‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 35 sur 83 · DIXIÈME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

DIXIÈME ARTICLE DU SYMBOLE

Sanctorum Commumonem»

La Commanion des Saints.

J 'ai un sujet consolant à traiter : je Teax TOUS entretenir des doux et tendres liens qui nous unissent aux justes du ciel, aux justes de la terre et aux justes du lieu des expiations Eglise triomphante, Eglise militante, Eglise soufïrante... Quels sont-ils nos rapports avec ces trois Eglises qui n'en font qu'une ? Je vais les déterminer avec pré-9 cision.

1 <» Nos corps reposent dans le cbamp du sommeil. Nos âmes, si elles ont été pleinement layées etsanctifiées par la grâce, voient Dieu , le louent et le possèdent au sortir même de cette vie. Description de ce bonheur dans PApocalypse. (c. v, v. 8'i4*) Nous^ mes frères , nous n'en jouissons pas encore j mais nous concevons une vive joie de ce que nos aînés sont en possession de rkéritage* Nous bénissons Dieu ; nous congratulons nos

l4o PX.A9S d'xkSTRITCTIOKS

frères; nous envisageons avec respect leuis images et leurs restes ^ parce que nous sommes de la même famille. FilU Sanctorum

sumus (Tob. vui.) Nous implorons kcur

souvenir : c^est là le .culte des Saints.

Les Saints de leur cftté prennent à non» et à nos besoins le plus vif et le plus fendre intérêt. Passage de saint Gyprien : IlIXoJre'quens nos et cofpiosa turba desiderat... jam de sud immortalitate secura, et adhuc de nostrà salute sollicita (Cypr. de mortal. ) Us prient; ils obtiennent.... Que ces idées sont consolantes! Mères sensibles 1 cet enfant que vous pleurez, il vous invite... Vertueiuc époux! votre chaîne n^est point rompue.

Une moitié de vous-mêmes repose, une moitié voyage. Vos liens se resserreront encore.... •• Si vous connaksiez la sollicitude dâ celui ou de celle qui vous a précédé !.». Cafitas nunquàm excidit, ( i Cor. xm^ 8.) Hic est qui multàm oratpropopuioet cit^itate.,,^ (2 Mach. XV.) Dès Paurore de PEglise^ ks Saints honorés, les temples bâtis*'

2<> Laissons un instant PÉglise du ciel i envisageons celle de la terre. Doctrine de l'Ap6tre. Nous sommes un même corps, un même pain , nous qui participons an même autel... ( 1 Cor. x.) Comme les grains de blé s^assemUent, se triturent et forment un aliment délicieux , tels les chrétiens* ••• Le pied

SVti LIÉ STMBOM. l4t

TOQchrait-il égarer le corps ? L^œil dira-t-il jamais aux pieds : Yoas ne m'êtes point nécessaires ; et â la main : Je n'ai pas besoin de TOtre service ?.•• (i Cor. xii.) Quù infirma'^ tur et non infirmor? Quis scandalizatur, et ego non urorî (a Cor. xt , 2p. ) Les pertes y les profits y tout est commun. L'Eglise nous associe au mérite des œuvres qui se font dans les contrées les plus lointaines. Le saint sacrifice y les ferventes prières^ les sacremens , les soupirs, tout nous enricliit... Appliquons ici par une sorte d'appropriation quelques textes de la sainte Ecriture ^ Multitudinis creden' tium erat cor unum et anima una....; nec quhquam aliquid suum esse dicebat... (Act* Vfj 32.) Lœtare, stérilisa erumpe et clama quœ non parturis... (Gral. iv, 27.) O Dieu!

quelles que soient mes misères et mes offenses , )e suis donc investi de grâces , de miséricordes et comblé de trésors. Je suis heureux de votre bonbeur, vertueux de votre vertu )' chrétiens! Nos combats sont communs; mes victoires dans l'exercice laborieux de mon ministère vous intéressent : vous partagez. le butin. Dominicis gaudehs lucris , damnis mœrens. (S. Aug. )

3^ Eglise souffrante. La foi du purgatoire n'est point une opinion récente. Conduite d'un guerrier magnanime , d'un saint illustre qui envoyait des ofirandes au temple et di«

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sait : Sancta et salubris est cogitatio pro de* functis exorarc. (2 Mach. xii.) Les dyptiqaes ; le saint sacrifice célébré pour les morts. Langage de sainte Monique à saint Augustin son fils : Memor esta mei ad altareé.. (Lib« Confess.) Ames plaintives et gémissantes. ••• Or précieux qui s^affine dans la fournaise. •• Loin de nous cette idée des âmes délaissées. #• Loin de nous cette idée qu'on puisse à prix d'argent acheter la délivrance des justes détenus.... Mais nos prières sont utiles : Orate pro ini^icem ut salyeminu.n^ (Jac. y^ i6«) Nos aumônes sont utiles. Le saint sacrifice de la messe leur est éminemment utile* Combien de nos amis et de nos proches achèvent leur expiation ! Quelle consolation pour un excellent cœur d^abréger et d'accourcir leurs maux !

Que cette religion catholique me donne de grandes et magnifiques idées! Paratum reg^ num à constitutione mundi.ÇMAith, xxv^ 34*) Particeps timentium te. ( Ps. cxviii. ) Ton»

les justes de tous les âges s'occupent de moi. Le ciel et la terre s'occupent de moi ; je réjouis le ciel ; j'édifie la terre ; je soulage le purgatoire... Et dans plus d'un siècle des voix plaintives et gémissantes retentiront encore an-dessus de ma poussière et diront s Requiem œtemam dona ei, Domine»

Ah! combien ils sont à plaindre ceux qui

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Tetranchent les titres de leur grandeur, qui se circonscrivent et n^ont qu^un culte vain et isolé !... Combien on doit appréhender d'être exclus de la possession de tant de trésors inefikbles !

Ceux-là en sont exclus que PEglise excora* munie,., ou qui s'excommunient eux-mêmes en se séparant de Punité et méconnaissant les pasteurs légitimes. ..La branche qui n'est pas unie au tronc se dessèche... {Joan. xv, 6.) Nous , chrétiens , sachons apprécier nos avantages ; sachons les conserver et témoigner à Dieu notre plus vive reconnaissance.

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