objets que la fouille produisit il faut remarquer quatre cercles de fer à l’usage de roues , chose très-rare dans les habitations qui , ainsi que cette dernière, paraissent distinguées.

Ici se termine cette rue. Les murs extérieurs sont comme à l’ordinaire couverts de placards et d'inscriptions.

LIX. Temple de la Fortune (a). Ce petit temple était tout revêtu de marbre et riche en ornemens; mais lorsqu’on l’a découvert, ces ornemens en avaient déjà, été enlevés en partie. On ne peut s’assurer si ce

(1) Voyez le M. R. B. Vol. IV. Tav. ÏI. La plume de quelques Savans étrangers s’est déjà exercée sur cette peiuture allégorique , en lui donnant diverses interprétations.

(2) Déterré depuis le mois d'Octobre 1820 jusqu’en Mai 182

temple fut dépouillé de se» richesses par les Pompéiens peu de temps après la destruction de leur pays, ou posterieurement & cette époque.

Huit degrés y conduisent, et après le troisième est une espèce de Podium ( piédestal continu ) du milieu duquel s’élève un piédestal de marbre qui soutenait une statue. 11 existe encore sur le Podium les restes d’une grille de fer qui fermait l’entrée du temple.

Dans le Sanctuaire était une statue de femme, et une à côté qui représentait dit-on , Cicéron , ainsi que les trois inscriptions suivantes :

K. TVLLIVS.M. F. D. V. I. D. TER. QYIHQ. AVGVR. TR. Mil.. A. POP. AEUEM. FORTVNAE. AVGVST. SOLO. ET. PEQ. S VA.

agathemervs. vetti

SVAVIS. CAESlAE . FRIME POTHVS. NVMITORI ANTE nos. LACVTVLAKI MIKTIST. PRIM. FORTVN. ÀV<J. IVSS M. STAI. RVFI. GN KEUSSAEI. D. V. t. D P. S1L10. L. VOLYSIO SATVRN. COS TAVRO. STATILU»

Tl. PLATILIO. ÀEL1AN. COS L. ST ATI VS. FAVSTVS. PRO SIGN'O. QVOD. E. LEGE FORTVNAE ( ■« )

AVGVSTAE. MINISTORVM. PONERE DEBEBAT. REFEREKTE. Q. POMPEIO AMETtTYSlO QVAESTORE. BASIS. DVAS. MARMORIAS DEGREVER VNT FRO SIGNO POMRET

Sur l’angle d’uu petit xnur en face de la rue et pics

du temple vers le midi, est sculpté sur un pilastre eu pierre de lave :

M. TVLLII. M. F ARE A. PRIVATA

Après avoir observé le temple de la Fortune , on suit la rue qui conduit au forum. Le côté droit de cette rue n’offre que des boutiques et une des six entrées aux thermes ; sur le côté gauche on voit également quelques boutiques , et la maison dite de Bacchus (i), ainsi appelée parce que cette divinité était représentée dans les peintures de son atrium.

11 serait sans doute inutile dans un petit ouvrage sur Poropéi , de faire l’énumération des objets que les fouilles faites dans toutes les boutiques ont fournis. Maiscomme mon unique but est d’indiquer aux étrangers tout ce qu’il y a d’intéressant dans cette ville, et que d’ailleurs il faut remarquer dans le grand nombre de ces objets plusieurs qui sont nouveaux et trèsintéressans , j’ai donc cru nécessaire de les mentionner. 11 est facile de voir par ceux trouvés soit dans les boutiques à gauche de la rue , soit dans celles contiguës aux thermes, soit enfin dans celles qui sont le long du Panthéon au nord , que l’on en vendait plus particulièrement de verre , de terre cuite et de bronze. Car dans une seule pièce il y avait ai5 unguentarii , ( connus sous le nom de lacrymatoires , ) et un grand nombre de buires. Dans une autre des

(i) Non entièrement découverte.

tasses bleues; de celles non colorées ; de* soucoupes; des verres , et des abreuvoirs pour les oiseaux, tous bien arranges dans de la paille, et dont le nombre montait euviron à cent- Dans une troisième enfin , une grande quantité d’objets en Yerre destinés à divers usages.

Outre plusieurs romaines de bronze, les unes entières et les autres en morceaux , U y avait encore un nombre assez considérable de vases, de candélabres , et de lampes; parmi ces dernières une était ornée de deux dauphins , une autre représentait un vieillard lequel servait d’amulette , du genre de ceux indiqués pag. 49. Beaucoup de petites statues dont la plus grande a reçu le nom de Calignla (1). De plus un espèce de petite machine dans laquelle subsiste encore une roue dentée ; plusieurs pièces de monnaie , etc. le tout en bronze.

Dans le grand nombre d’ustensiles en terre cuite ; une lampe à 34 mèches en forme de barque ; des tirelires dans une desquelles il y avait encore de la monnaie; la plus grande paire de ciseaux de fer que l’on ait trouvée jusqu’ici ; une pièce de monnaie d’Othon ; deux anneaux et une boucle d’oreille d’or; plusieurs pièces de monnaie , deux sympules ; une petite statue de l’Abondance haute deux onces ; un bassin de marbre , dont le diamètre est d’un palme trois onces , soutenu par uuc petite colonne ayant cinq palmes de haut, y compris la base; un enfant d’ivoire de trois onces ; un petit oiseau de nacre , un scarabée de cris-

(1 ) Voyez Illustrazionc di alcuui monument! di Pompe) di Raimoudo Guarini, pag, 16,

»tal de roche; divers morceaux de pastille, et deux galons d’or , chacun long d’un palme , et large d'une once.

On n’a déterré dans ce lieu que deux squelettes, et l’inscription suivante sur travertin , maçonnée dans la partie intérieure d’uu banc appartenant aux boutiques indiquées.

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