‹ Plantes fourragères [microforme]Chapitre 8 sur 43 · PLANTES LÉGUMINEUSE · texte numérisé non relu

PLANTES LÉGUMINEUSE

Deux appendices, les stipules, sont attachés à la base de la queue de la feuille (Fig. 6, St.) Is sont généralement étroits, d'aspect insignifiant, mais parfois, par exemple chez les pois, ils ont la même forme que les folioles ct sont presque aussi gros que celles-ci

Inflorescence :

Les fleurs des légumineuses sont en groupes, d'aspect différent mais toujours construits d'après le même principe. Parfois ils sont longs et re-

couverts d'un nombre de fleurs rela-

Fig. rain “'alsike tivement restreint Frosseur naturelle.

St—Stipule. comme dans les

vesces (planches 24

et 25). C'est ce que l'on appelle des grappes. Dans d'autres plantes les grappes sont courtes et les fleurs serrées l'une contre l'autre, comme dans les trèfles rouge et d'alsike, Cette inflorescence porte le nom de capitule. Toutefois il est impossible d'établir une distinction bien nette entre un capitule et une grappe. Par exemple, l'inflorescence de la luzerne (pl. 21) et celle du trèfle incarnat (planche 17) ressemblent autant à des grappes courtes qu'à des capitules allongés.

Fleurs: Les fleurs de toutes les légumineuses ont la même structure générale, tout à fait différente des fleurs des autres familles de plantes. La partie inférieure (fig. 7, Sep.) est insignifiante. Elle se

FSU

Probtins aetra

compose de cinq organes verts, en forme de dents, appelés sépaies, et reliés à la base. La partie supérieure, appelée communément la fleur, se compose de cinq pétales, la plupart de couleur voyante. L'un de ceux-ci, beaucoup plus gros que les autres, les enveloppe tous dans le bourgeon. C'est l'étendard (fig. 7, S.). Les pétales latérales, de forme irrégulière, sont appelés ailes (fig. 7, W.). Les deux autres poussent ensemble, formant un organe en forme de bateau que l’on

Fig. —Les différentes parties d'une fleur de pois.

Grosseur naturelle.

Sep.—Sépales. W.—Ailes, St—Etamines.

$S.—Etendard. K.—Carène. 0.—Ovaire du pistil. P.—Stigmate du pistil,

appelle la carène (fig. 7, K.) qui entoure les étamines et le pistil (fig. 7, St.). Neuf des dix étamines poussent ensemble dans leurs parties inférieures, formant un tube qui enveloppe le pistil. Chaque fleur n'a qu’un pistil, lequel se compose d’une partie inférieure, large, qui est l'ovaire (fig. 7, O.) et d'une partie supérieure, étroite, brusquement courbée à la base, qui se développe au sommet en un stigmate (fig 27 2P:):

Fécondation: Chez les plantes légumineuses la fécondation n'est jamais provoquée par les vents. Dans certains genres, comme les pois et les vesces, les fleurs se fécondent d'elles-mêmes, c'est-à-dire le pollen féconde automatiquement le pistil de sa propre fleur. Mais dans la plupart des plantes légumineuses le pollen est transporté d'une plante à l'autre par des insectes qui visitent les fleurs à tour de rôle pour en extraire le miel emmagasiné à la base. Dans les fleurs grosses et voyantes, l'étendard attire l'insecte, il lui indique où se trouve le miel. Dans d'autres espèces, les fleurs, assez petites, sont très nom-

st

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breuses et se voient de très loin. D'autres encore ont des fleurs très peu voÿantes, portées près de terre. Certaines plantes comme le lupin noir, poussant à l'ombre d'autres, plus élevées, sont plus ou moins cachées, mais dans ce cas ces fleurs modestes et cachées ont un parfum prononcé qui attire les insectes. On trouvera une brève description de la fécondation, qui varie dans les différents genres, dans l'étude sur la luzerne, page 125 et sur le trèfle rouge, page 107.

Fruit: Le fruit est une gousse; c'est-à-dire un fruit étroit, à parois de parchemin ou de cuir. Quand elle est mûre et sèche, cette gousse se fend sur toute sa longueur et laisse sortir les SCIENCES. Ses deux moitiés se tordent comme va: tire-bouchon, parfois avec une telle violence que les graines sont projetées très loin. Dans certaines espèces et certains genres il n'y à qu'une graine, et alors la gousse tombe sans s'ouvrir, mais généralement les graines sont nombreuses.

Valeur agricole: Sur un terrain bien préparé, possédant une bonne quantité de principes fertilisants ct surtout de potasse et d'acide phosphorique, les légumineuses donnent de fortes récoltes, très nourrissantes et dont raffolent tous les bestiaux. Sans parler de leur utilité dans la Stabulation, les légumineuses peuvent être utilisées avec avantage pour Île foin et pour les pâturages. Leur valeur comme fourrage dépend principalement de leur mode de développement. Règle générale, c'est au moment de la floraison où un peu avant la floraison qu'elles sont le plus nourrissantes. Si l'on veut en faire du foin, il ne faut donc pas les couper trop tard. I est vrai que parfois on obtient une plus forte récolte en ne fauchant qu'après la floraison, mais alors le foin est grossier et plus ou moins ligneux. Il perd de la succulence et les éléments qui forment le gras ct le lait s'y trouvent en moins grande proportion. On a done plus de foin mais moins de nourriture que si la plante avait été fauchée au bon moment. Enfin une coupe tardive nuit également au regain. Par exemple, quand le trèfle rouge et la luzerne commencent à fleurir, de nouveaux rejetons naissent au collet de la racine: si l'on retarde la coupe jusqu'à ce que ces rejetons soient assez développés pour être rognés par la faucheuse, il est évident que la deuxième pousse en souffrira beaucoup.

Certaines espèces, comme le trèfle blanc, se trouvent bien du piétinement du bétail, qui provoque chez elles une nouvelle végétation. Elles conviennent donc pour les pâturages. D'autres, au contraire, comme le trèfle rouge et la luzerne, dont le collet dépasse

un peu le niveau du sol, souffrent du piétinement, surtout lorsque le sol n'est pas en bon état. Les pâturages de ces plantes exigent des soins particuliers. Comme la nouvelle pousse part du collet, il ne faut pas faire pâturer les plantes trop au ras de terre ni trop tard à l'automne.

On sait que les légumineuses enrichissent le sol; on attribuait autrefois cette faculté au développement de leurs racines. On prétendait que celles-ci allaient chercher dans les profondeurs du soussol une grande quantité de nourriture inaccessible aux racines plus courtes des autres plantes. On disait que les substances ainsi enlevées au sous-sol étaient utilisées dans le développement des racines de surface et des parties aériennes des plantes, qu'elles revenaient au sol de surface quand on enfouissait les tiges à la charrue. Ilest très vrai que les légumineuses enlèvent au sous-sol des principes fertilisants qu'elles emmagasinent dans leurs parties supérieures, et cette explication n'est nas à dédaigner. Mais elle ne suffit pas car on observe d'autres phénomènes associés à cet enrichissement du sol par les légumineuses. Généralement la luzerne ne prend pas sur des sols où elle n'a jamais été cultivée auparavant. Bien la végétation s'arrête, les plantes jaunissent et finissent par 1 arir. Mais si l’on épand sur le sol de la terre prise sur une ancienne luzernière on obtient bientôt et sans aucune peine une récolte. Or, si l'on examine les plantes, on constate que les racines de celles qui poussent sur la vieille luzernière sont munies de nombreuses nodosités ou tubercules tandis que les racines des plantes faibles, sur la terre vierge, en sont dépourvues. Ce n'est que tout récemment que l'on a compris l'origine et l'importance de ces tubercules. Il a été démontré que c'est une sorte de gale, produite par certaines bactéries. Ces bactéries vivent dans le sol, attaquent le chevelu des racines, passent au travers de leurs parois minces et s’introduisent dans l'intérieur. Arrivées là, elles se propagent rapidement et forment ces tubercules dans lesquels elles vivent en colonies. Plus tard, la plupart de ces germes se décomposent et sont utilisés par les plantes qui en tirent un supplément de nourriture. Cette nourriture se compose de substances azotées que les bactéries puisent dans l'air passant par le sol poreux. Aüïnsi, par l'intermédiaire des bactéries, les plantes légumineuses se procurent leur azote de l'air. Elles l'accumulent, pour leurs propres besoins, sans en demander au sol et, quand elles meurent, en laissent une quantité dans la .erre pour les récoltes suivantes.

La terre d'une bonne luzernière renferme ces germes, et il suffit, pour rendre propre à la culture de la luzerne un champ jusque là

PLANTES LÉGUMINEUSES. 21 réfractaire, d'y épandre un peu de cette terre. Il n'en faut pas beaucoup, 200 livres par acre suffisent. On peut aussi, au lieu d'employer de la terre de vieille luzernière, se servir de cultures artificielles de bactéries que l'on peut se procurer à un grand nombre de laboratoires. Ces cultures, avec des instructions pour leur emploi, sont offertes en vente en flacons, à bas prix.

Les bactéries qui forment ces tubercules sont indispensables au développement de toutes les sortes de plantes légumineuses. Mais ceci ne veut pas dire que îes bactéries qui servent pour une certaine plante peuvent servir pour une autre. Tout au contraire, il est différentes espèces et différentes races de bactéries et chaque espèce ou chaque race produit des nodosités sur une certaine sorte de légumineuse. Ainsi les bactéries qui opèrent sur les racines de trèfle rouge sont différentes de celles qui produisent des tubercules sur les racines de la luzerne, ct ne peuvent faire aucun bien à cette dernière plante. Quand on emploie des cultures artificielles de bactéries il faut donc avoir soin de choisir la sorte convenable.

La préparation du sol, avant l'engazonnement, se fait principalement en vue des exigences de la plante qui doit abriter les herbes et les trèfles. II faut que le sol de surface soit bien ameubli, bien émietté, bien égoutté, et qu'il soit riche en matières végétales en décomposition. Les jeunes herbes délicates exigent beaucoup d'humidité mais elles souffrent d’un excès de fraîcheur. Si le sol manque d'humus et qu'une croûte dure se forme à la surface, la végétation s'arrête et les jeunes plantes sonfent, même si la sécheresse ne devait durer que quelques jours.

Les semis d'herbes devraient être faits après une récolte nettoyante qui a été bien entretenue et bien binée. Avant d'établir une prairie, il faut, tout d'abord, détruire les mauvaises herbes vivaces. Les pentes de collines formées d'un sol arglieux, exposé à durcir après de fortes pluies, profitent beaucoup d'une légère application de fumier bien pourri que l'on incorpore au sol à la herse. Les terres basses et humides doivent être égouttées aussi parfaitement que possible, même pour les herbes qui aiment beaucoup l'humidité. Sur les sols de prairie, plus secs, il faut rouler le sous-sol afin de faire monter l’eau près de la surface jusqu'à ce que les jeunes plantes soient devenues assez robustes.

Plantes-abris: Le but principal des plantes-abris est de protéger la jeune herbe. On doit se servir d'une plante-abri lorsqu'il n’est pas nécessaire de réserver toute l'humidité du sol pour la prairie naissante. Elle protège les jeunes plantes contre la chaleur brûlante du soleil. Elle tient les mauvaises herbes en échec jusqu'à ce que les bonnes aient acquis assez de vigueur pour leur tenir tête. Enfin, elle permet d'obtenir une récolte tandis que la prairie se forme. On considère généralement que le blé ou l'orge font la plante-abri la plus satisfaisante. L'avoine, même semée claire, donne trop d'ombrage et môûrit trop tard. Dans une céréale ensemencée d'herbes on devrait toujours pouvoir voir la jeune herbe, à n'importe quel moment de la végétation, à dix ou douze pieds de l'endroit où l'on se tient. La plante-abri devrait être prête à être récoltée dès que les herbes commencent à taller et que les trèfles ou autres légumineuses commencent à émettre de nouveaux rejetons du collet.

Dans les districts où la chute de pluie n'atteint pas trente pouces de hauteur ou n'est pas bien répartie pendant la saison de végétation, il peut arriver que la plante-abri prive la jeune herbe de l'humidité nécessaire. En certaines saisons il est difficile d'obtenir une bonne levée de trèfle rouge, un peu à cause du manque d’humus dar: ‘a terre mais aussi parce que la plante-abri—généralement l'avoine— enlève l'humidité dont les jeunes plantes auraient besoin pour se développer. Dans ce cas, si l'on attache plus d'importance à obtenir une prairie qu'une céréale, on fera bien, en saison sèche, de se passer de cette dernière, ou, si elle a été semée, de la couper pour en faire du fourrage avan: que .‘herbe meure de soif.

La profondeur des semis dépend de la sorte de graine employée, du caractère et de l'état du sol et de l'humidité. On dit que la graine ne devrait pas être semée à une profondeur de plus de quatre fois son diamètre. Les plantes de prairies et d'herbages qui poussent à l'état sauvage laissent tomber leurs graines mûres qui germent à la surface du sol ou très près de la surface. Mais le cultivateur ne saurait être aussi prodigue que la nature; il doit fournir les meilleures conditions possibles pour assurer une végétation parfaite.

Mode de semis: Quand le sol est très ferme, comme lorsqu'on sème au printemps dans un champ de blé d'automne, on peut, si la terre est raisonnablement sèche, semer à la volée puis herser; la terre traitée de cette façon est bien ameublie, la graine d'herbe bien recouverte et le blé en profite également. Quand on sème après ameublissement profond au printemps, on peut répandre la graine

its ni: AE

d'herbe au semoir devant les tUÿaux à grain, puis on roule et on passe la désherbeuse (weeder). Sila surface est bien ameublie e au-dessous bien rassise, il suffira, après le semoir, de f

t la couche aire passer la désherbeuse qui aplanira le sol et redistribuera les graines qui auraient pu tomber ensemble entre les rangs. Si la température est favorable on obtient parfois de bons résultats en Cpandant la graine à la volée, après que la plante-abri a été semée, et en comptant sur la pluie pour la recouvrir et la protéger pendant la germination, mais cette pratique n'est pas à recommander. Il vaut toujours mieux adopter une méthode qui assure une distribution parfaite de la graine et la laisse recouverte d'un demi-pouce de terre. Les graines laissées non recouvertes, dans les sillons et les fossés, sont exposées à être enlevées par une forte pluie. De même, bien des sortes de graines d'herbe qui mettent deux ou trois semaines à germer peuvent être détruites lorsqu'elles sont exposées à la surface. Sur les sols de prairie on recommande d'enterrer les graines de luzerne et des autres plantes fourragères à un pouce ou un pouce et demi de profondeur. Dans les districts semi-arides et quand on cultive la luzerne pour sa graine, il vaut mieux semer clair, en rangs de vingt à trente pouces d'écartement. Si la terre est très sèche, la végétation sera lente, mais les racines profondes de la plante lui Permettront de se procurer assez d'humidité pour produire une récolte passable de bonne graine.

Machines: Il existe des instruments spéciaux pour semer les graines d'herbe et de trèfle. La plupart des semoirs à grain sont pourvus d'une boîte qui s'ajuste parfois devant les tuyaux, parfois derrière, et qui sert à semer la graine d'herbe. Sur une surface bien ameublie, où l'on fait suivre le semoir d'une herse légère afin d'aplanir le sol, les graines fines, semées de cette façon ne sont jamais couvertes trop profondément; mais sur une terre argileuse, prise en mottes, elles le sont fréquemment. Le semoir à main, à disques rotatifs pour éparpiller la semence, donne de bons résultats avec la plupart cs graines d'herbe et de trèfle; il est généralement employé. Toutefois, quand on sème des mélanges, l'emploi de cet instrument présente les mêmes inconvénients que l'épandage à la main: la graine de trèfle, plus lourde, est projetée beaucoup plus loin que celle des herbes plus fines, et la distribution est inégale.

Les semis épais sont généralement recommandés par les grainetiers et les cultivateurs expérimentés, surtout lorsque la prairie doit être de peu de durée. Règle générale, la récolte n'est pas plus forte que lorsque l’on sème clair, mais la qualité du foin est meilleure. Dans des conditions favorables de sol et de température, on peut

obtenir un gazon bien fourni en semant un mélange de quatre livres de mil, trois livres de trèfle d'alsike et six livres de trèfle rouge à l'acre. Mais en semant six livres de mil, quatre livres de trèfle d'alsike et dix livres de trèfle rouge, on est plus sûr d'obtenir une récolte serrée, les mauvaises herbes sont moins nombreuses et l'on à une forte récolte de foin de bonne qualité. Le surcroît de dépense occasionné par l'augmentation dans la qualité de graine est, en somme, une assurance peu coûteuse. D'autre part, les semis épais ne sont pas à recommander lorsqu'on cultive une plante fourragère pour sa graine, car une récolte très serrée donne moins de graine, et une graine de moins bonne qualité.

La qualité de la graine est un facteur important dans la formation d'une prairie. Le loyer de la terre, les frais de préparation sont beaucoup plus élevés que le prix de la graine, or si le pourcentage de la graine qui peut germer est faible et, en outre, si cette graine viable n'est pas conforme au type ou si elle est remplie de semences de mauvaises herbes dangereuses, le tout peut se chiffrer par une perte ou, ce qui est encore pire, résulter en un dommage sérieux.

L'origine des graines de graminées et de trèfles est souvent la cause de différences aussi sensibles entre ces graines que celles qui existent entre les variétés, surtout au point de vue de la rusticité. Les graines produites sous un climat chaud donnent des plantes peu résistantes à l'hiver; celles produites sous un climat humide et tempéré sont plus susceptibles à la sécheresse que les plantes parfaitement acclimatées. Des essais de culture de luzerne faits à Guelph ont permis de constater que la graine produite dans le nord, et surtout celle provenant d'anciennes luzernières du district, est plus rustique que la graine provenant de climats plus secs et plus chauds. De même, la graine de trèfle rouge venant du sud de l'Europe ou du Chili ne résiste pas aussi bien à l'hiver canadien que celle produite au pays. Les bons grainetiers devraient connaître l'origine des graines de graminées et de trèfles qu'ils vendent et les acheteurs devraient insister pour avoir des graines produites dans le nord, et, de préférence, dans la localité.

Variétés: Peu de cultivateurs canadiens établissent de différence entre les variétés d'herbes et de trèfles communs. En fait, on connait peu les variétés de mil, de dactyle pelotonné, de ray-grass de l'Ouest, de trèfle rouge hâtif, de trèfle d’alsike et de luzerne: du reste, hors quelques espèces de luzerne, ces variétés ne se trouvent pas dans le commerce. Elles existent depuis peu, inaïis elles présentent de remarquables différences au point de vue de la précocité, du rendementet de la qualité générale. Dès que l'on pourra se procurer de la bonne

-) graine des meilleures variétés, les cult

ivateurs trouveront avantageux de s'en servir au lieu d'employer de

la graine ordinaire de commerce,

Le pourcentage de vitalité dans 1 trèfles est un facteur import surtout dans les graminées

à graine de graminées et de ant et quiexige une attention toute d'espèce plus fine.

quinze pour cent des graines de nada se composent de mil, de dactyle pelotonné, brome inerme, raygrass de l'Ouest,trèfle rouge, trèfle d'alsike

de celle du brome

spéciale Au moins quatre-vingt.

plantes fourragères employées au Ca-

et luzerne, et à l'exception s espèces que l'on trouve dans une forte vitalité.

de pâturin, de fétuque et des

inerme la graine de ce le commerce est généralement douée d' semence de brome inerme, plus fines devrait germer dans la proportion de au plus mais les échantillons de commerce de cinquante pour cent de semence viable.

proportion de quatre-vinpt à trente cents la livre que

La bonne autres herbes quatre-vingt pour cent contiennent souvent moins La graine qui germe dans la Pour cent revient moins cher en réalité la graine qui 5e vend la moitié de dont le Pourcentage de germination est

faible. Les bons grainctiers connaissent | mais les acheteurs de plante au moins un mois av

Ce prix et Proportionnellement plus a vitalité de leurs graines + plus fines devraient f ant l'époque des semis et e Voici la façon de procéder: on sè

aire leurs achats ssayer leurs graines.

me deux cent graines moyennes de chaque espèce dans un pot de fleurs, rempli d'une terre légère, et on

les tient légèrement humides à la température d'une chambre d'habitation, près d'une fenêtre ensoleillée, pendant environ trois semaines.

Pureté: La valeur des graines de graminées et de trèfles se ressent principalement de la nature et de la quantité qu'elles renferment. Malheureusement 1 est difficile d'obtenir des graines qui ne contiennent aucune semence de mauvaise herbe. Or cent graines de mauvaises herbes peuvent fort bien Passer inaperçues dans une once de graine d'herbe où de trèfle mais il en est tout autrement dans la récolte qui lève. I] cest rare que l'on apprécie entièrement tous les mauvais effets que ces sur le bétail. Dans tous les cas, c'est f de jugerient que d'acheter de la meilleure graine revie

des impuretés

herbes peuvent exercer aire preuve d'un grand manque graine de qualité inférieure. La nt toujours le moins cher à la longue.

Le moyen le plus efficace et le mauvaises herbes dans la pr d'enherber. Les herbes viv chardon, 1

plus économique de détruire les airie est de bien préparer la terre avant acces comme la grande Marguerite, le a silène et le chiendent tendent à se propager dans les prairies. Dans un climat humide on peut, en laissant la terre en gazon

pendant cinq ans ou plus, empêcher certains» lerbes annuelles ou bisannuelles comme la folle avoine et la v'ériie de monter à graine. Dans un climat sec, les graines de mauva..…s nerbes enfouies dans le sol conservent leur vitalité plus longtemps. On peut réduire le nombre des moutardes, des herbes à poux et autres annuelles en laissant la terre en prairie ou pâturage pendant un certain nombre d'années, mais il est bien difficile d'empêcher des plantes isolées de produire quelques graines tous les ans.

Dans une terre assez propre que l'on veut mettre en prairie, l'emploi d'une céréale comme plante-abri retarde généralement la végétation des mauvaises herbes et les empêche de mûrir avant la récolte. Il faut pour cela que la plante-abri soit prête à être récoltée ou à être coupée comme fourrage dans un délai de trois mois ou au plus de trois mois et demi après les semis. Si les mauvaises herbes ne sont pas très nombreuses lorsqu'on récolte la plante-abri, il vaut mieux, pour protéger les jeunes herbes, laisser un chaume de quatre à cinq pouces de hauteur. On enlève ainsi les tiges à graines des mauvaises herbes les plus élevées et les plus vigoureuses, et on permet aux jeunes plantes fourragères, encore délicates, de s'adapter graduellement au changement de conditions. On peut empêcher les mauvaises herbes d'automne de répandre leurs graines en coupant avec une faucheuse un moisenviron après que la plante-abri a été récoltée. Cette précaution est spécialement à recommander dans le cas d'une terre infestée d'herbe à poux.

Dans le développement d’une prairie il arrive fréquemment que la jeune herbe souffre beaucoup de la mauvaise température, de l'irrégularité des semis, de l'humidité ou de la sécheresse trop grande de certaines parties du champ, ou encore de la verse partielle d'une plante-abri trop serrée. Souvent de petites superficies sont détruites. Dès que les pluies de l'automne commencent, ou, si le sol est suffisamment humide, dès que les chaleurs de l'été sont passées, il est bon de resemer ces parcelles en mettant beaucoup de graine. On applique, s'il est nécessaire, une mince couche de fumier pourri pour recouvrir les graines, retenir l'humidité et provoquer une vigoureuse germination d'automne. Si les superficies détruites sont considérables, il est parfois bon, avant de semer, de passer une herse pointue pour préparer la terre à recevoir la graine. Si la fin de l'automne est favorable et que les parcelles resemées soient bien protégées pendant l'hiver, la pousse sera bonne, même pour la première coupe, et les récoltes suivantes dédommageront amplement du travail et des frais.

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