LXXX. Hémicycle. — Sur ce siège découvert en 1 7O
( 1 ) Le Comte de Clarac dans sa — Fouille faite à Pompéi etc. tü/3 , en donne le dessiu et la description , ainsi que des autres objets mentionnés.
dont la forme est pareille à celui décrit pag. 41 , était gravée l’inscription suivante :
L. SEPVS1VS. L. F. SAWTlLlAîtVS M. HEREMNIVS. A. F. EF1DIAHVS DVO. VI*. I. D. SCOL. ET. HOROL.
LXXXI. Maison de V empereur Joseph II ; ainsi appelée parce qu’elle fut découverte depuis 1767 jusqu’en 176g, et en partie devant cet empereur.
11 faut remarquer parmi les peintures qui en ont été enlevées , celle si célèbre de Sophoniske et Massinissa , selon Visconti (1).
Cette maison est bâtie en amphithéâtre , de même que celle décrite au N.° XXXV 11 I. pag. 55 . Les naturalistes et même les simples curieux la visiteront avec plaisir à cause d'une lave très-particulière qui se trouve dans un de ses étages (a).
Beaucoup d’objets que les fouilles produisent ordinairement, y étaient aussi; voici les plus intéressans :
En or : quatre anneaux , deux boucles d’oreilles ; et quelques fragmens de lames d’argent travaillées en reliel ; auprès était un squelette.
En bronze : un amulette ailé ; deux romaines, dont
(1) Voyez. Iconographie ancienne etc. par M.r Ennio Quirino Visconti Iconographie grcijue. Vol. III. pag. sSp. '
(a) Voyez pour tes souterrains des anciens, à l'usage de caves, l’ouvrage de M.‘“r JJenderson , où l’auteur a montré autant d'érudition que de goût et d’élégance. The Uietory oj ancien t and modem IVinee. Tandon; 162*..
un des poids représente une guirlande , et l’autre une tête de Jupiter ; un pied ou mesure que l'on plie en deux ( 1 ); des plombs d’artisans, etc.
Un miroir rond de métal, avec un manche et un cadre de la même matière , le tout élégamment orné.
Plusieurs fragmens d’une cassette en os, ainsi qu’un petit vase et un astragale.
Un grand nombre de restes d’ustensiles de 1er; des fragmens de verre , ainsi qu’une assez grande quantité de terres cuites ; parmi ces dernières uue statue sans bras ni jambes , mais d’un beau travail.
C’est dans cette maison que l’on découvrit l’ancienne musette, avec les restes de ses layettes , qui depuis a été mise dans la dernière chambre des petits bronzes.; et un autre instrument à vent formé d’os , de bronze et d’ivoire , mais en très-mauvais état.
JV. B. L’étranger ne doit point négliger, en retournant vers le grand théâtre , de passer par la porte qui précède len.° LXXXU. Celte porte conduit à un des vomitorii du théâtre, et avant d’y arriver on monte un petit escalier qui a été refait sur les traces de l’ancien , et qui conduit à la partie la plus élevée de l’édifice. L’étranger ne regrettera pas la peine qu’il aura prise en le montant, car parvenu sur ce point, il verra d’un coup d’oeil les deux théâtres ainsi que les édifices ndjaccns , et il jouira du Panorama le plus agréable qu’offre aujourd’hui Pornpéi.
(1) Voyez la savante dissertation. — Su i va Ion délit mesure e dei pesi degli antichi Romani desunti dagli originali gsistenti nel Real Museo Borbonico di ÎSapoU, J Lernuna di Luc a de Samucle Cagnazti etc. 182J.
LXXXII. Réservoir d'eau. — Il était peut-être destiné à deux usage» différens. Premièrement à recevoir les eaux pluviales qui tombeaient du plus haut point du théâtre et d’où elles s’écoulaient ensuite par le moyen de canaux souterrains. Secondement il pouvait servir aussi de bassin d’où l’on pompait les eaux souvent parfumées d’essences, pour les répandre ensuite sur les tentes du théâtre.
LXXXIII. Tribunal. — Ainsi nommé par llomanelli. Charles Bonucci , aujourd’hui architecte directeur des excavations , dans son ouvrage sur Pompci pag. 172, lui donne le nom de Curies Isiaques.
Mais lorsque l’inscription Osquc trouvée sur le mur qui sépare cet édifice du temple d’isis sera expliquée , on acquerra sans doute des lumières satisfaisantes sur sou ancien usage. Voyez , Tab. IV. n.° 5 .
Pour éviter tout équivoque il faut savoir que le piédestal sur lequel on monte par un escalier trèsétroit , et qui a devant lui un autel, n’était point une tribune aux harangues , mais tout simplement le pic- ‘deslal d’une statue de grandeur naturelle représentant un jeune homme sans vêtement. En 1797 , cette statue lut Irouvée dans la cour, et tout auprès une plaque de marbre longue trois palmes et large de deux , sur laquelle on lisait :
M. LVCBETIVI. DECIO.
On déterra dans les deux chambres qui «ont près de l’entrée du forum triangulaire , outre les objets ordinairement dans ces lieux; un anneau d’argent ; un amulette de bronze ; deux mains in fico de verre, «me
jü(î
d’ivoire , lesquelles servaient aussi d’amuleües chez les anciens , et qui le sont encore pour les modernes ; une oreille en os ayant à peu-près la proportion d’une oreille naturelle.
LXXXIV. Temple d’Isis. Au mois dcDécembrc 1764, on commença l'excavation de cet intc’ressant monument, et elle fut terminée en Septembre 1776. L'inscription suivante était tracée sur la porte (1).
N. FOPIDIVS. N. F. CELSINVS AEDEM. ISrDIS. TERRAE. MOTV. CONLAPSAM
A FYNDAMEirrO. P. S. RESTITVIT. HVKC. DECVRIOWES. OU LIBER ALITATEM
CVM ESSET. AKHORVM. SEXS. ORDISI. SVO. GRATIS. ADLEGERVÏTT.
Le curieux peut l’examiner à son gré, mais je l’engage, s’il veut saisir 'l’ensemble de l’édifice et qu’aucun détail ne lui échappe , d’en faire le tour de la manière que je vais lui indiquer :
Entré dans le temple il verra d’abord le portique quadrilatère autrefois couvert d’un toit et au milieu la partie découverte de l’édifice avec ce qui suit. A droite est une espèce de puits , mais l’eau qu’il contient, provient du canal de Samo qui le cotoie (2). Ce puits était un récipient couvert d’uu toit ( sans doute à sou-
(1) Les artistes soigneux pourront encore reconnaître les cliangemens architectoniques faits à l’édifice lors de la restauration dont parle cette inscription.
Voye* l’Appendice III.
pape ) et destiné & recevoir les cendres des sacrifices. En effet on y trouva des pignons , des écailles de pins , des dattes , des noisettes , des châtaignes et des ligues, le tout brûlé. Vis-à-vis on entre dans une petite chambre , autrefois voûtée et richement ornée de stucs à l’extérieur ,• et de laquelle on descend dans un très-petit souterrain. Un des côtés de ce dernier est entièrement occupé par un banc de maçonnerie en forme de lit , et dans l’angle opposé un autre petit appui également eu maçonnerie parait avoir servi de siège.
On a trouvé sur un grand autel massif qui est visà-vis la dite petite chambre , une grande quantité de cendres, et des os d’animaux biûlés. Deux autres petits autels sont latéraux à la porte. Sur le pavé auprès du grand autel était un creux qui contenait des fruits pareils à ceux dont j’ai parlé plus haut , et de plus deux noix.
De là on passe dans la cella et en montant l’escalier qui y conduit on voit à côté deux petits pilastres ainsi que deux aufels en maçonnerie , attenant au pronanm. Relativement à ces autels , les savans remarqueront qu’il y en a cinq dans la partie découverte du temple et en face de la cella; et un pareil nombre distribués sur trois côtés du portique couvert (t).
En montant le grand escalier qui mène au pronaum i de la cella , et parvenu dans cette dernière par une petite marche , on verra dans le fond une espèce de
(i) Voyez Lancu Osstrvazioni sml bassorilievo Fenico-Egizio i As ai conserva in Carpentrasso. Roma 182S.
Podium vide sou* lequel on entre avec peine par deux ouvertures pratiquées aux extrémités. Sur ce podium sont encore deux espèces de bases en tuf, qui peut être soutenaient des statues , mais on n’en n’a point ''trouvé. Il y avait aussi deux crânes humains , les restes de deux coffres de bois brûlés , dans lesquels étaient une petite tasse d’or d’une once de diamètre , et haute deux minutes ( douzièmes ) ; un petit amulette de bronze , un dimyxi ( lampe à deux mèches ) avec une chaîne pour le suspendre ; deux candélabres de la hauteur d'un palme , ressemblant beaucoup à ceux dont on fait usage aujourd’hui sur nos autels; un petit vase de forme circulaire de verre , et la paume d’une main de marbre.
On peut ensuite descendre par le petit escalier découvert qui est à gauche en entrant , et observer dans le centre du mur extérieur de la cella et opposé à l’entrée, une niche où l’on trouva la petite statue de Bacchus (i) avec un panthère à ses pieds et une grappe de raisin dans la main droite. Le dieu , le panthère, le tronc d’arbre et le raisin étaient en partie dorés, en partie peints de différentes couleurs. Àu-dessous on lit cette inscription.
K. POPII1IVS. AllPMATVS
pateb. p. s.
A. un des angles du portique il y avait la petite
(■) Les anciens en la restaurant s’étaient servis de pivots de 1er ; ce. dernier s’étant oxidé , la statue s’était divisée en plusieurs morceaux.
îag
statue d’isis , dorée en grande partie, le reslc-pcint eu rouge • Sur le piédestal est écrit :
. ’ L. CÀECIDIVS
PIIOEBVS
POSVIT. L. D. D. t>.
Dans l’angle opposé sur un pilastre on voyait la tète de Norbani Soricis avec les yeux de verre , et la même inscription rapportée à la page 108.
Tout auprès une Vénus de marbre sortant du bain et pressant scs cheveux avec ses deux mains. Une draperie peinte en blaHa couvre depuis les lombes jusqu’en bas ; les' chleux , la poitrine et d’autres parties du corps , ainsi que le collier, étaient dorés.
Voici l’inscription tracée sur le pavé en mosaïque de la grande pièce , dans laquelle on entre par cinq ouvertures :
P. POPIDI AMPLUTt i" If. POPmr CELSIKI
CORinaiA CELSA
Les nombreuses peintures qui embellissaient cette pièce la plus grande de l’édifice , ainsi que celles du portique, sont très-intéressantes, soit sous le rapport de l’art , soit sous celui de l’Archéologie. Elles enrichissent aujourd’hui le Musée Royal.
Voici les objets les plus intéressans qui y étaient. Un sistre de bronze, sur l’extrémité supérieure duquel est représenté un chat ; trois tètes de femme , une d’homme, sept bras avec des mains, plusieurs pieds
tous en marbre. Ils appartenaient à quatre statues dont les autres parties du corps étaient de bois, ce que l’on a reconnu par les restes moisis, ainsi que par les pivots de fer dont on peut remarquer l’oxidalion sur les membres de marbre. Dans le même lieu étaient aussi uue petite table près de, laquelle gisait un squelette , des os de poulets , et quelques ustensiles.
En sortant de celle pièce on peut entrer dans celle qui lui est contiguë , où l’on voit une niche qui contenait une idole égyptienne de pierre avec des hiéroglyphes. Sur une plaque de marbre incrustée dans le mur et renversée, on lit l’inscription qui suit.
M. I/VCRET1TS. R Y F Y S LEGAV1T
De celte chambre on arrive au portique du théâtre, et par un petit escalier dans une pièce supérieure où étaient un grand nombre de vases à divers usages, ainsi que 58 lampes de terre cuite.
On revient ensuite dans l'intérieur du temple , et après avoir traversé deux autres pièces, on passe dans la cuisine dont l’entrée est en face de la porte du temple, et qui renfermait, outre quelques ustensiles communs , une bâche et un trépied de fer. Cette petite cuisine a deux dépendances avec ses accessoires , cl une sortie privée qui doune sur un impasse conduisant à un des corridors du théâtre et à la rue dite d’ /sis.
Les objets suivans ont été découverts dans ce même temple. Un bassin de plomb orne de figures égyptiennes en bas-relief, auprès d’une colonne d’où l’eau
s’écoulait par un canal ; un petit antel de bronze pliant ; un autre rectangulaire d’un palme et demi de hauteur, avec un manche de chaque côté, et sur les deux faces duquel sont des liaut-rcliefs représentant un lion qui met en pièces un taureau , et deux masques comiques. La partie intérieure, revêtue de fer et toute maçonnée renfermait une patère du même métal ; deux mains et une tète de femme de marbre blanc k peu-près de grandeur naturelle ; une autre tète pareille avec des boucles d’oreilles d’ or , une partie du corps appartenant à cette tête était en bois pourri , ainsi que les statues précédentes ; mais les mains et les pieds étaient également de marbre. Une demi-lune d’argent; une margelle de terre cuite ornée de quatre figures eu bas-relief, et placée entre quatre colonnes ; un petit sphinx ; un assez grand nombre de petites figures Egyptiennes de pierre , de pète , etc , ainsi que d’autres objets semblables ; la plaque avec des hiéroglyphes , si connue parmi nous sous le nom de Table Jsiaque. Lorsqu’on la découvrit , quelques hiéroglyphes étaient peints en noir , d’autres en vert , enfin ceux qui sônt restés sur les deux côtés (i) l’étaient en rouge.
LXXXV, Temple d'Esculape , ou de Priape. La première dénomination lui vient peut-être, de ce que M. r Winkelmann donna le nom d’Esculape et d’Hygie aux deux statues en terre cuite qui s’y trouvaient.
Bonucci ditj qu’il était dédié à Jupiter et à Ju-
(i) Cette dalle de pierre faisait partie d’uu morceau plus grand, d’où les anciens l’avaient sciée, et ensuite maçonnée sur un de» pilastres du temple.
non , parce que ces divinités sont représentées dan* les deux statues en question. Une d’elle a » pal. et J dé haut , et l’autre huit ; on trouva aussi uu buste de Minerve, tou* trois sur le podium. Dans la chambre h droite de celle du gardien , une espèce de berceau en terre cuite d’un palme h peu près , sur six douzièmes était parmi plusieurs ustensiles sacrés. A une des ex* tréinités de ce berceau on voit attaché le buste d’un enfant qui a une bouleau cou ; peut-être un ex veto.
Ce temple découvert en partie en 1766, elle reste en >798, quoique le plus petit qui soit à Pontpéi y n'en mérite pas moins l’attention des amateurs et des savans.
Ces derniers le trouveront plus intéressant encore, en le comparant aux deux peintures Isiaques fouillées à llcrculanuui , et .qui sunt aujourd’hui au M. R. (t).
LXXXVI. jiletier de marbrier., découvert du mois de Février 179?, k celui de Juin 1798.
Si jamais on a trouve à Pompéi un édifice dont la destination au moment de la catastrophe nous soit birti connue, c’est sans doute celui dont il s’agit. Les objets renfermés dans l’atelier nous en donnent une preuve évidente , et voici k peu-pres les plus inlcressans.
En marbre. Dix petits hermèi dont quatre ont deux tètes ( hermathènes ) un assez bon nombre de frngmens d’autres figurrs ; divers pieds de petites slatue 4 ; un amulette; une horloge solaire; des morceaux de marbre , dont un était i moitié séié , et dont la scie
(1) Voyez notre. Description de quelques peintures antiques qui existent uu cabinet du Musée Royal Bourbon de Porto 1 .. . pag. 6 .
tenait auprès ; finalement un œuf de marbre , de grosseur naturelle.
Je ne dois point laisser échapper l’occasion qui se présente ici de faire observer la constante ressemblance qui existe entre les usages des anciens et les nôtres.
Encore de nos jours on a celui de mettre dans de la paille, un caillou blanc, ou un marbre ayant la forme d’un oeuf, afin d’indiquer à la poule le lieu où clic doit déposer les siens. Cet œuf sert aussi pour corriger certaines poules du défaut qu’elles ont de manger les leurs j car à mesure qu’elles viennent becqueter ce prétendu œuf, elles se blessent , et de cette manière ne touchent jamais aux leurs , dans la crainte d’éprouver la même douleur.
Mais revenons à l’atelier. Outre les marbres dont * j’ai fait mention , ainsi qu’une quantité de fragment de meme matière , il y avait de plus et en abondance , tous les outils à l’usage d’un statuaire ; tels par exemple que des équerres, des compas, etc ; ainsi que de la poix résine trouvée dans une marmite où elle avait bouilli , et plusieurs tas de sable.
Parmi les objets qui étaient dans l’intérieur de la maison , dont le plan a été conservé par M. r Mnzois, il faut remarquer une espèce de bassin de bronze à deux anses , dans le fond duquel est travaillée en relief une femme assise , causant avec un héros armé d’un bouclier et d’un parazonium. i
Un autre vase également de bronze dont l’anse est formée par un génie qui entoure avec ses ailes une grande partie de son orifice. Les pieds de ce gririfc appuient sur un autre qui est ailé et tenant dans s s mains un cygne.' La base du vase est formée de sphift».
LXXXV 1 I. Odcon. L’excavation de cet intéressant monument fut commencée au mois de Mars 1769 ; mais elle ne fut terminée qu’en 1796. Dans le corridor qui sert d’entrée derrière la cavea, et au commencement des deux escaliers , étaient deux hermès avec des inscriptions exactement pareilles à celles trouvées dans le monument d’Eumachia et dans le temple d’isis ; ( voyez pag. t3o ) et sur le crépi du dit corridor , un grand nombre d’inscriptions dont quelques-unes en caractères Osques , ont assez d’intérêt. Les suivantes sont sur marbre , et appartenaient à l’cdiûce.
c. QvrncTivs. c. f. valg.
M. PORCIVS. M. F DVO. V1R. DEC. DECR T1IEATRVM. TECTVM FAC. EOCAR. E1DEMQ. PROD.
M. OCV LATIVS. M. F. VERVS. H. \1R. PRO. LVD1S
Celle-ci est gravée sur le pavé , et les caractères qui sont de bronze , ont été dispersés plusieurs fois.
Ce théâtre a été construit sur la lave , dont le curieux pourra voir les restes à découverts daus le proscenium. La cendre qui jaujourd’hui en recouvre la plus grande partie , est celle qui tomba sur Pompéi lors de l’éruption de 182a.
Voici ce qu’on a trouvé de plus intéressant dans le portique vers le post-scenium du théâtre. Quelques restes de pieds d’une chaise de fer peut-être d’un biscllium , revêtus de bas-reliefs d’ivoire, d’os et de
pastilles ; ainsi que des morceaui de drap qui appartenaient peut-être au coussin de cette chaise. On y fouilla encore des fragmens de figures ailées , servant de bordure ; des femmes tenant des fleurs dans leurs tabliers ; deux têtes de taureaux , un amulette , etc.
LXXXV 1 II. Grand, théâtre. En Juillet 1764, on en découvrit quelques indices , et l'excavation en fut entièrement terminée en Mai 1793 (1). Voici les objets les plus remarquables qu’elle produisit.
Près de l’entrée , yers le forum triangulaire ; un squelette ; plusieurs fragmens de statues de marbre , avec deux tètes, dont une représente , dit-on , Néron encore imberbe , et l’autre Âgrippinc. Une espèce d’autel composé d’une colonne d’ albâtre oriental cannelé à spirale, et dont le listel et la plinthe sont de marbre blanc. Ces roots LONG 1 NVS II. V. se lisent sur cette dernière; beaucoup de bois carbonisé; des fragment de draperie appartenant à des statues de bronze ; des morceaux d’ornemens d’ivoire ressemblant à ceux décrits ci-dessus.
Un camée de pastille ; enfin un tas de tuiles piales et creuses de terre cuite > parmi lesquelles 011 compta outre celles qui étaient cassées , 599 des premières et 695 des secondes.
Dans le nombre des fragmens d’inscriptions , il en est un dont il n’y avait que dix-liuit lettres d’entières. Le reste de l’inscription lisible aujourd’hui a été suppléé par les Académiciens Ercolanesi. Elle est vi-
fs) Ce théâtre n’avait plus aucune de tes décorations , ayant cto fouillé précédemment.
sible sur un seuil du corridor (i) du côté qui donne vers Je forum triangulaire. i
m. m. hoixonI. nvrvs. eT. celer cryptam. Tribvnal. TheaTr. s. P.
AD. DECVS COLOKTAE
Parmi les antres , voici les plus intéressantes :
M. M. HOLCOWlI. RVFVS. ïT. CELER. CRYpTAM.
Tribvnalia. Taf.atrvm. S. F. "
M. HOLCONIO RVFO. D. V. 1. D. IIR. QVINQ.
Trib. mil. a. popvlo. aycvsTi. sacerdoTi