‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 31 sur 83 · NEUVIÈME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

NEUVIÈME ARTICLE DU SYMBOLE

DE L^iCLISE.

( PHONOVCé A CBMàyi BU 1804. }

Sanctam £cclesiam catholicam, La sainte Églifte catholiqae.

Ij^jé6i.isb est la société des fidèles qui , sous la conduite des pasteurs légitimes y ne font qu^un même corps dont J.-C* est le clief» La cité où nous sommes et les temps d'irréligion et d'indépendance où nous vivons appellent ici trois, instructions essentielles. La première traitera du besoin et de Texistence d'une au* torité suprême ou d'un juge infaillible dea controverses au sein de l'EgGse. La seconde montrera plus particulièrement encore le but et les fonctions de ce tribunal auguste j qui soni de nous éclairer et de nous conduire^ J'établirai dans une troisième instruction les marques del» véritable Eglise ^ pour que nous sacbions

ia8 PLAVs d'instructions

où l'on trouve avec certitude le double ministère d'enseignement et de conduite ^ insti* tué non par les hommes, mais par J.-G. luimême.

Sanctam Ecclesiam catholicam.

Besoin et existence d'une autorité iofailli- Lie au sein de l'Église.

I'« PARTIE. Nécessité d'un tribunal suprême, ou d'un juge des controverses.

La Religion, mes frères, est une œuvre admirable, mais incomplète si son auteur n'a pris des moyens pour la maintenir tout entière contre le û,ux et reflux des opinions humaines et contre le torrent des événemeiis et des vices... Ces moyens seraient-ils une inspiration particulière donnée à chaqiie fidèle , un examen approfondi que chacun de nous ferait de la doctrine , un titre muet ^ue nous nommerions Écriture et qu'il suffirait de consulter?

Mais cette inspiration particulière ou illustration donnée à chaque fidèle et que vous srefusez au corps de l'Église, chacun prétendra l'avoir. Quel signe aurai-je de sa présence ? Voilà la porte ouverte à toute espèce de sectes, d'illusions et de fanatisme.

L'examen mûr que je ferais de la doctrine»

Mais cette doctrine va devenir le jouet d'une raison faible, orgueilleuse, prévenue et sé<>

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ddlte^ mais la^ multitude est insnsceptible de cet examen. Cependant elle ne doit point être exclue du salut : il y aurait plutôt prêté" TencCj selon rÉvangilci, pour les petits et les simples. ( Luc. iv, 18. )

Vous me direz : TÉcrlture est làj il faut TOfis en rapporter à ce qu^elle décide. Qu'elle est belle et divine y mes frères y TÉcriture évangëlique !... Mais cependant, quelle que puisse en être la divinité, ce code sacré ne peut devenir son propre interprète ; mais une loi muette demande une autorité vivante et parlante pour en fixer le sens. Voyez ce qui se passe dans les procès et les tribunaux.

D'ailleurs, pour bien )uger par moi-même du sens de PÉcriture , il me faudrait étudier les langues originales, comparer les versions y éclaircir lès textes et accorder les savans.... Quelle charge vous m'imposez! Mais, reprendrez-vous, il y a tout au moins des articles fondamentau^clairement contenus ; alor9 TOUS n'irez pas plus loin. Hé! vous dirai- )e^ ce qui est clair et fondamental pour l'un, ne le sera point pour l'autre, témoin le dogme de la présence réelle ; puis tout ce que Dieu enseigne doit être admis. Je ne veux donc ni de vos illustrations spéciales, ni de votre examen particulier, ni de l'Écriture seule : il me £int une autorité irréfragable qui tranche tous les nœuds*. • Dire qu'elle est nécessaire^

X3o PLANS D'iNSTaUCTIONS

c^est dire qu'elle existe. Mais prouvons à foad cette existence.

Ile PARTIE. Existence du tribunal suprême, ou du juge infaillible et perpétuel des controverses.

La Beligion s'est établie , non par rÉcriture j mais par la prédication et Pautorité des Apôtres. (S. Iren. advf. hœreses, lib. m, c. 33.) S'élevait-il des difficultés et des bérésies? On renvoyait les fidèles et les hérétiques euxmêmes à la décision de l'Évêque de Rome ^c'était le nom que le Pape portait alors) et au jugement des premiers pasteurs. Leur unanimité morale , c'est l'Église enseignante ^ c'est \k le tribunal dont il n'y a pas d'appel. Consultez à cet égard toute la suite des histoires ecclésiastiques.

ce Qu'avancerez-vous avec l'bérésie, s'écrie «TertuUien {^Lib. prœscript.)^ «i vous ne <c demandez d'abord quelle est l'autorité di*» ce ^e de croyance à qui appartiennent les ce Écritures, par qui, par le canal de qui, ce quand et comment a été confiée la doctri« ce ne? » ce Je ne croirais pas à l'Évangile, dît te saint Augustin , si je n'y étais amené par ce l'autorité de l'Église. »

L'Écriture, mes frères, est un bienfait inexprimable de notre Dieu. Combien elle sert à élever nos esprits , à échauffer nos âmes

SUR LB STMBOX.V. l3i

et k développer notre foi ! Mais elle ne fait d'abord que confirmer le fondement de notre Religion sainte qui lui est antérieur ; je veux dire , la voie de Pautorité et du témoignage* Cette voie, avant la rédaction des livres saints^ avait fait connaître au monde que J.-G. avait envoyé ses Ap6tres, comme son Père Pavait envoyé lui-même (/oan.xx) ; que les écouter ou les rejeter y «c'est écouter ou rejeter Dieu ( Luc. X ) ; que J.-C. doit rester avec l'apostolat jusqu'à la consommation des siècles ^ sans que les portes de l'enfer puissent prévaloir (^Matth. XXVIII ); que l'Eglise (enseignante, qui est dans le Pape et les évéques)^ est la colonne et le soutien de la vérité, (i 7ïm. III.) Des proplbéties, des miracles^ de hautes vertus^ une mort de sacrifice et la sanctification de Tunivers, voilà ce qui a justifié la mission de Pierre et de ses collègues transmise à leurs successeurs ; voilà ce qui a imprimé à leur voie d'autorité et de témoignage le sceau même de la Divinité. Chefs de sectes , ou sont vos preuves ?

Ce tribunal irréfragable que composent le Pape et les évèques, et dont l'origine est celle même du Christianisme, son autorité s'exerce depuis dix-huit siècles. Il a pu toujours dire : // a semblé bon au Saint-Esprit et à nous.

(Act. V.) Assemblée ou dispersée, l'Eglise ^ assistée d'enbaut, ne peut approuver, disstr

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mnler oa taire ce qui est contre la ibi et les bonnes moeurs. {S, Aug. ) Elle est toujours indéfectible et toujours infaillible.

Résumons*

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