‹ Plantes fourragères [microforme]Chapitre 7 sur 43 · PLANTES LÉGUMINEUSES · texte numérisé non relu

PLANTES LÉGUMINEUSES

Le bout épais est la tige de l'embryon, le bout effilé sa racine ou radicule. Les deux cotylédons de l'embryon remplissent, à eux deux, presque toute la semence, Un embryon de légumineuses à done deux cotylédons tandis qu'un embryon de graminées n'en a qu'un, Mais une légumineuse n'a pas d'endosperme, La fonction de l'endosperme d'une graine de graminée, comme nous l'avons dit à la page 8, est de fournir de la nourriture À l'embryon pendant la germination. Dans une plante légumineuse cette fonction est remplie par les deux cotylé :< qui sont épais et remplis de nourriture.

Germination: Lorsque la graine d'une plante légumineuse germe, le bourgeon (Fig. 5, B.) se transforme en tige et en feuilles tandis que la radicule (Fig. 5, Rad.) donne naissance à la racine de la plante. La tige de l'embryon (Fig. s.St.) se comporte de façon difiérente dans différentes plantes. Dans les haricots, elle se développe en longueur et soulève avec elle, au-dessus du sol, les cotylédons (Fig. 5, Cot.) qui s'aplatissent et s'amincissent graduellement. Dans les pois la tige est courte et les cotylédons restent longtemps cachés dans le sol, entours de l'envelonpe de la semence.

Racine: Les légumineuses scat annuelles, bisannuelles où vivaces. Dans les annuelles, comme le trèfle incarnat, ou dans les bisannuelles, comme le mélilot, la racine primaire de l'embryon se développe toujouts en une racine pivotante. Dans les légumineuses vivaces, la racine est pivotante ou se compose d'une souche d'où partent des racines secondaires, Ces racines secondaires sont généralement peu profondes et les plantes qui en sont pourvues tirent leur nourriture de la surface. Par contre une racine pivotante descend généralement à une profondeur considérable et la plante tire une bonne partie de sa nourriture du sous-sol. Les racines secondaires, de même que les pivotantes, portent de petits tubercules ou groupes de renflements où nodosités. Ces tubercules sont importants, nous en reparlerons à la page 20.

Tiges: Les tiges des plantes légumineuses sont en général dressées ou ascendantes. Parfois, mais rarement, elles sont rampantes et émettent des racines secondaires de leurs noeuds. Les plantes de ce type forment des tapis plus où moins étendus dans lesqu is il est difficile de distinguer les plantes isolées. Il en est souvent ainsi lorsque les tiges partent d'une souche très étendue et très rameuse comme dans la gesse des bois. Dans certaines espèces et certains genres comme Gans les pois et les vesces, les tiges sont faibles et

s'accrochent, pour ne pas tomber à terre, à des organes spéciaux sur les feuilles, appelés vrilles (voir ci-dessous.)

Feuilles: Les feuilles des légumineuses sont compostes, c'està-dire chaque feuille se compose d'un certain nombre de petites feuilles ou folioles, entièrement séparées les unes des autres. Nous en trouvons le type dans le sainfoin—une feuille composée d'un certain nombre de paires de folioles et se terminant par une seule foliole (Planche 23). Toutes les autres sortes ne sont que des modifications de ce type. Ainsi quand les folioles ne sont qu'au nombre de trois comme dans le trèfle rouge, la luzerne, le mélilot et autres, on obtient la feuille trifoliée bien connue, Dans d'autres espèces, comme les vesces (planches 24 et 25) et les pois, les limbes des folioles supérieures ne sont pas développés; il ne reste que leurs nervures qui se transforment en vrilles dont la fonction est de soutenir les tiges faibles.

Chacun sait que dans une récolte très épaisse de pois ou de vesces les plantessont parfoissi fermement attachées les unes aux autres qu'en les arrachant au bout d'une longue rangée on fait remuer les plantes à l'autre bout de la rangée. C'est parce que les vrilles s'enroulent autour des tiges et des branches des plantes voisines et les lient ensemble. Ces vrilles sont de merveilleux organes. Frotte: -en une doucement avec un brin de paille, et elle répondra en se courbant. Donnez-lui l'occasion de saisir la branche d'une plante voisine et elle s'enroulera si étroitement autour de cette branche qu'il sera impessible de l'en détacher sans la rompre. Elle a le sens du toucher et la faculté d'agir. Sa sencibilité est si developpée que quelques vrilles peuvent sentir un poids d'un quart de milligramme.

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