‹ Plantes fourragères [microforme]Chapitre 15 sur 43 · ANSE TANT ATEN ERA USER SSTRE · texte numérisé non relu

ANSE TANT ATEN ERA USER SSTRE

VULPIN DES PRÉS.

VULPIN DES PRÉS. (Alopecurus pratensis 1.) Planche 4; graine, planche 26, fig. 8.

Autres noms français: Chiendent queue de renard, vulpine.

Nom anglais: Meadow Foxtail.

Description botanique: Le vulpin des prés est une plante vivace qui ressemble beaucoup au mil. Il a une souche courte qui produit des rhizomes écailleux. Aux extrémités de ces rhizomes naissent des tiges et des rejetons feuillés. Si les rhizomes sont très courts, ce qui se produit généralement dans les terrains relativement secs, la plante entière pousse en toufes, presque comme le mil. Si, au contraire, ils atteignent une longueur considérable, comme ils font souvent dans les terrains ouverts et frais, les touffes sont plus Tâches et moins apparentes. Les tiges, qui ont de deux à quatre pieds de hauteur, sont parfois genouillées et enracinées à la base. Elles sont lisses et feuillées jusqu'à un point au-dessus du milieu. La majorité des feuilles sont produites par les rejetons de la base: elles sont généralement longues, larges et molles, les gaines des feuilles supérieures sont souvent gonflées,

Les fleurs sont en épi, assez semblable à celui du mil (fléole des prés) mais tandis que l'épi du vulpin des prés, dont les épillets sont recouvert: le poils longs et soyeux, est doux au toucher, celui du mil est rude. Cette circonstance permet de distinguer ces plantes l'une de l'autre. Chaque épillet dans le ulpin des prés contient une seule fleur entourée de deux glumes à carène aiguë attachées ensembles à leur base. La fleur porte au dos une barbe qui fait saillie au-dessus du sommet des épillets et donne à l'épi un aspect hérissé. La fécondation est accomplie par les vents: la fleur peut se féconder elle même ou être fécondée par une autre fleur. Ce dernier mode de fécondation, appelé fécondation croisée, est plus commun à cause de la disposition des étamines et du pistil pendant la floraison,

Distribution géographique: Le vulpin des prés est indigène à la plus grande partie de l'Europe, au nord de l'Afrique, au centre et au nord de l'Asie. Il est répandu dans tout l'est et le centre du Canada et on le cultive actuellement dans presque tous les pays de l'Europe. I croît spontanément dans les prairies humides, les maréca ges, le long des fossés et des cours d'eau à rives basses, et généralement dans les sols frais et fertiles.

Culture: Le vulpin des prés préfère les localités humides mais il redoute l'excès d'eau. Il ne vient pas bien dans les champs recouverts d'eau stagnante pendant la plus grande partie de l’année. C'est dans les fonds d'argile et de terre franche, temporairement inondés, qu'il se développe le mieux. Il est extrêmement résistant à la gelée et peut être considéré comme l'herbe la plus hâtive dans l'est du Canada. Il se met à pousser de bonne heure au printemps et atteint son plein développement avant que la plupart des autres herbes aient fait une croissance appréciable. Il est utile partout où l'on désire des pâturages ou du foin de bonne heure.

Valeur agricole: Le vulpin des prés cultivé pour la production du foin doit être coupé pendant qu'il est en fleurs. Les tiges renferment alors une grande quantité de sucre et le foin est doux et nourrissant. Une fois la floraison passée, ce sucre concourt à la formation de la graine et la valeur nutritive du foin diminue rapidement. Cultivé en pâturage, le vulpin des prés fournit une quantité d'excellent fourrage au début de la saison, quand les animaux n'ont encore rien d'autre chose à paître. Il est recherché de tous les bestiaux. C'est évidemment l'une des herbes les plus précieuses sur les terres qui lui conviennent. On le cultive presque toujours en mélange.

Graine: La graine du vulpin des prés mâûrit très vite mais assez irrégulièrement, ce qui en rend la récolte assez difficile. Dans bien des parties de l'Europe on la cueille à la main puis on la fait sécher dans un endroit aéré en la retournant tous les jours pendant deux semaines. Les graines qui ne sont pas traitées de cette façon ont une germination assez faible. La graine de commerce a généralement une faible vitalité à cause de cette maturation inégale. Pour obtenir une forte quantité de bonne graine il faut couper la récolte un peu avant qu'elle arrive à maturité complète, faire de petites gerbes, les mettre neuf ou dix ensemble en veillottes rondes et les laisser mûrir. On sème de vingt à vingt-cinq livres à l'acre quand on cultive le vulpin seul.

La bonne graine est couleur de paille et pèse de six à douze livres au boisseau.

On a dit une grande vérité, que l'agriculture est la mère et la nourrice des autres arts. Est-elle en vigueur, tout fleurit avec elle; mais partout où la terre est condamnée à la stérilité, les arts meurent je dirais presque et sur terre et sur mer.—Xénophon. 434-355 a.J.C.

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AGROSTIDE STOLONIFÈRE. ))

AGROSTIDE COMMUNE OU STOLONIFÈRE (Agrostis

stolonifera L..) Planche 5,: graine, planche 26, fig. 9. Autre nom latin: Azgrostis alba L.

Autres noms français! Agrostide traçante, trainasse, fiorine, agrostide blanche.

Noms anglais: Fiorin Grass, Crecping Bent grass, White Bentgrass, Red Top.

Description botanique: Le terme agrostide à été appliqué à deux espèces du genre Agrostis: A. stolonifera L., qui est appelée également À. alba L.,et À. vulgaris With. A. stolonifera et À. vulgaris sont deux espèces distinctes mais souvent prises l'une pour l'autre. Les écrivains américains et canadiens ont souvent décrit des plantes d'agrostide sous le nom d'A, vulvaris qui est relativement rare en Amérique et n'a qu'une faible valeur agricole. Comme la description dans ces cas n'est pas celle de l'A. sv/garis mais évidemment celle de l'A. stolonifera, la dernière espèce doit être considérée comme la variété agrostide. La description qui suit se rapporte donc à l'A. stolonifera qui est répandue dans toute l'Amérique du nord.

Ilexiste un grand nombre de variétés d'agrostides très différentes l'une de l'autre. C'est une plante très vivace, à souche traçante, d'où naissent généralement des stolons. Ces stolons sont parfois souterrains, mais généralement ils se développent le Tong de la surface, émettant des racines aux jointures ainsi que de nombreux rejetons feuillés. À cause de sa souche et des stolons traçants, l'agrostide ne pousse pas en touffes mais elle forme un gazon épais et ininterrompu. Les tiges varient dans les différentes variétés. Dans quelques-unes elles n'ont que deux pouces de hauteur; dans d'autres elles atteignent quatre pieds ou plus. Il n'y à que les variétés de ce dernier type qui soient importantes au point de vue agricole. Les feuilles varient en grosseur, nombre et couleur. La ligule est toujours k ie et généralement aiguë. Les fleurs sont arrangées en panicules, nombreuses branches. A la floraison les branches principales de Li panicule ainsi que les branches secondaires sont étalées, et comme leur longueur diminue graduellement vers le sommet de la panicule, cette dernière a la forme d'une pyramide à large base. Lorsque la floraison est terminée, les branches secondaires sont serrées contre les branches principales et ces dernières contre la tige-mère. Après la floraison la panicule est donc souvent étroite et resserrée. Les nombreux

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Distribution géographique: L'agrostide est indigène à tous les pays d'Europe, au nord de l'Afrique, au nord et au centre de l'Asie et à l'Amérique du Nord. On a commencé à la cultiver en Angleterre il y a environ deux cent cinquante ans, mais ce n'est que depuis le millieu du dernier siècle qu'elle est généralement cultivée en Europe.

Culture: L’agrostide croît spontanément dans toutes les localités. Quelques variétés se maintiennent dans les sols légers et sablonneux, ne renfermant que peu d'humidité, mais elles poussent mal et n'ont que peu de valeur agricole. D'autres variétés font une pousse superbe dans les endroits humides et ont une grande valeur. Comme la végétation dépend presque entièrement du développement des racines traçantes, l'agrostide vient mieux dans les sols où rien ne s'oppose à ce développement des racines, comme dans les sols légers et humides tandis que dans les terrains secs et lourds, les souches et les stolons restent courts et peu productifs. L'agrostide a une superbe végétation dans les climats humides. Elle convient donc aux terrains bas, peu éloignés de la mer. Elle est très résistante au froid.

Végétation: Dans les sols convenables, l'agrostide fait une bonne pceusse l’année même où elle est semée. Elle se met à croître relativement tard au printemps mais une fois qu’elle a commencé elle continue sans arrêt jusqu’à la fin de l'automne.

Valeur agricole: En mélange avec d'autres espèces dans une prairie, l'agrostide fait une herbe de pied superbe et pousse dans les endroits trop humides pour la plupart des autres graminées. Comme elle se met à pousser assez tard, elle n'a pas généralement atteint son plein développement quand les autres herbes du mélange sont prêtes à être coupées. D'autre part, elle poduit des feuilles et des tiges jusqu’à une époque avancée de l'automne et elle est précieuse lorsqu'on désire avoir un regain dans les pâturages. Tous les bestiaux en sont friands,elle résiste très bien au piétinement et même n’en produit qu’un plus grand nombre de rhizomes et de stolons. Elle forme rapidement

AGROSTIDE COMMUNE. 5

un gazon dense et égal, mais si on la laissait pousser trop longtemps dans un endroit, on Pourrait avoir des difficultés à l'extirper. Elle est précieuse pour la formation de pelouses: cultivée seule, il faut semer vingt livres de bonne graine à l'acre.

Graine: Cultivée pour la graine, l'agrostide devrait être récoltée dès que l'on peut faire sortir aisément les graines par le frottement. Règle générale, l'agrostide de commerce contient une grande quantité de balle. La semence que l'on dit être n'est autre chose que la graine ordin de la balle. La graine ordinaire de ce avec un lustre argenté, plus ce lustre est argenté, moins il y a de balle et plus la graine est lourde. Quand la proportion de balle dérable, le poids est assez faible, et parfois il livres au boisseau. La graine renettoyée, contenant peu de balle peut peser jusqu'à trente-cinq livres au boisseau,

Règle générale, l'agrostide germe bien car la grain vitalité plusieurs années.

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il est douteux qu'elle soit indigène à l'Amérique du Nord.

Habitat: Elle croît spontanément dans les sols sable

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Valeur agricole: Il existe à peu près la même rel valeur agricole de l'Agrostis vulgaris et celle de l'agrosti 28550—6

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qu'entre la valeur de la fétuque ovine et de la fétuque des prés. En d'autres termes, l'agrostide commune est une herbe plutôt inferieure, que l'on doit laisser de côté chaque fois que l'on peut utiliser des herbes plus précieuses. Les feuilles et les tiges sont assez courtes, les premières sont généralement serrées près de terre; elle ne fait pas un foin avantageux. Sa principale valeur serait comme herbe de pâturage sur un sol pauvre et sec.

Graine: La graine est semblable à celle de l'agrostide stolonifère mais elle est en général un peu plus petite et plus jaunâtre. Dans certains cas, cependant, ilest presque impossible de séparer les graines des deux espèces.

CALAMAGROSTIDE DU CANADA (Calamazgrostis canadensis

Michx. Beauv.) Graine, planche 26, figure 10.

Autre nom latin: Deyeuxia canadensis Hook.

Noms anglais: Small reed grass, Sand grass, Canada Bent-Grass, Blue Joint Grass.

Descrigtion botanique: La Calamagrostide est vivace, à souche traçante d'où naissent des rhizomes écailleux, bruns. Ces rhizomes indiquent que la plante ne pousse pas en touffes serrées. Les tiges sont plus ou moins groupées, suivant le caractère du sol. Elles ont de trois à cinq pieds de hauteur sont plutôt fermes de texture et d’un brun-rougeâtre ou rouge bleuâtre à la base. C'est pourquoi on appelle cette plante Blue Joint Grass en anglais. Les feuilles sont nombreuses, larges, longues et très rudes. Les fleurs sont portées en une grande panicule, semblable à celle de l’agrostide stolonifère, et généralement d’un brun-rougeâtre. C'est à cause de cela que l'on appelle cette plante""agrostide”’dans bien Ges parties de l’est du Canada, mais à tort. Quoique la panicule soit semblable, les différences entre les deux espèces sont nettement marquées. La façon la plus "cile et la plus sûre de les identifier est d'examiner les fleurs. La cai. xrostide n'a qu'une fleur par épillet, tout comme l’agrostide, mais :: te fleur

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a une barbe qui est entourée à la base d'une touffe de poils blancs CE soyeux, très distincts et à peu près de la longueur de la fleur elle. même. Ces poils ne se trouvent jamais à la base de la fleur de l'agrostide.

Distribution géographique: La calamagrostide est propre au Canada et aux parties du nord des Etats-Unis.

Habitat: Elle croît spontanément dans les prairies humides, les marécages, le long des rivières et des ruisseaux, sur les rives des lacs et généralement sur les fonds humides,

Valeur agricole: Parfois elle couvre de grandes superficies, à l'exclusion de toutes les autres herbes. On dit que le foin ramassé sur ces superficies est de qualité excellente et recherché de toutes les sortes de bétail. On sait également qu'il reste savoureux et nourrissant longtemps après avoir fleuri. Il ÿ aurait des expériences à faire pour confirmer cet avancé, mais rien ne nous autorise à le mettre en doute et du reste il y a des preuves à l'appui. On a essayé, mais sans succès, de faire venir la calamagrostide de semis à l'une des stations expérimentales des Etats-Unis: la graine paraissait manquer de vitalité. Ceci peut signifier que la plante ne forme pas de graines ou n'en forme que très peu, comme dans le cas du roseau commun (Phragmites communis Frin.).. S'il en cst ainsi, il est facile de comprendre pourquoi cette herbe conserve ses qualités nutritives après la floraison. Comme nous l'avons fait remarquer dans la description du vulpin des prés, les éléments nutritifs concourent à la formation de la graine, mais lorsqu'il ne se forme pas de graines, ils restent dans le foin qui conserve ainsi sa qualité même après que la plante à fleuri.

En fait, on sait peu de chose sur la Valeur nutritive de la calamagrostide. Il peut se faire que ce soit une addition importante aux plantes fourragères canadiennes, mais nous ne pouvons rien dire de positif sur ce sujet actuellement. Elle est utile pour les sols très frais car elle pousse dans des endroits qui seraient trop humides, même pour des plantes aussi peu sensibles à l'humidité que l'agrostide stolonifère,

On se ruine aisément, on ne s'enrichit qu'en peine prérant.—Bujault.

AVOINE JAUNÂTRE. (Trisetum flavescens, (L.) Beau.) Planche 6; graine, planche 26, fig. 11.

Noms anglais: Yellow Oat Grass, Yellow False Oats, Golden Oat Grass.

Description botanique: L'avoine jaunâtre est une plante vivace à souche courte, formant des touffes lâches. Les tiges, de un à deux pieds de hauteur, sont très grêles et feuillées, jusqu'au milieu environ. Des tiges secondaires naissent à la base des tiges principales. Les bourgeons dont elles naissent sont dans la gaine des vicilles feuilles, qui les recouvrent au début. Dans le développement de ces rejetons, la vieille gaine se fend, et la base des tiges principales est entourée des restes déchirés de la vieille gaine brune. Les tiges secondaires produisent un grand nombre de feuilles. Celles-ci, de même que celles de la tige principale, sont de texture très douce et couvertes de poils mous. Règle générale, leurs gaines sont également velues. Les fleurs sont arrangées en une panicule pyramidale, à rameaux étalés pendant la floraison. Après la floraison les branches se redressent et la panicule devient ainsi resserrée et étroite. Les nombreux épillets, d'abord verts, prennent à la floraison une belle teinte jaune d'or, d'où vient le nom de cette herbe. Après la floraison, leur couleur devient d'un brun jaunâtre terne. Les pillets renferment trois fleurs et chacune d'elles est enveloppée de deux glumes. Au dos de la glume extérieure se trouve une barbe délicate parfois courbée et tordue. La fécondation se fait de la même manière que chez le fromental.

Distribution géographique: L'avoine jaunâtre est propre à l'Europe, à l'Afrique du nord et aux parties tempérées de l'Asie: elle a été introduite dans le nord de l'Amérique. On ne l’a trouvée qu'une fois à l'état sauvage au Canada.

Habitat: Elle pousse naturellement dans les prairies un peu sèches, le long des chemins, sur les pentes et même sur les sommets des montagnes et dans les vallées.

Culture: L'avoine jaunâtre ne se montre pas difficile sur le choix du sol; il suffit que les autres conditions soient favorables. Elle

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