‹ Plantes fourragères [microforme]Chapitre 11 sur 43 · MILLET COMMON · texte numérisé non relu

MILLET COMMON

(Panicum iliaceum 7.)

MILLET COMMUN, #1 MILLET COMN,.N. (Panicum miliaceum 1..)* Pianche 1; graine, planche 27, fig, 1

Description botanique: Le mille: commun est une plante annuelle, généralement de deux à quatre pieds de hauteur. Les tiges sont dressées ou ascendantes, naissant d'une base couchée, assez fortes, et couvertes de poils hérissés. Les feuilles, également velues, sont plates et larges. Les fleurs sont portées en grandes panicules, souvent penchées et contiennent un grand nombre d'épillets. Règle générale, ces épillets sont vert vif mais parfois ils ont une teinte noirâtre et pourpre. Chaque épillet contient une seule fleur avec un pistil rouge vif,

Historique: On ne connait pas la plante sauvage d'où descend le millet commun cultivé: sa culture est plus ancienne que l'histoire. Les habitants lacustres de la Suisse le cultivaient 2000 ans avant Jésus-Christ et on en a également retrouvé des traces dans les habi. tations lacustres de l'Italie. On le cultive dans l'est et le sud de l'Europe. C'est une plante très importante dans l'est et le sud de l'Afrique. I a été introduit assez tôt en Amérique mais n'a jamais été l'objet d'une grande culture au Canada.

Variétés: De même que toutes les autres plantes depuis long temps cultivées, le millet commun se divise en un grand nombre de variétés qui diffèrent l'une de l'autre principalement par la frme et la structure de la panicule ct la couleur de la graine. Dans quelquesunes, la panicule est ouverte et droite, dans d'autres elle est resserrée et ressemble à un épi. Les millets à balai ont une panier senchée et étalée qui ressemble à la grappe de graines du maïs à be 4 Les noms des autres variétés tels que millet blanc et millet rouge français, se rapportent à la couleur de la graine.

Valeur agricole: Le millet commun est plus propre à l'alimentation de l’homme que tous les autres millets mentionnés. C'est là l'objet principal de sa culture dans l'est de l'ancien continent. Dans le centre de l'Europe il fournissait, avant la découverte de la pomme de terre, l'élément principal de la nourriture de l'homme pauvre. Aujourd'hui, il n'a pour ainsi dire plus d'importance comme plante alimentaire. Dans l'Amérique du nord on l'emploie exclusivement dans la production de fourrages.

*Cette plante est le millet commun d'Europe, qui est cultivé en ce pays depuis un temps imméimorial, La plante que l'on appelle parfois le millet commun en Amérique n'est pas le

millet commun d'Europe, c'est un millet à grappe, principalement de la variété hongroise au Canada. Ce fait à donné lieu à quelque c

Le millet dont on se propose de faire du foin doit être coupé juste à l'époe : voulue. C'est pendant la floraison qu'il renferme le plus de nourriture; passé cette phase la qualité du foin se détériore rapidement. Semé pour fourrage vert où pâturage on doit employer trente livres de graine à l'acre: cultivé pour la production de la graine, vingt livres suffisent,

Graine: Les graines du millet commun sont beaucoup plus grosses que celles des millets à grappe. Elles ont environ un-huitième de pouce de long, sont ovales, un peu aplaties; le côté extérieur est plus convexe que l'intérieur, elles sont luisantes et de couleur différente dans les diverses variétés. Les couleurs ordinaires sont blanche, rouge, jaune, brune, grise et noire. La graine du millet japonais, qui est la variété la plus répandue de millet commun au Canada, pèse soixante livres au boisseau.

Mesurez vos entreprises sur vos facultés, de crainte d'être obligé d'abandonner honteusement ce que vous aurez entrepris; un petit terrain bien cultivé est plus productif qu'un grand terrain négligé. — Palladius. IVe sièce.

Un nommé Paridius avait deux filles et pour bien une vigu 1 =rsqu'il maria l'aînée, il lui donna pour dot le tiers de cette vigne, et, malgré cet abandon, il recueillit, du reste de sa propriété, le même produit que précédemment. En mariant, plus tard, sa seconde fille, il partagea avec elle la vigne qui

lui restait. Son revenu annuel n'éprouva aucune diminution par ce nouveau partage, parce qu'il perfectionnait sa culture à mesure qu'il se dessaisissait d'une partie de son fonds. —Columelle, ler siècle.

Admirez, si vous voulez, une grande ferme mais n'en cultivez qu'une petite.—Virgile, 70-19 ie

Ne sème que ce que tu peux fumer; fais des prés, élève du bétail jusqu’à ce que tu puisses fumer tous tes blés.—..Ce n'est pas ce qu'on sème, c'est ce qu'on fume qui produit. ,Le blé convenablement fumé résiste aux intempéries, tandis que celui qui ne l'est pas se fond comme beurre au soleil; on dirait au printemps que chaque jour il rentre dans la terre.—Plus tu as de fumier, plus tu en auras, plus tu récolteras, plus tu t'enrichiras. Je puis donc dire: L'agriculture est dans un mot., C'est le pré qui fume le blé; c'est lui qui produit tout, nourrit l'homme et la bête.—Il est encore aisé d'avoir du bétail, mais il faut qu'il vive...On ne l'envoie pas chercher son pain de porte en porte;ilest attaché, criant, souffrant et mourant.—Jacques Bujault, 1771-1842.

Page 1