MIL OU FLÉOLE DES PRÉS
L'addition de trèfle l'améliore. On le recherche pour les chevaux de iravail qui reçoivent également de fortes rations de grain, car il est très digestif. C'est le foin régulier pour tous les chevaux d'attelage dont on exige un travail immédiat après le repas.
Semé seul, le mil ne donne pas une récolte bien épaisse, sauf sur les terres riches et humides; sur les terres hautes il vaut mieux le semer en mélange avec d'autres herbes où avec du trèfle rouge. Quand l'assolement est de courte durée et que la prairie est relevée tous les deux ans, on peut, sur des terrains lourds, frais ou humides, le semer seul ou avec du trèfle d'alsike: sur des terrains plus secs et plus légers on le sème avec du trèfle rouge, Semé un peu épais, il donne une herbe plus fine qui doit être coupée peu après la formation de l'épi et l'apparition des premières fleurs. On obtiendrait un rendement plus élevé si on retardait la coupe jusque vers la fin de la floraison, mais le foin y perdrait en quantité et en valeur nutritive. Quand elle a atteint tout son développement la tige devient dure et coriace. Si l'on désire avoir une seconde pousse, il faut couper juste avant la floraison, le regain en sera plus abondant.
Quand on sème le mil seul on doit appliquer de neuf à quinze livres de bonne graine fraîche à l’acre.
Le mil ne convient pas pour les pâturages, sauf en mélange avec d'autres herbes. Ses racines peu profondes et sa croissance en toutfes ne lui permettent pas de résister au piétinement aussi bien que Îles autres plantes généralement recommandées pour le pâturage. Dans les terres hautes et légères il cède bientôt la place aux herbes indigènes, surtout si ces terres sont abandonnées aux moutons qui paissent au ras du sol.
Graine: Le mil semé pour la production de la graine doit être récolté dès que la plante a atteint sa maturité, complète lorsque l'épi, vert jusque-là, devient jaunâtre. Récoltée trop tôt la graine est petite, peu dévelcppée et germe mal. Récoltée quand elle est mûre elle est exposée à perdre sa balle au battage, elle perd en même temps son éclat argenté et prend l'aspect terne de la vieille graine.
On bat généralement le mil avec une batteuse à grain ordinaire mais pour obtenir la meilleure semence il faut le récolter à la main et le battre au fléau. On le cultive dans la vallée du Saint-Laurent
| et les districts de la Baie Georgienne et la qualité de la graine, au 3 point de vue de la grosseur et de l'éclat de la couleur, n'est pas surpassée. On sépare parfois sa graine des criblures du blé d'automne qui a été semé sur gazon de mil, mais cette graine est généralement in-
Ms ne unie: ln
festée de lin s rivage et d'autres graines de mauvaises herbes communes aux herbages
La graine de bonne qualité est de couleur argent vif; une petite partie seule: nt est écalée, c'est-à-dire, a perdu sa balle, La semence est terne lor-qu'eil: est vieille ou lorsqu'elle a été récoltée ou emimagasinée dans de mauvaises conditions. Les semences écalées qui
viennent d'êtr itues ont tout autant de vitalité que les autres mais elle Li ere plus vite que celles qui ont conservé leurs balles. La gra! ‘ ire conservée dans un endroit frais et sec, conserve sa vitalit nq ans. Des graines de neuf ans même, donnent une forte totale de graines viables quoique généralement, à cet âge, "gen t sensiblement affaibli.
Le pic ‘ hoi t de quarante-huit livres.
La £ raine de mil du commerce est propre par comparais » ali des autres graminées et de trèfles. Les graines de rauvais + 1e es contre lesquelles on doit principalement se garder q'nd on chats de graine de mil sont les suivantes:
grande marguerite, cameline, camomille puante, oscille de brebis, silène enflée, laiteron vivace, chardon du Canada, mouron et potentille.
Le mil, comme beaucoup d'autres espèces de graminées, est attaqué par l'ergot (Claviceps). Les graines d'ergot (sclérotes) varient en forme et en grosseur suivant l'espèce de grain ou d'herbe sur laquelle ils se développent. Les corps solides sont pourpre foncé, on les voit sans peine sortant de l'enveloppe de la graine dans l'épi. Il ne faut pas récolter la graine de prairies infestées d'ergot.
Tu laisseras une année sur deux, après moisson faite, la terre rester en friche, et le champ inactif puiser dans le repos des forces nouvelles; ou bien encore tu «èmeras, à la saison prochaine, le froment doré, dans le même champ où tu auras d'abord récolté en abondance maint légume à la silique trem-
iges fragiles bruissent en touffes sonores.
blante, les cosses griles de la vesce, ou l'amer lupin dont 1 Sans doute, la graine du lin brûle la terre; il en est de mêm qui portent en eux le sommeil du Léthé. Mais pourtant, avec ces alternances, le laboureur est payé
de l'avoine, de même aussi des pavots,
ment, qu'il ne craigne pas, dans un sol aride, de répandre à profusion l'engrais et n changeant de pro-
de sa peine; s
le fumier, ni de jeter des tas de cendres sur les champs épuisés. C'est ainsi qu duction la terre se repose, et que le sol, pour être épargné, ne reste pus, ceperlant, stérile. —Virgile, Les Géorgiques, Traduction d'Henri Lantoine.
Le pré se fatigue à la longue et demande à être renouvelé de temps à autre par une plantation de haricots, de navette ou de millet, que l'on remplace l'année suivante par du blé et la troisième année par du foin.—P'ine, Histoire naturelle, 23-79 À. D.
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