‹ Plantes fourragères prairies et pâturagesChapitre 2 sur 40 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Québec, qui a bien voulu se charger de la critique du manuscrit, et à M. C. A. Zavitz, B.S.A., professeur de culture au collège d'agriculture de l'Ontario à Guelph, qui nous a communiqué nombre de renseignements utiles sur les plantes fourragères de l'Ontario. Les recommandations éminemment utiles de ces experts bien connus nous ont été du plus grand secours.

La version française de cet ouvrage est l'oeuvre du bureau de traduction du Ministère de l'agriculture, sous la direction de M. C. E. Mortureux, B.S.A.

Sans fourrage pas de bétail; sans bétail pas de fumier; sans fumier pas de récoltes. — Proverbe flamand.

Veux-tu du blé, fais des prés, malheur à qui ne fait pas de prés. — Celui qui a le tiers de ses terres labourables en prés est un bon cultivateur, le quart n'est pas assez. "De temps à autre mets ta terre en pré; après tu es sûr d'avoir du blé. Ainsi ce n'est pas tout de fumer, il faut encore alterner. Alterner, c'est mettre la terre de labour en prairie, puis après un certain temps, remettre la prairie en labour, et toujours de même jusqu'à la fin du monde. C'est le grand secret de la culture; elle est toute là." Jacques Bujault, Œuvres, 1771- 1842.

C'est chose convenue d'un chacun que le plus assuré gain est celui qui vient avec le moins de coût, sur laquelle maxime étant fondée, Caton, oracle de son temps, donna cette tant notable réponse: Que pour devenir bien riche, fallait bien paître; pour devenir moyennement riche, moyennement paître. Ainsi, à souhaiter le plus du domaine être employé en herbage, trop n'en pouvant avoir pour le bien de la mesnagerie, d'autant que, comme sur un ferme fondement, toute l'agriculture s'appuie là-dessus. Aussi voit-on que, moyennant le bétail, tout abonde en un lieu, tant pour le liquide qui, sans attente, en sort, que par les fumiers, causant abondance de toutes sortes de fruits. — Olivier de Serres, Théâtre d'agriculture et Mesnage des champs, 1600.

La culture des prairies artificielles est un thermomètre invariable et sûr pour juger l'état de l'agriculture, l'aisance ou la richesse d'un royaume agricole. Une plus grande quantité de fourrages assure la multiplication des bestiaux, d'où résulte nécessairement une masse plus considérable d'engrais qui sont la base essentielle de toute espèce de culture. — Mémoire présenté par la Société royale d'agriculture de France à l'assemblée nationale, le 24 octobre 1789.

Sans les herbages, il n'est pas d'agriculture possible; — avec eux, il en est rarement d'impossible. — Maison Rustique du XlXe siècle.

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