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Mais il ne suffit pas d'extirper les Mauvaises herbes, il faut aussi stimuler la pousse des bonnes: un bon moyen de le faire est de couper la jeune herbe à la faucheuse vers la troisième semaine de septembre au plus tard, soit Environ un mois après que la plante-abri a été récoltée, Cette opération Cncourage les trèfles et les graminées à taller et à ramifier, et la récolte est plus épaisse et Ja végétation plus uniforme le Printemps suivant. En enlevant le chaüme de la plante-abri et les Mauvaises herbes qui ont poussé en automne, on obtient, à la Première coupe, du foin plus Propre et de meilleure qualité. Mais il importe que l'on passe la faucheuse aussi tôt que possible afin que les Plantes aient Le temps de faire une pousse suffisante pour protéger leurs racines pendant l'hiver. Pour la luzerne, la dernière Coupe ne devrait pas être faite plus tard que la troisième semaine d'août, On ne devrait jamais faire Pâturer les jeunes prairies après cette coupe d'auton, +. Au début du Printemps suivant, si la terre est suffisamment égouttée, 1! est SOUVENT avantageux de Passer un lourd rouleau.
Sur les sols plus secs des prairies, où l'on ne peut se servir de plante-abri, deux ou trois fauchages feront disparaître les mauvaises herbes et conserveront l'humidité, mais il ne faut pas faucher après le milieu d'août,
Le manque de Protection en hiver pour les jeunes prairies est la cause la plus Commune des pauvres rendements et de la mauvaise qualité du foin. Pendant la saison sèche, lorsque les pâturages naturels et les récoltes fourragères sont maigres, il semble parfois que l'on ne puisse se dispenser de faire usage, dés l'enlèvement de la plante-abri, des prairies nouvellement semées, même lorsque les jeunes plantes luttent encore pour l'existence et sortent affaiblies de leur lutte avec la plame-abri qui les a dépouillées d'humidité plutôt qu'elle ne les a protégées. C'est justement dans des conditions de ce genre que la paissance est désastreuse. Pour chaque livre de fourrage tirée des jeunes plantes, on perd plus de dix livres dans la récolte de foin; la récolte est moins épaisse et la qualité du foin plus Pauvre. Les jeunes plantes devraient complètement recouvrir Je sol et avoir une hauteur de six pouces ou plus avant la fin de l'automne, Le seul avantage qu'il puisse y avoir à faire paître une jeune prairie la première année est lorsqu'il y à danger qu'une épaisse végétation de trèfle n'étouffe la récolte, mais ce cas se voit rarement.
Il faut couper les $raminées et autres plantes fourragères lorsque la récolte a atteint son maximum de valeur en rendement et en qualité. L'effet de l'époque de la Coupe SU: regain ou sur les récoltes
suivantes est également à considérer. La fonction principale d'une plante est de se reproduire. Jusqu'à ce que ses organes porteurs de semence aient été fécondés, elle ramasse de la nourriture et l'emmagasine dans ses tissus pour former et mûrir ses graines. Dès que la fleur est fécondée, les graines tirent sur la provision de nourriture que contiennent les tiges et Îles feuilles et la plante commence à durcir. Chez quelques espèces de plantes fourragères, telles que le pâturin, qui comptent principalement sur leurs racines pour se reproduire et qui ne portent que quelques graines, ce durcissement de la piante n'est pas aussi prononcé, mais dans presque toutes les espèces les plus précieuses, le changement de tissus succulents et souples en tissus cassants et ligneux est rapide et marqué. Même avant la fécondation, beaucoup de plantes fourragères comme la iuzerne, le ray-grass de l'Ouest et le mii commencent à durcir.
Si l'on coupe avant que les fleurs soient prêtes à être fécondées, tes plantes font de nouveaux efforts pour se reproduire et le regain n'en est que plus épais. Si l'on retarde la coupe jusqu'à ce que les graines aient commencé à se développer, la tendance naturelle des plantes fourragères bisannuelles et du trèfle rouge en particulier est de mourir: dans le mil et les autres graminées l'effet est apparent, non seulement dans leur regain, mais aussi dans la récolte de l'année suivante. Dans les champs laissés à eux-mêmes la récolte de l'année suivante ne se composerait en partie que de jeunes plantes provenant de graines qui, dans la culture, se forment assez souvent mais n'ont pas le temps de mûrir.
Au point de vue de la qualité du foin il y a beaucoup à perdre et rien à gagner à retarder la coupe jusqu'à ce que la floraison soit bien avancée. Le rendement par acre augmente un peu dans les quelques jours qui se passent entre les premières et les dernières fleurs, mais cette petite augmentation est obtenue aux dépens d'une dépréciation sensible de qualité; d'autre part, si l'on considère le regain et les récoltes suivantes, le rendement total est en réalité réduit.
Dans un pré formé d'un mélange de plantes fourragères qui fleurissent à époques différentes, comme par exemple le trèfle rouge hâtif et le mil, le moment le plus propice pour faire la première coupe dépend de la proportion de chaque plante dans la récolte totale. On trouvera généralement avantageux, et, à la longue, plus économique, de couper dans les deux ou trois jours qui suivent le moment où le trèfle a atteint cette phase de son développement qui permet d'en tirer le meilleur foin. Par une température chaude et sèche, l'herbe mâûrit rapidement et un délai de quelques jours peut causer