‹ Plantes fourragères prairies et pâturagesChapitre 6 sur 40 · L. — Lemma. P. — Stigmates · texte numérisé non relu

L. — Lemma. P. — Stigmates

Pa. — Palea. O. — Ovaire.

St. — Etamine.

Dans le blé, l'avoine et l'orge, le pollen est généralement transporté aux stigmates avant que les glumes de l'épillet commencent de se séparer; chaque fleur est donc fécondée par son propre pollen. Il n'en est jamais ainsi chez les graminées dont nous parlons dans ce volume. Les étamines ne sont prêtes à répandre le pollen qu'après que les glumes se sont ouvertes, et ainsi le pistil est toujours exposé à être fécondé par le pollen d'une autre fleur. En outre, dans beaucoup de graminées, les étamines et le pistil d'une même fleur ne mûrissent pas ensemble et cette circonstance favorise encore cette fécondation croisée.

Fruit: Après avoir été fécondé, l'ovaire des graminées se développe en un fruit qui renferme une seule graine. A proprement parler, les graines de blé d'Inde, de blé et de seigle sont des fruits qui contiennent une semence, tout comme la noisette est un fruit qui renferme une semence. En réalité la graine de mil, (fléole des prés) dépouillée de sa balle, est un fruit qui renferme une seule semence. Dans la plupart des graminées le fruit reste enveloppé des glumes, et le tout est appelé la graine. C'est ce qui se passe par exemple chez les ray-grass, les fétuques, les pâturins, les agrostides, le mil non décortiqué, etc., dont la semence, à proprement parler, est un fruit enveloppé de balles ou glumes. Comme cette expression *graine' est généralement employée, nous nous en sommes servisdans cette description des graminées pour désigner le fruit enveloppé de ses glumes, comme on le trouve généralement dans le commerce.

Valeur agricole: Toutes les herbes sauvages, ou à peu prèstoutes, peuvent servir de nourriture au bétail à une phase ou à une autre de leur existence. Même les herbes des déserts ou des localitésinhospitalières, qui sont sèches, ligneuses, peu savoureuses pendant la plus grande partie de l'année, peuvent fournir une nourriture nullement à dédaigner lorsqu'elles sont jeunes ou rafraîchies par la pluie. Toutefois, les herbes sauvages ont généralement beaucoupmoins de valeur que les herbes cultivées. Ces dernières sont mieux soignées, elles ont plus de nourriture à leur disposition, la lutte pour la vie leur est moins pénible, elles peuvent donc faire une pousse plus énergique et rendre une meilleure qualité de foin ou de fourrage.

Lorsqu'on se propose de cultiver une herbe sauvage ou même une variété cultivée, il faut tout d'abord s'assurer si le climat et le sol lui conviennent et si elle répond au but pour lequel on la cultive. Différentes herbes peuvent avoir différentes exigences. Toutes, bien entendu, exigent une provision suffisante d'eau et de nourriture, mais ce qui suffit à une pourrait ne pas empêcher une autre de mourir de faim. Une quantité d'eau qui provoquerait une végétation luxuriante d'une certaine graminée pourrait nuire à une autre espèce, peut-être proche parente de la première. Par exemple, la fétuque ovine vit à l'aise là ou la fétuque des prés souffrirait beaucoup. D'autre part, le dactyle pelotonné languirait dans un terrain frais et acide où la calamagrostide, le vulpin des prés et le pâturin des marais pousseraient avec vigueur. Il importe donc de choisir des variétésadaptées à la localité.

.Certaines herbes comme l'agrostide qui ont des racines rampantes et poussent à partir du début même du printemps jusqu'à la fin de

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