‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 71 sur 83 · PX.AK8 DB DISCOUBS · texte numérisé non relu

PX.AK8 DB DISCOUBS

•VOUS séries mal servis si vos domestiqnes perdaient la pureté de conscience. Je veux donc que votre maison soit pour eux un temple , et que vous soyez à leur égard un ministre da Seigneur. Établissez parmi eux , si vous le pouvez ) la prière commune y Tassiduité aux pfiSces et la fréquentation des sacremen$« Ycillez sans relâcbe sur leur caractère et leur conduite ; et souvenez-vous de ces terribles paroles de saint Paul : a Celui qui n^a pas « soin des siens y et sur-tout de ceux de sa i£ maison , a renoncé la Foi et est pire qu^uii ^ infidèle» ?» ( i Jï/n* v > &•)

VINGTIÈRÏE INSTRUCTION.

CUITE DU QUATAIÊAIE COMNLAIiDEaAEIVT.

êVM XJES PARIbAXMS ET AftABlUONES*

Monorafotrem tuum et matrem tuam* ( EzocU c. zx.>

Il est un sujet, mes frères, dont on ne vous a point encore parlé dans cette cbaire et qui mettra fin aujourd'hui à F^explicaticm du quatrièiQ^e commodément de Dieu* Je veux vous

SUR LfiS COMMAKDBMBNâ DE DIEU* Ssf' entretenir y mais à fond, des parrains et des marraines.

Qu^entend-on par parrains et marraines ?

Première question. Quelles sont les qualités requises pour Fêtre ? Seconde question. Et lorsqu^on a rempli ce ministère ^ quelles obli^ gâtions a«t-on contractées ?

1* Ce qu'il faut entendre -par -parrains et marraines» Les parrains et marraines sont ceux qui demandent la régénération de Fenfant, qui lui donnent le nom y qui le tiennent sur les fonts baptismaux y et qui font en son nom les trois vœux ou renoncemens y et la

profession de Foi Dès-lors ils deyîennent

caution envers FÉglise y que cet enfant s^acquittera des promesses que Fon a faites pour lui. Lorsqu'une famille appelle à elle un par* rain et une marraine j ce n'est point une invitation purement humaine y ni une cérémo« nie oiseuse. Les parrains et marraines remplacent les anciens catéchistes. C'est une fonotion grave, un ministère ecclésiastique. ... Il ne s'agit pas moins que de faire un chrétiea et de concourir à l'administration d'un sacrement auguste. II ne s'agit pas moins que d'a« dopter spirituellement des enfans qui seront chers à votre tendresse et l'objet de vos soins. . • De là cette vénération profonde que j'ai vue dans plusieurs contrées pour le? parrains et marraines; cet usage de les faire intervenir an

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choix d^un état ^ aux Kens du mariage ^ à la

pompe funèbre de leurs filleuls et filleules* ••

Prières qu^ils adressent... Coasolatious qu^ils

donnent.

2* Passons aux qualités requises et parlons ici le langage de presque tous les rituels.

II faut que les parrains et marraines aient au moins Page de douze à quatorze ans } qu^ils aient fait leur première communion ; qn^ils soient suffisamment instruits et d^ua bon exemple.

Suffisammeùt instruits de leurs prières y àea principaux mystères de la morale chrétienne et de rétendue du renoncement qu'ils vien* nent de faire au Démon y à ses pompes et à ses oeuvres. Suffisamment instruits des obligations qu'ils contractent. Nous avons à cet iSgard le droit de les interroger.

* Il faut qu'ils soient d'Un bon exemple y tel et si bien soutenu j que leurs filleuls ne voient

en eux rien que d'édifiant et de louable

De quel front oseriez-vous venir dans nos églises détester pour les autres le Démon ^ quand il règne dans votre coeur , quand vous êtes iéi-bas ses instrumens etses suppôts ; quanj vous êtes, 6 jeunes personnes y toutes couvertes de ses pompes ? O outrage de Dieu !

O hypocrisie digne de nos larmes lés plus amères !

* 3» Quels sont en troisième lieu les det^oirs

SUR LES COMMANDEMEKS DE î>IEir. S^S des parrains et marraines ? i® De veiller à Védûcation chrétienne des enfans. a** De les porter à Dieu. 3^ De les assister temporellement et de tout leur pouvoir.

1» F'eiller à Véducmdon chrétienne des enfans. Vous répondez à Dieu de cette atne ; cVst sur votre parole que l'Église Fa reçue dans son sein. Vous avez parlé pour ce filleul: il a de Page ; apprenez-lui à parler pour luimême. {^Joan. IX, ai. ) Informez-vous s'il sait ses prières , s'il les récite, s'il étudie son catéchisme, s'il l'entend.... Mais sa mère!... Aidez et surajoutez aux soins de sa mère ; son autorité ne détruit pas la vôtre ; votre filleul est votre ouvrage spirituel. ( Concil. ttoter. IV. ) Dès qu'il aura atteint les années de' discrétion, conduisez-le vous-même au tribunal de la pénitence ; dès qu'il sera en état, présentez-le au pied des saints antels pour une communion première. Ne lui refusez point vos lumières, vos conseils ; et songez bien que s'il se damne et que vous j ayez coopéré par votre négligence , vous serex vous-même rigoureusement et éternellement puni.

a® Ce n'est pas assez 3e l'instruire. Il faut le pénétrer et V enflammer d'amour pour Dieu ; il faut l'entraîner à lui par la force de

vos prières et de vos exemples Éloîgnea

lés occasions et les dangers jrompez les entre-

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Tues qui pourraient être faaestes ; ménages des liaisons utiles, honorables et saintes. Dîtes souvent : Vous êtes Penfant de Dieu ; Toudriez-vous redevenir celm du Dëmon?

Héritier et cohéritier de J.-C. (^Rom. vin , 17) ^ seriez-vous assez malheureux pour fouler awx pieds un si noble héritage ? Dites :

Sanctuaire d^un Esprit adorable , deviendrezvous donc un réceptacle éa crimes et d'abc* minations?... Pensez au Saint ou à la Sainte dont vous portez le nom ; pensez à PAnge gardien qui veille sur vous... Pensez au ciel y votre patrie où Pou vous attend.

3^ assistances qu* il faut rendre aux fl'-^ leuls. Vous leur devez mille prévenances et mille soins. Marques de libéralité. SHls sont de la campagne y ou pauvres y des moyens d'instruction, des livres.... S'ils sont orphelins y remplacez les parens qu'ils ont perdus* Mettez ces jeunes infortunés en apprentissage ; qu'ils deviennent vos enfans y votre Êimille...»

Régies à suivre. Ne pas être trop souvent parrain. Ne pas l'être quand une vieillesse avancée ne permet pas de voir croître la jeunesse pour laquelle on s'engage y ou quand on s'éloigne d'elle pour toujours.

Voilà l'enseignement et l'esprit de l'Église.

Abus monstrueux dans le choix des parrains

^ et marraines Privation de recueillement

SUR I«SS COMMÀKDEMENS DE DXETT. 3^5 et d^esprit de Foi de leur part... Dissipation bruyante et profusions. Ah ! mes frères , n^achevez pas de contrister notre ministère ; soyez-en plutôt la joie et la couronne.

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