PI.ANS DB BISCO0R
de Ponotion di\iae , devient un soldat plein de courage qui aflronte les tourmens et là mort j qui désire donner sa vie pour la gloire de sou souverain mattre. Par ces signes sacrés' ae perpétue le sacrifice de la victime qui nous sauve 3 et J.-G. ne faisant plus qu'un même corps avec nous, nous rend participans de sa charité et nous divinise pendant tout le temps de notre exil. Par ces signes sacrés Famé pé* nitente, purifiée de toutes ses souillures, rentre en grâce avec Dieu j bannit le monde de son cœur 9 fait mourir en elle le péché j et devient sainte , innocente y une nouvelle créa*^ ture en J.-C, (a Cor» v, 17.) Par ces signes sacrés , ces symboles mystérieux , le dé« inon enfin est mis en fuite, ses pièges sont rendus inutiles, et se consomme à la mort l^ouvrage de la perfection chrétienne. Dons célestes, qui nous enrichissent pour tout le cours de notre vie et répandent incessamment sur nous les plus précieuses bénédic* lions ! Dons admirables qui nous régénèrent ^ nous fortifient, nous nourrissent, nous consolent,. nous soutiennent et nous délivrent do toutes nos infirmités et nos langueurs !
Ah! que ne dirais- je point encore, mes irès chers frères, si, vous rappelant à votre propre cœur, je vous faisais voir en troisième lieu, indépendamment de ces grâces générales^ Oieu toujours bon, Dieu toujours aimable ^
SITR LES fiOMMAtTDËMEKS Bfi BIÉTT. ^43 irous donnant les témoignages les pins tou« chans et les plus partîeuliers de son amour ^ vous distinguant , je ne dis ^as seulement de tant d'infidèles qui meurent sans le connaît tre, mais encore de tant de chrétiens qui vivent sans l'aimer? Que ne dirais-je point^ si traçant ici l'histoire de votre vie, si réssai» sissant jusqu'au commencement de votre carrière, jusqu'au premier anneau des grâces, je vous le faisais voir, ce Dieu, pèrô tendre et miséricordieux, ouvrant déjà vos jeunes cœurs à sa voix , vous prévenant de ses dons, vous armant contre les périls qui devaient un jour vous entourer, vous avertissant déjà par ses inspirations secrètes et les mouventens intérieurs de votre esprit | mettant toujours le remords à la suite de là iaute, et plaçant la satisfaction la plus pure A côté du repentir et de l'aveu? Que ne dî- Tais-je point, si je vous le faisais voir bénissant le cours de vos années, et vous ménageant à propos ici des douceurs, là des peines et des amertumes, soit pour vous détacher du vice, soit pourvous faire porter le joug de la vertu avec mille fois plus de délices et de consolations encore ?
Que n'ajouterais- je point, si je vous représentais le Seîgneuriel qu'il s'est dépeint dans les Ecritures, tefque vous l'avez éprouvé vous- mème&? Tantôt c'est un Dieu Sauveur,
un Dieu homme qui nous aime tendrement^ qai fait ses délices d^habiter parmi nous , qui Teut nous sauver tous et qu^aucun ne périsse^ qui ménage les tentations afin qu'elles ne (soient pas au-dessus de notre faiblesse ; tan-» t6t un pasteur charitable qui s'épuise à chercher la brebis égarée {Luc. xv), et qui l'ayant trouvée, au lieu.de s'irriter contre elle et de la frapper, la caresse et la charge jiur ses épaules , sans doute pour lui épargner les fatigues du voyage, sans doute pour qu'elle ne puisse échapper à son amour.
Tantôt c'est le meilleur des pères qui prévient par ses caresses un enfant prodigue et libertin (Zac.^xv) : l'amour conduit ses yeux et lui fait reconnaître de loin celui après lequel ii soupire ; l'amour guide ses pieds chancelans et affermit ses pas : il court à son .<ils, se jette à son cou, l'embrasse tendrement , Je presse contre sa poitrine ; ses larmes coulant avec abondance , ses désirs sont satisfaits^ .ses jours ne seront plus remplis d'amertume. Il fait préparer un festin magnifique; il veut qu'on donne à son fils un anneau précieux, de^ habits nouveaux , qu'on le revête d'une robe digne de sa naissance. Grimes, désobéiasances et débauches passéçs, tout est mis en oubli; parens, amis, famille chérie, abandpi^nez-vous à la joie ; livrez-vous aux trans- TO^Ïs d'aléçresse. Mon fils, s'écriç cet heu-